MMO m’a gaulER …

« Jamais.

Tu m’entends ? Jamais tu me reverras sur un MMO ! Déjà, j’ai passé l’age ; plus trop de temps à gaspiller en grosses sessions trop régulières de NoLife. Et puis en plus c’est chiant ton bidule : faire et refaire tout le temps la même chose pour un truc marrant de temps en temps… »

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Lorsque tu auras choisi un personnage, sois conscient que 99% de ta vie va se passer à regarder ses fesses se dandiner…

Ça, c’était moi avant. Avant 2016. Un bon gros geek d’origine né pendant la « bonne » génération pour embrasser tout cet univers issu de Saint Relais et Vierge Transistor. Le gars qui faisait de battles dans Duke 3D en autorisant juste les mines et passait le jour de l’an 2000 en squattant 2 appart’ mitoyens unis par les RJ-45 passant par le fenêtres pour mettre en réseau les 6 machines de ses complices. Et triple looper Diablo II en mode Extreme sur une session de 48 heures par exemple. Un genre d’anté-casual pour la génération récente en quelque sorte, à part qu’il commence à être bigleux maintenant et qu’il faut arrêter de le faire chier des fois. Et donc pas très emballé par le multi massif online.

J’avais pourtant essayé. « Anarchy Online » par curiosité ; vite passé à la trappe au bout d’un mois faute de traductions de ces informations si nombreuses et options de craft pas vraiment à la portée du débutant. Après il y a eu ce jeu de robots dont j’ai carrément paumé le nom ; on mine, on transforme, on explore, on fight pour aller plus loin… ça semblait bien comme monde SF mais une fois de plus, surgavé de craft le soft m’a vite lassé. Y’a eu aussi « Warcraft », par amour mais sur cela je reviendrais une autre fois (et ça n’a pas duré / les 2 oui ;)).

Bref, depuis 2009 qui me parle de MMO n’a que mon rictus moqueur à croquer et ce dédain typique du mec qui a une vie, lui. Et pourtant sorti du trollilol gratuit j’aime à écouter ces narration de quêtes et donjons écumés qui squattent parfois les conversations des amis joueurs aux apéros. Ça fait rêver parfois. Même envie par moment. Bien que moi payer pour ça, trop incertain d’accrocher et avec ces tristes souvenirs de titres vite lâchés, ça ne me motive guère, un peu persuadé que j’aurais envoyé bouler le truc pas même une semaine passée.

 

UN VAMPIRE & IVRE

(mauvais jeu de mot, désolé ^^)

L'écran du Crew, il va te lécher le visage régulièrement que tu le veuilles ou pas.

L’écran du Crew, il va te lécher le visage régulièrement que tu le veuilles ou pas.

Je ne me rappelle plus sous quelles circonstances j’ai vu les premières images de Blade & Soul, ce MMO Coréen mis en ligne depuis 2014 mais exclusivement réservé aux asiatiques jusque là. On y voyait des combattants en pleine action, exécutant des figures et enchainements vraiment rapides, non sans me rappeler un certain et adoré Soul Calibur. J’étais perplexe. Ambiance médiévale fantastique asiatique… jolie apparence… et de surcroit gratuit…

A sa sortie, en Janvier 2016 chez nous, j’ai directement téléchargé le jeu, toujours avec mon petit rictus traduisant ma pensée de l’instant « Toi, tu tiendras même pas 1 semaine avant le désinstall ». Là nous somme en Septembre 2016 et j’y joue presque quotidiennement.

 

PAY TO WIN

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36-15 code KIKOO

Je suis comme tout le monde : quand je vois quelque chose de gratuit je me dis qu’il y a embrouille. Embrouille à pub ou embrouille marketing favorisant les p’tits joueurs à grosse CB. Autant démystifier tout de suite : non, les options payantes ne font pas trop obstruction au jeu. Certes, on avance moins vite qu’une personne abonnée qui elle, avec quelques bonus objets, engrange un peu plus d’argent et XP à chaque partie que soi-même, mais les avantages sont assez subtiles pour ne pas transformer la quête des radins et autres incertains en obligation de mettre un coup de CB. Quoi que… mais ça vous le lirez plus loin.

 

PAY TO APPRECIATE

(ou pas te prendre la tête)

L'instant fraicheur...

L’instant fraicheur…

Ceci dit, si l’abonnement n’est pas vraiment utile pour les personnes ayant réellement envie de gamer dans le sens du verbe, se prendre une option en Ncoins (monnaie du jeu) ou via un abonnement d’un mois pour montrer sa satisfaction et son support pour ce jeu gratuit est un plus que je recommande vivement. Si vous y jouez plus d’un mois, vous serez rapidement exaspéré de l’étroitesse de votre inventaire ne pouvant être augmenté que par des items qui, pour cette opération, sont beaucoup trop rares pour imaginer vous en sortir avec les récompenses par défaut. En découlent 2 options : soit acheter un peu de monnaie du jeu pour au moins élargir ce foutu inventaire en achetant les objets utiles, soit prendre un petit abonnement d’un mois pour se donner l’élan d’une base de perso correcte. Les éléments de craft du jeu se présenteront à chaque fois plus nombreux et différents en types, rendant impératif de vous débarrasser du problème de stockage pour profiter d’une expérience paisible.

J’ai pour ma part adopté la seconde option quand j’ai constaté qu’au bout de 20 jours je n’avais toujours pas désinstallé cette « saloperie » ^^’.

 

BLADE & SOUL POUR QUELS JOUEURS ?

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C’est sans doute le point fort de ce jeu qui comme tout MMO va vous amener à explorer, combattre (pve/pvp) et crafter. Rien d’original donc par rapport à la concurrence à part que tout ceci est extrêmement bien amené de la part de concepteurs. Vous n’êtes plus lâchés dans un univers X où c’est « démerdes toi pour apprendre à crafter ». Ici les choses sont très claires : vous pouvez adhérer à 2 ordres seulement, ce qui vous oriente vers une production dont vous connaissez directement les catégories de produits. A vous de faire les bons choix et crafter en conséquence.

Pour ma part j’ai rapidement fait l’impasse sur le craft car, seul, c’est une activité qui devient rapidement gonflante et pas si rentable que ça. Surtout quand on comprend vite que généralement les items un minimum intéressants à crafter demandent… trois compétences. Ceci dit, si vous n’êtes pas repoussé par cette partie gestion dans le jeu ou que vous avez un Clan je vous recommande vous y mettre ; cela vous facilitera grandement la vie pour faire évoluer votre personnage en trouvant, à défaut des items souhaités, des sources de revenus.

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Oui, j’ai spécifié seul car les quatre personnes que j’ai motivé pour monter une équipe n’ont pas eu mon rythme, car je le rappelle « J’aime pas les MMOs » ^^’, et donc à part quelques « coucou » in game nous n’avons jamais réellement joué ensemble vu les différence de niveaux qui se sont rapidement amplifiées. Cette partie de création de Clan reste assez problématique pour qui souhaite jouer en équipe constante… il n’y a en effet aucun outils vraiment prévu pour l’aspect social dans le jeu sorti du marché. Il vous faudra donc préalablement convaincre vos amis IRL ou à distance, ou écumer de nombreuses pages de forums plus ou moins dédiés à cette sous tâche. Blade & Soul reste très jouable seul malgré tout même si, en toute logique, les délais s’allonge pour avancer et évoluer dans le jeu. On est obligé de passer certaines quêtes en équipe improvisées plus ou moins chaotiques et cela ne favorise pas particulièrement les succès. Entre les gens qui se branchent et les rois du Rage Quit quand ça ne se déroule pas comme ils veulent, on a régulièrement envie de se consacrer uniquement à l’aventure solo. L’histoire y est sympa et la progression relativement aisée.

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Les donjons restent malgré tout à l’avantage des joueurs en équipe se connaissant et avançant dans le jeu ensemble. C’est également valable pour les quêtes massives et différents PvP que propose le jeu. Je recommande donc chaudement ce mode de fonctionnement si vous souhaitez avancer à un bon rythme plutôt que d’écumer en boucle les mêmes quêtes jusqu’à avoir le niveau approprié pour les suivantes car passer le Level 50 cela demande un niveau de grinding assez insistant. De toutes manières le dungeon farming restera valable pour tout le monde car c’est le moyen le moins chiant de s’équiper et faire un peu d’argent ; une obligation pour ceux que le craft systématique rebute.

Blade & Soul vise donc large en tentant de cibler, avec succès, le public pas trop habitué comme les vétérans immigrés d’autres jeux. Pour ces derniers, les premières heures sembleront naïves dans leur grande simplicité et leur expérience sur d’autres titres leur permettra d’avancer à pas de géants. Ceci dit B&S à d’autres ficelles qui auront tôt fait d’intéresser les routards du combo. D’abord les compétences utilisables, sacrément modulables après avoir passé le niveau 30, qui font que 2 personnages d’une même catégorie peuvent avoir un usage complétement différent. Ces compétences, qui sont pour la plupart des actions de combats disponibles en fréquence et puissance, altèrent directement vos possibilités de combos et la maniabilité du personnage. Les extrêmes iront d’un guerrier super rapide, voir intouchable mais qui moulinera du vent, au bourrin bien pataud mais qui a des actions chez les Frères Tapedur. Très peu explicités, les arbres de compétences seront à moduler et essayer pour, comme avec un habit, trouver la combinaison qui convient le mieux à vos attentes.

Guili-guili Minos, tu votes Rouge ?...

Guili-guili Minos, tu votes Rouge ?…

Autre chose appréciable : la valeur du positionnement dans ces combats extrêmement dynamiques. On a parfois réellement l’impression de jouer à un jeu de baston avec des éléments magiques ! Préparation de skills, bon timing et positionnement seront donc les choses essentielles à maitriser. Elles passent par la sélection judicieuse de vos compétences mais aussi la façon dont vous enchainerez vous coups. Hors combat c’est une évidence mais une fois dans le feu de l’action, comme tout le monde, vous aurez tôt fait de passer en mode « épileptique du clavier », ce qui n’est pas forcément efficace. Je vous recommande de vous documenter sur le net en particulier sur les alignements de compétences les plus adaptés pour votre type de personnage et la façon de poser vos combos ; j’ai passé 6 mois à utiliser un build super vif mais parfaitement inefficace dans la castagne avant qu’un autre joueur ne m’éclaire !

ET SUR LA DUREE ?…

So lonely...

So lonely…

Blade & Soul est un bon morceau et le joueur aura largement de quoi s’occuper pendant toute son aventure. Passé les nombreuses découvertes du démarrage, chacun prendra ses marques sur les domaines qu’il affectionne : pve, pvp, donjons, craft.

La partie pve est généreusement garnie jusqu’au 3é continent découvert où là les quêtes s’essoufflent et commencent à patiner dans des missions accessoires et un scénario futile. L’aventure sera donc assez variée jusqu’à votre niveau 50 (actuel maximum au moment où j’écris ces lignes) avec une histoire bien menée malgré un manque général de rebondissements. Le pve est relativement aisé malgré quelques points de passage qui demanderont un peu d’insistance ou d’atteindre un certain niveau de compétence pour être conquis. De manière générale, on trouve toujours un endroit assez avancé dans le jeu pour, malgré un personnage blindé, se faire démonter la gueule en solo. Et c’est bien pour progresser. Ceux qui en doute pourront visiter la Tour de Mushin et le vérifier : c’est une suite de boss qui augmentent en puissance au fil des niveaux et en voir la fin est loin d’être une évidence, même pour les joueurs les plus habiles.

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Le pvp est pour sa part un peu plus confus. On y retrouve les classiques duels, matchs en équipe. On soulignera au passage que certaines classes sont juste la nemesis exacte de celle du joueur et qu’un opposant ayant conscience de cet état de fait aura tôt fait de le réaliser pour vous ratatiner la gueule en 3 coups de cuillère à pot. Ceci dit le player matching n’est pas trop mal foutu et vous devriez pouvoir acquérir quelques victoires sans trop de suées ni casse de touches du clavier.

Le pvp en équipe s’étend aussi sur un mode à la Capture The Flag amusant un moment mais rapidement lassant si vous ne jouez qu’avec des équipes improvisées. Ce mode demande un minimum de tactiques pour dominer, ce qui est plutôt improbable quand on joue avec des gens piochés au hasard. Il y a également des Champs de bataille, très mal expliqués et amenés, où les joueurs peuvent s’affronter en masse pour looter du matériel haut de gamme. C’est un mode relativement confus, où les objectifs sont souvent troubles et les façons de les compléter complètement laissés à votre interprétation. On aime ou on aime pas ; le jeu vous poussera quand même à en faire quelques unes ne serait-ce que pour vous éviter de vous ruiner en matériaux à acheter.

Oui, il n'y a pas de sex dans B&S mais les meufs ont toutes des jambes 2/3 de leur tronc. #AdoFantasmeStylez

Oui, il n’y a pas de sexe dans B&S mais les meufs ont toutes des jambes 2/3 de leur tronc. #AdoFantasmeStylez

Les donjons quotidiens deviendront vos endroits les plus fréquentés. D’une part pour obtenir des objets précis et imposés pour l’évolution de votre personnage. D’autre part pour farmer un peu, accumuler de l’argent, et parfois faire avancer l’aventure vers une nouvelle branche du scénario. Sur le dernier quart de l’histoire, vous découvrirez que quelques endroits ne se laissent pas dompter simplement. Certains demanderont un équipement particulier pour espérer survivre à leur ménagerie. D’autres seront réservés à un niveau de joueurs qui parfois resteront hors de votre portée un bon moment.

 

ET LES JOUEURS ?

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36-15 code BIFLE

Vu l’accessibilité de soft, il y a de tout sur B&S : du noob, du kikoolol, du hardcore, un peu de casual, et surtout une bonne partie de passionnés ayant accroché avec pour chacun ses propres préférences de jeu (pve/pvp/farm).

L’improvisation d’équipes via les séances inter-serveurs est relativement bien foutue (même s’il est rageant de ne pas pouvoir quitter une équipe en formation qui au bout de 3 minutes n’atteint pas 2 clampins sur son quota de 6). En général 2 minutes suffisent à rassembler l’équipe et partir dévaster un donjon.

L’ambiance peut varier du rêve au cauchemar. Le rêve quand l’équipe est homogène et que les joueurs on des considérations entre eux, ce qui arrive régulièrement. Le cauchemar dans pas mal d’autres exemples. Genre quand la team se voit greffer un membre qui n’a absolument pas le niveau dans les donjons légendaires, situation plutôt récurrente, et qui mènera à l’échec de finalisation des quêtes. Où quand certains imaginent que leur speedrun va être suivi et déclenchent du combat ou ramènent du mob en zone boss avant que tout le monde soit prêt. Chiant aussi quand le petit Kevin aura à cœur d’éliminer tous ces mobs alors qu’on peut les éviter pour se concentrer sur les tatanes de Boss. Bref, rien de dramatique ou évitable comme dans n’importe quel autre MMO à une nuance prêt : la fameuse « première fois » pour les donjons de haut niveau. Dans un session dont vous ignorez tout, il sera souvent difficile d’arriver à suivre une équipe déjà rodée. L’avantage est vos chances de terminer le donjon avec une telle équipe. Le défaut est qu’on attend clairement de vous une certaine façon de jouer alors que vous ne connaissez pas les recoins de l’endroit et ignorez tout des patterns du boss, ce qui sera finalement fatal tant à vous qu’a l’équipe. Les autres joueurs oublient assez facilement qu’il sont eux aussi venu dans l’endroit une première fois et il est très fréquent que personne ne prenne le temps de vous expliquer un minimum les rudiments stratégiques à appliquer. Si dans les premiers donjons ce détail n’a que peu d’importance tant c’est la bourrinade, cela devient vite vital pour les donjons légendaires.

Pfff, t'as pas vu ma super-glue !

Pfff, t’as pas vu ma super-glue !

Je dois avouer aller régulièrement sur le web me documenter sur les bestioles que contiennent un donjon que je découvre. En mode Légendaire les boss deviennent vite des oignons dont il faut éplucher les couches d’une manière précise pour en atteindre le cœur. De surcroit, les mobs disséminés dans l’endroit atteignent eux aussi un niveau de frappe indécent et un nettoyage mal géré peut vite tourner au fiasco si vous ne vous y attaquez pas avec une certaine rigueur. Bref, qu’on aime ou pas, avant de devenir routine les donjons haut niveau du moment laisseront un goût amer à ceux qui y plongent sans leur propre équipe d’habitués. Il sera prudent de bien regarder les niveaux des autres joueurs pour ne pas s’engouffrer inutilement dans une cause perdue, ou au moins discuter un peu pour jauger la façon de s’organiser. Là, referont sûrement surface les quelques Kevins au milieu de Rage Quitteur et autre Hardcores, et ça pourra parfois vous amener à regretter, comme moi, qu’il n’y ait pas plus d’aventures solo ^^’.

 

BLADE AND SOUL : SITUATION ACTUELLE

Bein alors ? Hop-hop-hop !!!

Bein alors ? Hop-hop-hop !!!

Au moment où je rédige cet article, le jeu en est à une série de chapitre clos sur une histoire complète. La sensation d’avoir fait le tour de cet univers est bien là, même s’il est probable que de nouveaux rebondissements transforment la donne et ouvrent la voie à de nouvelles aventures solo. Personnellement, je les espère chaudement, et surtout nombreuses contrairement aux lamentables dernières quêtes de donjons données en pâture.

Le niveau des joueurs est bloqué sur 50, avec une jauge secondaire nommée Arts HongMoon qui peut elle continuer d’augmenter pour débloquer une nouvelle compétence améliorable à chaque cran. Et passé le niveau 5, ça devient long. Tout aussi long que l’amélioration d’équipement qui demande des matériaux toujours plus nombreux, précis et chers.

Personnellement il me reste 2 donjons inaccessibles faute de niveau (puissance de frappe), matériel (équipement précis) et les étages élevés de la Tour de Mushin me donnent encore pas mal de fil à retordre. A ce stade, le jeu devient plus arcade que MMO puisque mes séances sont juste du farming en donjon, des missions rapides pour matériaux ou argent, et qu’il n’y a plus rien à explorer. Lassant donc, mais imposé si je souhaite terminer les donjons retors.

Une bonne vague de désertion s’est faite ressentir en Juin, en partie logique à l’aube de vacances d’été. Probablement aussi à cause de ce manque de nouveaux endroits à explorer et le farming imposé pour leveller qui a dû dégouter pas mal de joueurs plutôt casuals. Les donjons des premières heures sont relativement désertiques, laissant penser que les nouveaux joueurs ne sont pas vraiment nombreux. Les légendaires sont assez fréquentés même si parfois on se surprend à égrainer le temps au cours d’un long recrutement de team inter-serveurs.

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Il va falloir que NC Soft frappe un grand coup pour remotiver les fans actuels, titiller ceux qui se seraient un peu éloigné du jeu, et teaser les joueurs n’ayant pas encore franchis le pas. De mon avis, ceci passera essentiellement par une nouvelle campagne solo sévèrement burnée, de préférence moins facile que le reste de ce qui a été accomplis jusque là. Peut être un ré-équilibrage de certains donjons, pour certains trop élitistes et pour d’autres trop routinier. Le facteur random est un grand absent dans ces endroits et cela se fait vite ressentir ; on parcours certains couloirs comme on va au boulot en métro ; ça n’est pas très glamour. Mais comme on peut le deviner, du côté développeurs Blade & Soul n’est rien d’autre qu’un grand arbre fait de mathématiques et de statistiques : bouger un seul élément peut complétement changer la donne à l’extrémité d’une branche et il n’y a donc pas grand chose de révolutionnaire à espérer sur un système de jeu bien calé. Wait ‘n see comme disent les sages… (moi j’ai vu des stat’ d’armes à Level 70 ceci dit en passant… ;))

 

 

CONCLUSION

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Blade & Soul est un très bon MMO pour commencer son expérience dans ce domaine. Il ne vous ruinera pas la CB en l’échange de pas mal de temps et patience pour vous amuser régulièrement au fil des semaines. Son moteur graphique qu’on lit « daté » sur tous les site en parlant tient toujours bien la route et les équipes de designers ont fait du très beau boulot tant au niveau des personnages que de l’environnement. Alors moi quand j’affiche ça en QHD avec un framerate génereux, je ne vois pas grand chose à critiquer.

De surcroit le jeu est rapide, les combats sont vifs et il y a un réel intérêt à apprendre à maitriser et construire les compétences de son avatar. Ceci dit, ça reste fait pour qu’on lache au moins quelques dizaines d’euros dedans pour profiter d’une expérience qui à défaut d’être paisible soit un minimum normale, à moins d’être fan de nombreux aller-retours entre check points.

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Depuis l’été 2016 Blade and Soul ne nous lâche quasiment que des donjons et je suis très curieux de découvrir les potentiels reboots ou nouveautés qui permettraient de justifier ces niveaux 70 qu’on voit au loin en trame… du vrai solo burné est à espérer si le jeu ne veut pas se vautrer dans ce qui a fait qu’on ne trouve plus que quelques NoLife sur WoW.

 

Wait & see…

 

 

BLADE & SOUL EUROPE, UN AN PLUS TARD…

1 an déjà…

J’ai trouvé assez intéressant de vous glisser un petit update de situation car, comme la plupart des jeux connectés, B&S a bien évolué depuis son apparition. Si le niveau 50 est la norme à présent, au même titre que l’était le niveau 30 au début des vétérans d’aujourd’hui, son extension par les arts Hongmoon s’est sérieusement affirmée sur ce dernier semestre. Pour rappel, les arts vous offrent de nouveaux points à chaque niveau pour débloquer ou renforcer certaines de vos compétences. Chose plutôt bienvenue quand on voit les spécialisations de boss dans la progression. Passer ses niveaux jusqu’à 5 sera aisé pour tout le monde, mais le temps investi augmentera de manière exponentielle par la suite. Au niveau 7, n’espérez pas entrevoir l’animation de level up avant un bon mois, même en étant acharné. Au dessus, faites comme moi : abstraction totale de cette barre ^^’ (en suis au Hongmoon 11).

 

Long farming en perspective pour accéder aux items légendaires…

Principal morceau guetté par les fans d’upgrades, l’accès aux armes légendaires a été débloqué. Votre enthousiasme retombera probablement vite quand vous verrez les ressources nécessaires pour basculer, selon votre choix, sur une arme obscure ou de lumière. Surtout quand dans leur version base, elles taperont largement en dessous de votre précédente arme, ce qui mettra d’autant plus de pression sur son amélioration rapide (et donc hors de prix ?…). Je n’ai pas encore expérimenté les accessoires mais imagine que le même type de mécanique s’appliquera, tant sur les fonctions qu’investissements.

Et la fameuse #EternalLoopOfBoredom des MMO étant bien là, il ne faudra pas vous endormir sur vos lauriers puisque les nouvelles armes supérieures arrivent pour la mise à jour de ce 8 Février 2016 ! Vu le pousse-au-cul farming déclaré qu’est le jeu, il convient de s’attarder un peu sur leurs sources.

 

Concernant le PvE, oubliez toute escapade aventureuse et grands espaces où s’égarer. Le dernier contenu se limite à une poignée de donjons solo risibles et un joli costume immaculé que vous rangerez vite au placard (ou qui tombera tout seul de l’inventaire). Le tout se boucle en une vingtaine de minutes, sans rusher.

Niveau donjon ce sera plus intéressant. Pas tant par la quantité que le contenu. Mais c’est hélas là aussi que les joueurs solo regretteront de ne pas avoir de guilde ou clan : les mécaniques de boss sont relativement rigoureuses et pas clairement assimilables lors des premières visites. Même en ayant préalablement pris les infos utiles pour connaitre ces boss, vous ruinerez forcément plusieurs fois un groupe décidé à tomber le donjon complet qui vous maudira un peu à coup de quit. C’est d’autant plus dommage que ces mécaniques de boss sont intéressantes. Pour la plus évoluée, le combat de la team se répartira entre du bon gros DPS, du timing AOE et, nouveauté, du mécanisme à actionner en plein milieu du combat !

Blade & Soul semble orienter ses prochains updates vers du Donjon Massif, l’update prévu du 8 Février annonçant pas moins de 3 nouvelles instances 24 joueurs. Là aussi, on espérerait du « un peu plus clair » dans le fonctionnement car sans renseignements préalables, se balader là dedans c’est pas mal la foire au slips parfois.

 

Niveau fréquentation, le jeu semble avoir perdu pas mal d’adeptes pendant le mois de Novembre. Ce qui correspond étrangement aux plafonds des équipements actuels apparus. Apparemment les gens n’apprécient pas trop la proportion trop importante de temps qu’il faut consacrer au farming pour ces derniers upgrades. Si l’on se balade dans les donjons de sa jeunesse, on remarquera une fréquentation en baisse laissant penser que niveau recrutement Blade & Soul est en berne, pour ne pas dire en chute. Une chute que l’on pourra vérifier sur les donjons de bon niveau sur les inter-serveurs où les temps d’attente moyens pour réunir un groupe passent de 20-90s à facilement 80-180s. C’est un gros signal je trouve (mais je peux me tromper).

Très personnellement, j’ai l’impression que le jeu commence déjà à se casser un peu la gueule… la faute à son modèle économique ? Certainement pas, même si l’on peut lui reprocher d’être un pousse-au-farm si l’on veut progresser tranquille sans assistance CB. La faute à son aspect ? Surtout pas ! Je suis encore émerveillé par ce que sont arrivés à faire les équipes de NCsoft sur ce moteur qui porte un poil son age. L’ambiance est si bien réussie qu’on ne voit finalement pas les limites techniques du soft. C’est joli, avec pas mal d’ambiance et tout autant de détails… sur ça j’aurais vraiment du mal à formuler des reproches. La faute aux évolutions perso ? Oui & non. Non, car avec le fait d’accéder à des réglages puissants impose forcément de se spécialiser ou s’adapter aux situations. Non par contre sur le fait du dosage de ces aptitudes qui rend des donjons précédemment difficiles ridiculement faciles d’un coup (l’enchainement up arme + 1 accessoire ou âme procure généralement des érections proportionnelles aux dégâts subits en face !). Résultat ? On retourne farmer dans des instances sans réels challenges où la présence d’une équipe complète de noobs devient une subite joie ! Ceci dit, cela soulève un problème sur le rapport évolution / difficulté, et finalement intérêt du jeu, qui sont cette épice qui fait qu’on y revient pourtant à chaque fois.

 

1er anniversaire de la version Europe

Sur cela je m’alarme un peu car dans l’état, tout tend à prouver que les capacités du joueurs sont d’avantage liées à son matériels que ses réelles compétences de maitrise. Ceci amène à des situations un peu encombrantes telles que ces histoires de difficulté qui devient risible par endroits alors qu’on est pas foutu de tataner encore 2 quêtes qui résistent. L’ennui profond dans cette zone grise est réel et, bien que l’on comprenne qu’il soit là pour pousser aux formules payantes, donne une image bien terne du futur du jeu… un peu comme s’il se réservait les Very High Levels aux addicts de la CB (ou robots décérébrés).

Oui, vous l’avez senti : j’ai très envie d’arrêter Blade and Soul (on dirait un drogué en route pour le repentir ^^’). Mais j’ai ce sentiment de gâché et d’une relation passionnante qui s’est noyée dans l’anodin du quotidien comme pour un vieux couple. J’aime beaucoup ce jeu, j’y ai passé de bons moments. En plus il ne doit pas être complètement inintéressant dans son architecture puisque déjà copié par le Chinois Revelation Online. Mais peut être faudrait-il un peu plus d’audace dans ses manières d’inviter les joueurs à profiter des moments qu’a cet univers à offrir ; pas les imposer comme une corvée.

Who you gonna call ?…

 

UPDATE FINAL :

1 an et 1 mois, et puis voilà : fini Blade & Soul pour moi. Le fait d’avoir vu apparaitre le niveau 50 comme directement achetable dans le jeu n’y est pas totalement étranger ; des mois de grind contre un coup de CB ça tape toujours un peu sur l’orgueil. Mais ce sont surtout les principes de jeu et cette nécessité toujours plus pressante de farmer qui m’ont sérieusemet gonflé. J’ai donc décidé d’offrir mes 2 heures qotidienne de B&S à d’autres activités un peu plus gratifiante.

Il doit y avoir quelques nouveautés intéressantes qui ont du paraitre depuis, tant pour avancer solo qu’en donjons, mais me semblant tellement liées au Pay 2 Win qu’honnêtement, monter le matos d’un personnage sans vraiment évoluer en skills, ça ne me motive pas plus que ça. Je souhaite bon courage à ceux qui auront la patience d’avancer leur perso’ sans coups de CB, le niveau de grind étant devenu difficilement acceptable, proche de l’abrutissement total. Dans tous les cas, je ne suis pas mécontent d’être sorti de cette #EternalLoopOfBoredom devenue l’essentiel du jeu.

 

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Quand la France officialise la mafia numérique de l’image…

Kyesos Media

Scandalisé. Voilà ce que je suis. Si cela fait de décennies que nos collègues artistes musiciens tolèrent de se faire enfiler par ces escrocs déguisés en sociétés de gestion de droits qu’on leur impose, nous, créatif visuels, n’entendons pas trop nous faire enfiler la carotte imaginaire que ces purs arnaqueurs croient détenir. Mais d’abord les faits :

 

L’ARTICLE 10 QUARTER DE LA LOI CRÉATION

Globalement, c’est un article qui suppose mettre en place un système de rémunération que devront payer les moteurs de recherche X ou Y qui affichent du contenu visuel indexé. Cette taxe à peine déguisée est prétendue soutenir le monde de la création ; on verra qu’il n’en est rien très rapidement dans la suite de cet article.

De surcroit ce projet de loi se permet de mettre les contenus visuels sur le même pied, qu’ils proviennent de professionnels ou simples particuliers. Ainsi la Joconde générera la même ponction que la photo floue de votre pied sur la plage en été 2015… tant qu’a y être, je leur propose de taxer aussi le P.Q. car chaque tâche que chacun y dépose est parfaitement unique et donc une exceptionnelle création dans ce cas là, non ?

 

LE VIOL LEGAL DU DOMAINE PUBLIC

A ce sujet, je reviens lourdement sur ce mélange pros / particuliers. Le mélange torchons / serviettes est déjà surprenant et il génère un autre phénomène particulièrement pervers : s’il est compréhensible qu’une personne vivant de ses créations ait de l’attention pour la gestion de ses droits, je ne pense pas que, par exemple, l’essentiel des photos qu’on trouve sur un site comme Facebook & consorts relève de l’artistique (ou alors on a un gros problème de définition de l’art).

Madame Michu (toujours elle !) s’en fout des histoires de droits et argent quand elle poste ses photos de repas du dimanche avec les petits enfants. Jean Pierre Hipster, photographe amateur passionné, s’en cogne que ses photos ne soient pas vendable bien qu’appréciées par sa petite audience. Et à fortiori c’est comme ça pour une MAJORITÉ des gens qui postent leurs documents graphiques sur internet car ils ont une volonté : LES PARTAGER ! On ne les force pas ; ils n’ont pas de revolver sur la tempe, juste l’envie de ne pas garder égoïstement ce qui sans vraiment d’efforts fera plaisir à d’autres. Donc peut on m’expliquer pourquoi cette loi s’approprierait la gestion de tels documents ?

Ces milliards d’images, qu’il va bien falloir traiter, et qui ne concernent concrètement aucun marché, vont de surcroit obtenir un statu par défaut non désiré : « oeuvre orpheline ». Un mot larmoyant pour prétendre que si un visuel n’a pas d’utilité pro on ira pas trop chercher à savoir à qui il appartient et fera d’office partie du catalogue des images taxées alors qu’il existe un autre catalogue dans lequel elles seraient plus à leur place : le Domaine Public. Et là force est d’admettre que les sénateurs à l’origine de cette débilité de fonctionnaire digne de Brazil chient royalement sur le peuple !

Oui madame Michu, ces sociétés de droits « bien propres » en apparence vont générer du pognon à partir de n’importe lequel de vos visuels. Soit il intéressant, raté, génial ou tout simplement stupide. C’est un peu comme si je mettais un copyright sur n’importe laquelle des phrases que j’entends en terrasse ou au comptoir de bar pour plus tard dire qu’il faut me payer une tournée si on veut la ré-écouter : je génère du fric à partir de quelque chose que je n’ai pas fabriqué et qui ne m’appartient même pas. N’est-ce pas ce qu’on appelle des voleurs à la base ?

 

Kyesos Media

GANG BANG MAFIEUX SOUS BENEDICTION DE L’ETAT ?

A ce stade, on peut être curieux de savoir QUI va faire partie des sélectionnés pour s’engouffrer dans cet Eldorado de fumistes ? Apparemment, on peut d’ores et déjà anticiper que ce sont surtout ceux qui auront des amis bien placés au Ministère de la Culture qui se verront attribuer cette bien lucrative tâche. Mais très franchement, on aimerait plutôt avoir des noms. Ne serait-ce que pour mieux dépêtrer l’amalgames de copinages qui va faire obtenir ces rentes à ceux qu’on peut quand même qualifier clairement de fumiers.

Nos fumiers, cigare à la bouche et montre hors de prix planquée en poche, n’hésiteront sans doute pas à faire reluire quelques arguments pour justifier leur indécente rémunération de grattes papiers. Genre :

« Il faut du personnel et de l’équipement pour traiter une telle masse d’information »

Sûr Toto, ça n’a jamais été aussi génial de mélanger professionnels & particuliers pour inventer un marché dont une des parties n’a pas à être associée. C’est vrai que sans gargantuesque masse de données à traiter, ces gens auraient d’avantage de mal à justifier leurs indécents honoraires ! On est très impatients de voir les « frais de fonctionnement » qu’on imagine inédits pour la mise en place de cette magistrale foutaise…

« Oups, image orpheline ; on sait pas à qui reverser les sous… »

Et donc ils vont aller où ? Encore dans des pseudo frais de gestion pour garantir l’emploi de quelques fans d’enluminures qui auraient mieux fait de se reconvertir au siècle dernier ??? Là, la loi est très vague… elle sait qu’il va y avoir de l’argent en trop mais discuter clairement de son utilisation ou utopique répartition équitable (une chose encore jamais vue d’ailleurs dans le domaine de la perception de droits!) est un sujet qui n’est pas abordé. Comme pour la musique, on peut imaginer que les pointures de l’art graphique se verront nantir de bonus pendant que tout le reste de la masse créative de ce beau pays continuera d’essayer d’avoir un peu de place en survivant à coup de RSA. Et sans rétribution de ces organismes de gestion de droits qui au final n’aidera qu’une élite déjà bien pourvue.

« Oh, photo de la sculpture d’un grand artiste !… »

Là on va toucher le Top du syndrome Brazil. L’œuvre, c’est la sculpture. Le sujet de l’image donc. Cette image elle peut avoir été faite par un photographe amateur comme pro. Et cette sculpture finalement se trouve dans un endroit, qui aurait aussi son mot à dire question droits. Pour une seule image, on se retrouve donc avec 3 prétendants à la perception : le concepteur du sujet indéniablement à la source, le photographe et sa sensibilité à mettre en scène l’instant, et le lieu qui peut ne pas admettre la prise de photos comme systématiquement libre. Je vous laisse donc imaginer la taille du dossier & les frais pour un droit de perception qui atteindra sans doute les 0,0001 centimes d’euro… à se diviser par 3 donc ? ^^’

« Image du domaine public (modifiée ou pas) sur site tiers… »

Internet ce sont des collisions. De cultures, d’envies et bien entendu de créativité. Tout le monde se mélange sur ces gigantesques collages numériques qui constituent la toile. Que va-t-il advenir de ces images du Domaine Public ré-exploitées quand les bilans des robots-taxeurs paraitront ? Ce seront des œuvres orphelines encore qu’on va permettre de privatiser, quitte à les soustraire du Domaine Public auquel elles appartiennent légitimement ? C’est juste scandaleux et intolérable ; on voit bien là que ce projet devrait en fait s’appeler « comment j’entretiens le marché artificiel de mes potes gestionnaires de droits » si ses auteurs avaient la franchise de l’avouer…

 

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LA LOI CREATION FONCTIONNE A L’ENVERS DU SOUHAIT DES ARTISTES

Comme je l’ai dit plus haut, internet est un outils génial pour les artistes. Certes, on entend d’avantage les gnouleuses (pas trop douées mais qui rattrapent généralement leur discrète incompétence avec un bon réseau de connaissances) dire qu’ils s’y font pirater leurs créations plutôt que ceux qui s’y sont fait connaitre grâce au support. Mais la situation réelle n’en demeure pas moins que c’est un outils particulièrement adapté aux créatifs, qui avec un peu de bon sens peuvent partager honnêtement sans pour autant se faire piller.

Il convient aussi de rappeler qu’il existe de nombreux moyens de ne PAS VOIR SES IMAGES INDEXÉES si tel est le souhait de l’auteur. Il y a d’abord le petit fichier Robot.txt en racine des sites web que savent interpréter les moteurs de recherche sérieux. Chacun peut y spécifier un comportement à adopter pour les crawlers (notamment, ne pas indexer certains types de fichiers comme les .JPG si utile ou une certaine nomenclature de noms) ou quelques zones de l’arborescence (galeries par exemple) à exclure de l’indexation.

Pour les plus paranos, il existe même des modules (autonomes ou pour WordPress & consorts) et autres scripts pour rendre n’importe quelle image inindexable (oups ! J’ai inventé un mot ! ^^’). En cas de doute, je vous invite à vérifier par vous même l’efficacité de ces mesures : en 2006 j’ai créé Le Shop sur mon site ; une petite zone vente pour mes images. Dans un soucis de contrôle et conservation des contenus à la source, j’ai pris soin d’installer un CMS dédié qui fait qu’a ce jour AUCUNE des images dans Le Shop n’a été captée par le moindre moteur de recherche. Elles ne sont pas incopiables ; c’est juste la fonction d’affichage des visuels qui propose un accès « escamoté » au fichier demandé ; tout simplement ! Donc les gens qui prétendent « si vous ne voulez pas que vos images se répandent sur internet : ne les y mettez pas » : passez votre chemin !

A quelques exceptions prés qu’on admettra que dans quasiment tous les cas de figure une image postée sur internet a vocation d’être partagée. Il n’y a rien à rajouter, sauf désormais nous expliquer pourquoi, selon une loi, cette image, sans vocation commerciale à la base dans la majorité des cas, serait à même de générer une taxe ? Pour créer de l’emploi dans le boites de gestion de droit (tant mieux pour certains, hum) ? Pour générer du bénéfice à partir de matière volée (car il n’y a aucun consentement tacite de chaque auteur) ? Pour se foutre de la gueule des 98% de créateurs déclarés qui eux ne toucheront rien de ce système supposé les supporter ???

En allant plus loin et sur les bases de notre passé, il faut également considérer que nous avons aussi des images libres. Libres tout de droit comme celles appartenant au Domaine Public. De ce principe, comment nos amis gestionnaires de droits vont ils s’y prendre pour différencier une image cédée au Domaine Public d’une autre totalement privée ? Ils vont louer les serveurs & gros algo’ de reconnaissance d’image de IBM pour entretenir leur bullshit (et donc y passer une part non négligeable du pognon généré) ??? En poussant la dérision plus loin, on peut également se demander de ce qu’il sera fait des fameux Mêmes de l’internet… une caisse à part pour sponsoriser 4Chan ? ô0

Et je le rappelle, il faudra surtout expliquer comment l’état autorise cette violation du domaine tant public que privé en spoliant les auteurs d’images de leur travaux sous couvert de faire fonctionner une machine à fric qui ne apporte, à quelques exceptions près, absolument rien…

 

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CE QUE NOUS POUVONS FAIRE

C’est très simple : alerter nos députés et les mettre en garde contre ce système dont on a déjà pu apprécier les dégâts dans le domaine musical et insister pour qu’il ne passe pas. Mettre en avant les nombreux flous du projet, la risible concrète réalisation de certaines de ses parties et finalement le fait que nous ne sommes pas dupes : à part faire bosser la boite à machin ou son copain, la grande majorité des gens concernés par cette loi seront les citoyens qui se seront tout simplement fait voler une exploitation de leur création sans aucune rétribution finale.

Si malheureusement la naïveté humaine en vient à rendre cette loi applicable, il restera un autre moyen : créer un nouveau type de licence. J’ai pensé au [DOC], pour Direct Owner Copyright. Un petit logo à apposer sur vos visuels postés sur internet qui rendrait caduque cette loi, ou au moins inapplicable sur l’image concernée en déclarant officiellement que vous AUTORISEZ SON INDEXATION GRATUITE et que vous conservez l’intégralité de vos droits sur cette image que vous êtes capable de gérer tout seul ! Et c’est tout. Je suis en train de finaliser ce petit symbole et suis prêt à mettre en route la nouvelle licence sur un site officiel s’il faut en passer par là pour que les mafias (oui, ce sont des mafias : jamais claires quand on demande où l’argent va et pourquoi il y a tant de frais) de sociétés de gestion de droits cessent de s’approprier tout et n’importe quoi.

Il y a un moment où il faut dire stop, et c’est MAINTENANT !!!!!

 

LES PERLES DE L’ARTICLE 10 QUARTER :

 

. L’assignation par défaut de sociétés de gestion de droits de l’article L136-2 1 à vos images sans considération préalable de savoir si c’est de l’art ou du cochon… ça tient quand même pas mal du LOL !

. Supprimer toute publicité sur l’affichage de résultats concernant les images dans les moteurs de recherche rendrait complétement foireux l’argumentaire de l’article L136-4 1 !!!

. »Les organisations amenées à désigner les représentants membres de la commission, ainsi que le nombre de personnes que chacune est appelée à désigner, sont déterminés par arrêté du ministre chargé de la culture. » Là, on verra tout de suite qui est pote avec qui car j’ai sincèrement un doute quand à imaginer que ces lascars font ça « pour le bien de la création » au final… on mettra les sommes de gestion avec les sommes reversées en concurrence et les évidences apparaitront tout naturellement : créer des jobs et faire fructifier des boites à paperasse sans réel apport pour la culture de l’image. CQFD.

 

AGISSONS MAINTENANT !

 

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Internet : cet océan d’infos où la vase retombera toute seule au fond…

Petit article en réaction à celui de David Legrand de NextInpact au sujet de « l’avenir » de la publicité sur internet. Régulièrement on entend monter le chant des rédactions web qui pleurent à l’absence de revenus, à ces internautes pingres qui dédaignent à débourser pour de l’abonnement, … bref, à tout ce qui faisait l’univers d’un ancien média : la presse papier.

Mais à nouveau média, nouvelle pratiques, et donc nouvelle gestion aussi même si le mot innovation reste un terme qui tend toujours à glacer le sang des services comptabilité d’une entreprise.

 

Where is my mind ?

Nous sommes en 2015. J’avoue personnellement ne pas avoir acheté de titre papier depuis quelques années déjà. Sauf parfois pour le fun, lors d’un voyage en train par exemple (comprendre « pour économiser la batterie du smartphone » surtout ;)). J’y ai d’ailleurs toujours apprécié ce geste : laisser le magazine lu pour le prochain, car quel intérêt d’archiver ces news qui une fois l’époque passée ne seront plus que d’inégales anecdotes traitant d’une période révolue ?

Comme cette majorité en perpétuelle croissance je lis mes infos sur écrans. D’ordinateur principalement, avec une page d’accueil réunissant les flux des domaines qui m’intéressent, piochés sur les sites que j’estime un minimum dignes de confiance pour leurs infos ou style éditorial. Sur smartphone de temps en temps, histoire de ne pas gâcher les heures pendant des déplacements, comme tout le monde.

Et je ne paie rien. Quedalle. Nada. J’ai un bloqueur de pub qui fait que je n’ai pas vu la moindre animation pourrie invasive depuis les derniers jours de Geocities. Un autre bloqueur plus spécialisé dans les scripts qui gère à merveille les exploits non html de ces gens qui souhaiteraient faire apparaitre tant de nouvelles fenêtres que je n’ai jamais désiré. Et puis c’est tout. Sur tous les sites dont je pompe les flux sans retenue, certains ont mes faveurs et je les autorise à m’afficher ces messages d’une autre époque que l’on appelait « publicité ». Ils sont 3. J’ai 450 RSS. Je pense bien représenter l’utilisateur lambda. So why ?

 

Free DeLorean Tour !!!

Depuis sa création et avant internet, la presse s’est toujours appliquée à être la plus noble représentante sur papier plus ou moins épais d’un monde extraordinaire, en perpétuelle mutation, aussi splendide que moche parfois. Des couvertures qui pétaient, choquaient, déclenchaient les polémiques. Des articles rédigés avec caractère, de la ligne éditoriale tranchée. Des illustrations et photos d’exception. Et même les publicités y rivalisaient en classe, reléguant les annonces de « gourous réparateurs de PCs à distance » dans ces colonnes des 4 dernières pages d’avant final de couverture condensant les autres minables de pseudo marchés professionnels.

Oui, je dois l’avouer, jusque dans les années 1980, ouvrir un magazine lançait sur un univers qui avait vraiment de la gueule, ou au moins s’en donnait la peine. Puis sont arrivées les années des groupes, multinationales rachetant à tour de bras les titres pour mieux les uniformiser de part le monde. Là où le ton était hors norme est passé le rouleau compresseur de l’équalisation. Tout au même niveau. Même les coups de gueule ou de cœur. Les articles « copinages » sont devenu foison, car il ne fallait plus choquer l’annonceur dans une chronique de ses produits un peu plus réaliste que la moyenne, faute de voir partir le budget pub chez un titre concurrent. Dans la presse musicale, on a perdu Rock’n Folk et Best comme ça pour ceux qui s’en souviennent. Pourtant c’était bien les articles avec des gens qui ont un avis, pas juste un kit cirage de pompe. On avait cette chance que n’ont pas eu d’autres pays tels que, pour n’en citer qu’un, le Japon qui n’a jamais connu d’autre presse musicale que celle éditée par les maisons de disque, rien d’autre. La génération suivante a perdu les titres spécialisés dans cette religion ascendante qu’était le jeu vidéo. Et celle d’après s’est globalement noyée dans le mouvement quel qu’en soit le sujet, avec des titres dont on ne comprenaient plus trop s’ils étaient les reflets réels de gens d’une époque ou les tendances qu’essayaient d’imposer quelques mouvements industriels dans les prémices d’une « publi-information » galopante.

La presse s’est donc perdue bien avant qu’internet, instable support émergent, vienne y mettre son grain de sel. Les publicités sont devenues vulgaires et ces escrocs relégués aux fonds de magazines ont pu vomir leurs discours de bonimenteurs jusque sur les premières pages de magazines à grands tirages. Au point que paradoxalement certaines publications en sont venues à en faire leur cheval de bataille ; je citerais Wad et son univers bobo-rebelz 90% sponsorisé pourtant très agréable à feuilleter. Alors dans ces circonstances les gars, vous allez vous contenter de faire comme les gouvernements : tout la faute à internet ?

 

Le salaire de la peur…

Alors David je réagis à ton très bon article. Et de t’indiquer que ce n’est pas aux cons-ommateurs d’entamer le mouvement. Car oui dans consommateur il y aura toujours « con » et c’est une part statique et importante du mouvement si tu regardes la suractivité frénétique de ce mois de décembre autour de toi. Ceci dit, et par bonheur, certains de ces consommateurs s’interrogent parfois et se posent les bonnes questions. Celles dont internet n’a pas la réponse d’une simple phrase dans un moteur de recherche. Celles qui par exemple le pousserait à se demander comment peut vivre un pigiste payé 3 euros les 500 signes. Mine de rien, pour gratter 800€ sur un mois, ça fait pas moins de 266 news à sortir alors qu’il n’y a que 30 jours. Alors on accumule les fluxs. Les mailing lists. Et ce qui était un travail avec un minimum d’investigation ne devient plus qu’un travail de traduction expresse. Mais je m’égare en backstage…

De la même manière, et là je te rejoins, que deviendront ce titres formatés pour le buzz d’ici quelques années ? Je ne pense pas qu’ils passeront au panthéon d’un wikipédia. Ne seront pas même repris en 2065 par l’animateur d’un canal web 3D qui se foutera de la gueule des années 2015 dans une émission compilation sponsorisée par un algorithme de compression. Comme on aime grignoter des biscuits apéros alors que ça n’est que du gras soufflé, le consommateur ira toujours de temps en temps cliquer sur ces déjections de sous journalisme, mais sans trop d’illusions. En toute conscience que ceci n’apportera rien à son individualité, culture ou épanouissement. Juste une connerie à sortir pour meubler dans une soirée buddies ; rien de plus. Distraction aisée dont il n’aura pas même vu les 17 pubs en encart autour car con-sommateur qu’il est, il saura faire les 2 clics pour activer de manière efficace un bloqueurs pub. Le consommateur ne changera que peu et sa ligne éditoriale, lui, il la respecte depuis toujours : en avoir toujours d’avantage en déboursant le moins possible.

 

Big Data m’a sauvAY

Elles sont bien drôles ces sociétés privées qui en savent d’avantage que les divisions armées de grandes nations au sujet des individus. Ça ne choque personne, et pourtant ça vient gratter jusqu’au niveau des constitutions ce genre de comportement. Il n’y a aucun avertissement quand un môme va s’inscrire chez la plus grosse pute à datas qu’est Mark Zukerberg. On laisse faire, parce que « ooooh l’outils il est joli », « il est gratuit », « c’est simple d’envoyer ses photos », « Regarde, y’a même mémé qu’est morte y’a 5 ans ! ». Mais WTF ! On en est à un point d’hypnose de la population où ça n’interpelle même plus les gens d’être automatiquement reconnus sur des clichés dans ces missions de self-accomplishement que leur ont implanté les vendeurs de produits ! On ne blâme personne pour avoir transformé la population en produit à coup de pseudo-gratuit et pourtant il serait grand temps de pointer du doigt ces gens que le futur désignera sans doute comme criminels. Et le mot n’est pas exagéré.

L’information reste médiocre pour conserver un minimum d’éveil vital malgré les efforts de La Quadrature et bien d’autres qui œuvrent à ce que les gens ne soient pas que des zombies écervelés sur le web. L’état ne fait lui carrément rien, forcément : il n’y pige déjà pas grand chose quand on voit ses actions au sujet de ce support.

On peut rajouter une couche avec Google qui se permet de juger quel contenu doit prévaloir à un autre dans ses résultats, quitte à faire du grand n’importe quoi. Cherchez une photo d’un repas d’indigène de l’Amazone sur leur moteur de recherche… des pages et des pages, et aucun cliché authentique, aucune information réelle. Il est là l’état d’internet en 2015 : une foire aux slips qui n’apporte strictement rien au savoir et à la culture. Le saint Algorithme dans son impartialité incorruptible reste tout de même paramétré par… un humain mais bon : plus c’est gros, mieux ça passe comme on dit. De l’autre côté, chez les créateurs de contenu, tout le monde y va de sa couche, prêt à n’importe quoi pour obtenir les faveurs du grand dieu Audience et au final on a quoi ? Des informations périmées à leur parution, sans viabilité ni saveur, qu’on regrette presque de ne pas pouvoir imprimer pour se torcher avec. Ou bien des résultats de requêtes qui ont été méticuleusement filtrés ARBITRAIREMENT sans qu’on ai pu y mettre concrètement son propre grain de sel.

 

Bye-bye Advertisements ! Hello Webtisements !!!

Il serait gratifiant, tant pour ceux qui génèrent réellement du contenu travaillé que ceux qui le consomment avec une avidité et un plaisir non retenu d’établir une VRAIE charte de confiance. Laisser les contenus en accès gratuit, contrairement à cet Allemand suicidaire qu’on va très rapidement voir disparaitre des réseaux, et en faire un INDEXAGE RAISONNE, payant, pour consultation ultérieure. Car oui, cher amis journalistes, si votre info est si précieuse, si elle porte tant les valeurs auxquelles vous croyez, demain elle ne se noiera pas dans l’anonymat de buzzeries et autres articles de synthèse créés par des robots-rédacteurs. Demain vos écrits seront les fiers représentants concrets d’une époque, de cultures et d’explorations partagées avec passion. Vos lecteurs auront à nouveau envie de vous supporter comme ils soutiennent ce musicien ou ce bricoleur de génie. Mais faites le avec des couilles. Payez vous les illustrations dignes de vos écrits. Prenez les risques de positions que certains annonceurs n’apprécieront pas forcément. Et allez chercher cette damnée info pour en faire quelque chose, pas juste sortir le billet à l’arrache parce qu’il y en a encore 266 autres à sortir sous 30 jours pour avoir un début de paie décente.

De leur côté, les agences marketing ont tout à faire. On se fout déjà de leur gueule car les vrais sites internet offrant un contenu original se passent carrément d’elles. Et pour les autres sites web qui les auraient adoptées, elles sont dorénavant bloquées par les utilisateurs. Black listées. Plus personne ne peut les blairer. L’étau ira jusqu’à leur disparition si nécessaire, c’est inéluctable. Alors que d’un autre côté, il reste des encarts pub papier extraordinaires fait avec talent par des gens qui insufflent la magie dans la communication. Idem pour certaines pub filmées, des moments de grâce ou d’humour qui viennent toucher là où on croyait les sentiments enterrés. Une bonne publicité internet doit être un message statique et mettre la même claque que ces deux exemples cités précédemment. Et cela, malgré le grand age d’internet cumulé au mien, je ne l’ai encore jamais vu.

 

Balle dans votre camp les marketeux, nous, les cons-ommateurs contrairement à vous : on sait où on va… 😉

 

[ La micro-bio’ pour faire bien : pigiste papier dans cette période où 3 pages sur un programme Amiga rapportaient 55€ et la baguette artisanale coûtait 0,12€. Pigiste web dans cette période où 500 caractères rapportaient 3€, baguette industrielle à 0,80€ non comprise 😉 ]

30é anniversaire du Chogokin DX avec Mazinger : le bilan

Bandai… toute une institution dans le monde du jouet qui rayonne sur le monde entier depuis la reconstruction du Japon d’après guerre. Oui, survivante d’un plan d’austérité sans précédent cette société est au Japon ce que la haute couture est à la France : un incontournable. Pourtant au-delà de son succès affirmé à l’international depuis 1980, on peut poser quelques doutes aujourd’hui sur ces superstars du design dédiées à l’univers du jouet et les différents produits proposés. La preuve en arguments avec la toute fraiche réception de leur dernière oeuvre d’art : le Mazinger DX.

 

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CHOGOKIN ET DX…

Le Chogokin n’est pas tout neuf puisqu’il apparait à la fin des années 1960 de l’esprit bouillonnant de Go Nagai, créateur de nombreux mangas mettant en oeuvre ces robots pilotés par des hommes qui deviendront une véritable institution, bien que limitée à Goldorak chez nous, sur de nombreux autres endroits de la planète. Le terme Chogokin ( 超合金 ) en lui-même désigne ce métal spécial qui compose ces gigantesques robots faits pour nous protéger nous pauvres humains, littéralement : super-alliage.

Et il est vrai que nos défenseurs en auront besoin pour se tataner avec les multiples méchants qu’on nous enverra pendant prés de 40 ans ! Go Nagai à le génie d’humaniser ces machines de guerre par leurs pilotes, plus ou moins tourmentés, dont Kouji Kabuto sera le prédécesseur et père. Cette saga donnera donc naissance à de nombreuses autres séries, tout autant par l’auteur que d’autres talents passionnés par le domaine. Dernier héritier en date, Gurren Lagann peut être consideré comme Chogokin vu son univers et ses héros.

Les chogokins passent des cases encrées à l’animation en 1972 avec le premier épisode officiel de « Giant Robot : Mazinger ». C’est à cet période que Bandai a l’idée géniale d’assurer le merchandising de cette série en plein succès en créant des figurines. Un succès qui se répand avec la création d’un jouet assez haut de gamme pour l’époque, mêlant de fins moulages plastiques et des éléments métalliques pour crédibiliser le tout. Plutôt chers pour une époque ou les fans ne sont pas encore geeks ou nerds tels que nous les connaissons aujourd’hui, ces jouets reçoivent un succès mitigé, uniquement acclamés sur l’archipel Japonaise.

Avec l’expansion des séries et épisodes hors terre du soleil levant, les Chogokins envahissent peu à peu le reste du monde, mitigé face aux séries et peu sensible aux jouets proposés. Bandai réagit assez vite en proposant fin 70’s les Jumbo Machinders, de monstres robots en plastique creux d’environ 70cm. Nous en connaitrons les exemplaires les plus répandus chez nous via Goldorak et son pote Rayden (pas diffusé en animé mais il lui fallait bien un opposant !) qui feront bien des jaloux dans les familles au lendemain des Noels 80’s (moi y compris : mon 1er Jumbo Machinder je l’ai acheté à… 34 ans, hem !).

Pendant que les géants de plastoc envahissent l’Europe, notre Bandai à son apogée se dit qu’il est temps de marquer le coup. Envoyer du pâtée. Roxay du RoboPonay ! Et donc sortir plus fort que le Chogokin qui se perfectionne chaque année en détails et accessoires malgré sa quinzaine de centimètres : le Chogokin DX. « DX » is for DeluXe baby… et c’est clair que ça envoi. Imaginez : un robot d’une quarantaine de centimètres, essentiellement en métal à l’extérieur et pourvu de détails et fonctionnalités que seule cette échelle permet. Sortiront ainsi une petite dizaine de modèles, dont les plus côtés aujourd’hui se révèlent en fait être les bides de l’époque : un Chogokin DX coûtait une centaine de dollars à l’époque, consideré comme une gamme un peu bâtarde ; trop chère pour du jouet, pas assez pour de l’objet collector qui à l’époque n’avait pas vraiment son public…

Aujourd’hui on s’arrache les Chogokins DX des eighties à coups de milliers d’euros. Plus que des jouets vintage, ce sont de véritables icônes de Go Nagai et Bandai. Et depuis : rien n’a été ré-édité.

 

30 ANS APRES…

Mazinger, dont le métal ne ride pas ^^, continue régulièrement de réunir les fans. Autour de bandes dessinées avec les retours du robot géant en 1998 dans « Z Mazinger ». Au travers des Mazinger Angels aussi, petites chéries à poitrine atomique du robot d’anthologie (et qu’on croisera chez Goldorak sous les noms de Phenicia et Venusia). Et également au travers des dessins animés avec notamment la série « Shin Mazinger Shougeki! Z Hen » (aussi connue sous « True Mazinger » à l’international) de 2009 qui reprend en l’étendant l’histoire originale du Mazinger des seventies. « Mazinkaiser SKL », version relookée géneration 2000 finira d’achever la renaissance du robot fétiche que les époques, apparemment, ne réussiront jamais à enterrer.

Pendant ce temps, les jouets et autres produits dérivés ont suivi les tendances, nous retraçant les évolutions du design de Mazinger au fil des années. D’un humanoide type et plutôt géométrique, le Chogokin s’est adapté en adoptant différents styles, tantôt juste agressifs, tantôt plus subtils et racés dans des inspirations que ne renierait pas Luigi Colani. Et là : 2013…

Bandai n’est pas ingrat et se rappelle aujourd’hui qui est à la source du succès de sa série Chogokin : sir (permettez!) Go Nagai. Il semblait donc inéluctable de marquer le coup et sortir en cette année un objet collector tant hommage aux merveilleuses séries DX d’il y a 30 ans qu’aux balbutiements du Chogokin dans les années 1972-1973.

 

DES FAIT. DES FAITS !

Commander l’édition anniversaire de Mazinger Z DX n’est pas à la portée de tout le monde. Entre les spéculateurs qui se ruent sur l’objet dans l’espoir de le refourguer quelques centaines d’euros plus cher d’ici quelques temps, les passionnés qui sont prêt à ruiner une demi-paie sur la figurine et l’aspect apparemment limité de l’édition (je n’ai pas les chiffres mais réserver tardivement le mien a été un parcours du combattant)… obtenir son DX en 2013 est une chose qui se mérite.

 

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Avec une commande validée en Décembre 2012, le pépère aura prit sont temps jusqu’à ce 26 février 2013 pour arriver à la maison (taxes comprises malgré qu’il soit déclaré comme cadeau ; merci les crevards des douanes Française !). Le colis est imposant, affichant un bon 65x45x40cm. La boite officielle à l’intérieur est à peine moins grosse. On coulisse le cover-bandeau et après ouverture se retrouve devant 4 longues boites plus une grosse quasi carrée contenant le hangar. Le premier rectangle contient les armures du robot en version intégrale, contrairement à la seconde qui propose des demi-armures symétriques pour une vue « explosée » du mécha. La troisième boite contient le Mazinger en lui-même, nu comme un ver, c’est à dire tous composants exposés. L’envie de s’en saisir est immédiate, mais il reste 2 boites. La dernière rectangulaire présente… une fenètre avec les différentes doc’ associés, y compris une repro’ du manga original de 1972. Bonne présentation, mais carton vide au final, hem. L’énorme boite du pack offre le hangar qu’on sort et ouvre rapidement, avant de constater qu’il va falloir s’équiper de piles AAA pour profiter du spectacle : 2 mini projecteurs LED sont inclus dans la base pour éclairage de la star en contre-plongée.

 

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Sorti de son emballage thermoformé, le Mazinger Z nu révèle un poid assez décevant à la prise en main. Comparé en exemple au Chogokin DX de Tetsujin, on constate qu’on a un objet quasi tout plastoc dont seul les articulations internes doivent être faites de métal. Et malgré sa tête supplémentaire de haut comparé au Mazinger 1969 le DX reste bien loin des 1,5kg du magnifique objet de Fewture. – sic… –

L’idée est donc de rapidement l’équiper en espérant tâter du métal dans les autres boites d’accessoires. Déception : en fait, seuls cover du torse, slip et basse jambes sont de métal. Tout le reste des accessoires proposés s’avère n’être que du plastique. Une fois équipé de toutes ses coques, le Mazinger DX ne tient toujours pas la comparaison avec le Mazinger 1969 de Fewture niveau poids. – re-sic… –

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L’OBJET COLLECTOR QU’ON POSE ET NE TOUCHE PLUS

Pour les fans hardcore, la posabilitée d’un objet tel qu’une figurine de héros est un facteur essentiel. Plutôt que de le présenter connement les bras le long du corps, ces gens aiment à afficher l’icône dans ses meilleures poses et concernant les Chogokins, celà se comprend : ça fait partie de la recette. Pose. Phrase de déclenchement. Tatane-dans-sa-gueule ! Toute une institution.

Mettre en route le Mazinger Z DX est un peu fastidieux. Les naïfs ayant cru s’en sortir avec un quadruplé de piles AAA en reviendront vite : il faut 3 piles dans la base donc. Mais encore 2 piles dans le module du torse du robot pour son éclairage et ses effets vocaux. Et encore 2 piles dans l’alignement de 2x 3 moniteurs servant de télécommande ! Encore un non hommage au crétin ayant mis un système d’ouverture de cette dernière qui nécessite un cure-dent alors qu’un simple pousser-coulisser aurait suffit.

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Ensuite habiller ou déshabiller son robot n’est pas si simple non plus. Bandai à cru bon de remplacer les bons vieux aimants des DX millésimés 80’s par des versions plus réduites, moins puissantes, et nécessitant donc le clipsage de ces parties essentiellement plastiques. La haine commence à poindre lorsque l’on cherche à poser l’armure sur l’avant-bras de son Chogokin : de fortes chances que ce dernier se détache. Certes, c’est prévu, mais l’auteur du système d’attache pourrait-il se faire hara-kiri SVP ? On a là un système d’une stupidité ultime, qui consiste en l’alignement de 3 tétons ridicules pour viser un axe qu’on devra combler d’une pression bien ferme sur un relief mécanique (câble) du coude en position relevée à 90° pour faire clipser le picot de fixation. Sans entrer d’avantage dans les détails de la situation, je vous promet pour les non-initié soit de la casse ou de l’incompréhension, soit jusqu’à 1/4 d’heure perdu pour essayer de fixer le clips récalcitrant ! Hallucinant !

J’ai réussi à re-fixer l’avant-bras droit en 10 minutes, pour le gauche j’ai abdiqué au bout de 20 et préféré soumettre l’option Drill Missile Attack qui avec un autre accessoire, permet de présenter le Mazinger avec un coude recourbé à l’extrême prêt à arroser l’ennemi un peu trop arrogant.

 

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En équipement final, toute armure, le Mazinger en impose. C’est gros, c’est beau (malgré les traces de doigts quand on aura forcé pour re-fixer les avant-bras), et bien que toujours pas du poids d’une oeuvre de Fewture, ça a de la gueule. Là où le bas va blesser de nouveau, c’est quand on tentera de Poser au plus noble sens du terme la figurine. Déjà, tout se barre en couille du moment qu’on doit forcer un peu à un endroit. C’est dommage. Abstraction faite, si la partie supérieure du robot est bien articulée, il n’en est pas de même pour les membres inférieurs. N’espérez pas agenouiller votre Mazinger DX (trop noble ?!?), les reliefs à l’intérieur des aisselles empêchant de prolonger tout mouvement trop loin (en résumé : calbuth’ de prétentieux qui bloque les libertés de mouvements) ! Donc entre la pose bien droit et celle kékos-musclor, il n’y aura pas beaucoup de variantes au niveau des jambes, dommage again…

Je ne m’étalerais pas non plus sur les options sonores, parfaitement superflues pour qui se contente d’afficher le bestiaux sans autre prétention. Toutefois, il est admirable de noter que 3 chansons intégrales sont inclues en plus des différentes phrases d’attaque stockées dans le module. Je tempérerais cet enthousiasme par le fait de, 24H après déballage, ne toujours pas avoir trouvé la combinaison qui me permettrait de simplement passer sur ON ou OFF l’éclairage du robot sans brouhaha sonore…

 

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CONCLUSION

C’est bien d’avoir pensé à célébrer un mythe, une légende. C’est noble d’avoir poussé le détail à ce que les technologies récentes nous proposent en injection plastique et moulage métal. La finition peinture est remarquable. Les détails du squelettes trés poussés, jusqu’aux vérins vraiment mobiles des pieds. L’équipement est réellement complet et l’objet magnifique. Mais…

 

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Cette impression de boire un café froid ou un soda chaud persiste… entre le hangar Deluxe lui aussi mais pas foutu de recevoir tous les accessoires en même temps bien qu’on ait inventé le Légo depuis belle lurette… cette posabilitée médiocre et ces fixations qui frisent le non-sens parfois… on se dit rapidement que Bandai à raté le point essentiel dans cette réalisation : le facteur émotion.

 

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Je me rappelle quand j’ai déballé mon Tetsujin DX d’occasion… cette électricité dans l’air, ces sentiments, et cette affection par dessus tout pour un objet taillé au mieux du possible pour répondre aux attentes de l’époque et même plus loin. Certes il n’était pas parfait. Certes il souffrait aussi de quelques défauts. (Certes, occasion.) Mais on avait là un objet taillé avec le coeur pour un public qui encore ignorait tout des geekeries actuelles et un fabricant qui se donnait au-delà de ce qu’il était possible de faire par moult ingéniosités de réalisation. Avec le Mazinger DX, on a un bel objet collector, mais pas vraiment envie de l’approcher ou le manipuler. Ca fait un peu classe-snob sans surpasser les standards, genre ramasse-poussière qui au final irait bien avec la collec’ de chats en porcelaine, et ça, passer à côté du coeur du fan de base, c’est vraiment dommage.

 

A refaire Bandai : y’a Grendizer qui t’attends en Europe ! 😉

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Un projet de loi que les députés n’auront jamais le cran de proposer

Ah, on en entend de biens bonnes en ce moment, hein ma bonne dame ! Entre 2-3 guerres et autres dessous de table, ces derniers jours la mode est au scandale alimentaire. Un scandale qui en fait, sous les regards offusqués de la foule, révèle une bien triste autre vérité : TOUS CONSOMMATEURS IRRESPONSABLES !

 

POLLY-POCKET

J’ai un peu de mal à ne pas rire quand je vois cette bourgeoisie offusquée de servir à table Titi De La Maroufle, joli trotteur, pas moins comestible qu’un escargot, qu’une grenouille ou qu’un fromage bien fait. Certes, au delà de l’émotion du meilleur ami (bien cuit, comme Pedro au comptoir) de l’homme qui ne manquera pas de faire chougner la petite dernière à table, je comprends également ce sentiment de tromperie. Mais honnêtement… êtes-vous naïfs au point de ne pas vous douter un peu des entourloupes de l’industries alimentaire ? Vous croyez-qu’il y a quoi dans un steak Mac Do pour mettre moins de viande de boeuf 100% français ? Et oui, comme la majorité bêlante, vous regardez ce qu’on pointe du doigt pendant que derrière vous passent en toute facilité les plus évidentes magouilles. Un beau filet de poulet KFC, y’a quoi dedans en vérité ? 100% de poulet ? Laissez moi rire…

 

MIEUX VAUT TARTARE QUE JAMAIS…

Alors quand on viens de son meilleur air outré trouver abominable qu’il y ait du cheval dans son plat cuisiné industriel, j’ai juste envie de dire une chose : à la cuisine mon pote ! Et fissa !!!

D’abord, rien ne t’oblige à consommer de l’industriel-tout-fait, à part une fainéantise qu’on t’inculque pour te faire croire que tu seras plus rentable le lendemain au boulot. Oui, j’avoue que les célibataires sur ce coup ont droit d’exception car faire la cuisine dans ces circonstances n’est pas forcément rentable ; cuisiner se fait pour un minimum de quantité, pas juste un estomac. Ou alors penser à congeler. Ou se forcer à manger le même truc plusieurs repas d’affilée. Pas top. Mais pour la famille, qu’on arrête de me faire croire que les barquettes XXL sont la panacée économiquement ; c’est juste une foutaise.

De surcroit, Polly Ponay est plus que comestible si l’on creuse au delà de son regard vitreux qui en dit long sur son intelligence de brouteur. Personnellement, j’aime pas trop cette viande, mais j’avoue qu’en tartare elle dégage un arôme particulier bien plus intense que le classique boeuf. Enfin… c’est une question de goût tout ça, pas de toxicité. Et vu que, comme les hommes, les chevaux ne sont pas éternels, autant assurer leur reconversion en ce temps où le prix du boeuf flirte avec celui des produits de luxe.

 

DERRIERE LE GROS TITRE, LE FAIT REEL

Là où je deviendrais carrément hargneux, c’est quand je vois cette masse de consommateurs abrutis (il faut bien l’avouer) ne pas tiquer sur un phénomène hallucinant : le nombre de bornes que parcourent les produits pour finir dans nos assiettes. Et là il y en aurait long à dire.

A ce jour, on vous saoule avec l’écologie, l’économie de ressources, la pollution à réduire et l’énergie gaspillée. Vous vous serrez la ceinture, faites des efforts… mais à aucun moment vous ne percutez vraiment que pour vos lasagnes à la con, la viande a fait un périple de plus de 5.000 bornes pour atterrir jusque dans votre assiette ! A croire que le boeuf (ou cheval, au choix) ne pousse pas en France…

 

LA LOI QUE LES DEPUTES N’AURONT JAMAIS LA DEMI-COUILLE DE PROPOSER :

Il est où le gars dans l’hémicycle qui un jour fera remonter ce simple fait, qu’on peut résumer tant pour l’alimentaire que plein d’autres choses, tenez, par exemple les fleurs. Ces jolis pistils tendus et colorés chez votre fleuriste, vous savez combien de bornes ils font jusqu’à l’échoppe ? Oui, une vague idée, vous savez comme tout le monde que la Hollande est tant producteur que plaque tournante de ce marché. Là où ça devient hallucinant, ce que votre bouquet une fois en France passera sûrement par Paris ou la Bretagne pour import, puis sera descendu jusque dans le midi chez le grossiste qui devra le ré-expédier vers Paris à votre centrale d’achat pour que finalement il vous parvienne à vous, professionnel tant du Languedoc que de l’Isère. Y’a pas un bug là ? En fait, votre fleur ne coûte quedalle à la base ; par contre vu le pétrole qu’elle consomme, on se doute que la facture va monter de manière exponentielle pour qu’elle puisse finalement crever chez vous au bout de 5 jours sur la table du salon. Et ça n’est qu’un exemple parmi d’autres…

Alors mon député, ô beau député au salaire à 5 chiffres et aux primes dorées, quand est-ce que tu nous la sortira ta proposition avec un peu de poil pour dénoncer cette stupidité industrielle qui empêche de favoriser les produits de proximité et contribue à la destruction globale de notre petit paradis bleu ?

Ma proposition est toute simple :

Pour des produits bases, tels que légumes ou tout entier non soumis à l’assemblage, de simples étiquettes couleur :

  • Vert : les produits qui ont parcourus moins de 100km autour du site de production.
  • Bleu : ceux qui ont parcourus moins de 500km.
  • Rouge : ceux qui en ont parcouru plus de 500.

 

Ont peut imaginer la même chose pour les produits assemblés tels que plats cuisinés et autre bien materiels :

  • Blanc : assemblage de produits provenant de moins de 500km autour du site de production.
  • Noir : assemblage de ceux nécessitant des produits disponible au-delà des 500km.

 

Je crois qu’il est un peu temps de faire évoluer ce consommateur irresponsable qu’on a fabriqué depuis plus d’un siècle vers des notions un plus saines, claires, que même l’imbécile de base peut comprendre pour que toute l’économie, la viabilité de la planète et même la santé en profitent plutôt que de crier au scandale sur une toute petite affaire qu’on aura bien vite oublié.

Faire tomber ces rayons fruits & légumes de grandes surfaces qui vendent de la merde toutes saisons confondues et redécouvrir que non, en hiver on ne peut pas bouffer d’asperges par exemple : c’est pas la période ! Que localement le produit frais existe et que si tout le monde s’y met, il y a moyen de permettre à son prix de descendre à un niveau abordable pour tous. Le frais n’a aucune raison d’exister en supermarché ; il y a des tas de petits maraichers locaux qui font des produits super, même si esthétiquement il faudra faire quelques efforts car non, une pomme n’est jamais parfaitement ronde et oui, il peut rester un peu de terre dans une salade.

Merdalors !!!

On s’réveille ou bien ???

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