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LE French Electronic Underground

Horizon Zero Dawn – Le test

PREAMBULE

Pas facile de trouver une intro quand on sait comme la presse vidéoludique s’est déjà astiquée sur ce titre. Mais je vais quand même donner mon avis. Celui d’une personne posée, aux avis pas sous entendus par les nombres d’encarts pub’ vendus, et qui a bouffé assez de jeux pour te remplir une armoire normande de 3″ 1/2 et de CDs. Et qui faisait un demi craquage de slip en écrivant OSEILLE à l’envers sur une calculatrice pour épater une fille à la récré.

PREAMBULE – SPOILER

Et ça n’a jamais marché.

 

Que la fête commence !

INTRO

Bon, maintenant qu’on est dedans, t’as une idée de la situation ? Oui, ça va être le test de Mr Tout Le Monde, loin de ces aspects masturbo-techniques qu’usent les jeunes pigistes pour étaler leur savoir. Du nature, du feeling tout en restant conscient des performances techniques exposées.

Pour être honnête, la PS4 je l’avais achetée uniquement pour The Last Guardian, me disant « Tu fais le jeu. Tu le refais peut être. Et tu lourdes tout ça car t’auras vécu l’experience que tu souhaitais et t’as déjà un bon PC pour jouer sinon ». Un plan simple. Sauf quand sont arrivée ces vidéos. Vous vous rappelez, les petits gars bien propres tout simples à la voix au volume constant qui disaient juste « ah bein nous on vous a fait ça : un p’tit jeu ou en fait c’est open world post apo’ avec du robot que vous ne buterez même pas de la même manière que votre voisin si ça se trouve ». Oh oui, HZD j’en avais envie comme chacun en voyant les trailers distillés à l’approche de sa mise à disposition. Il m’a déclenché ce sur-gonflage au niveau du calcif alors que, je le rappelle, je suis censé utiliser de pilules bleues pour accéder à ce genre d’agrément à présent. Et comme beaucoup d’entre vous, j’ai eu cette vision shamangeeke ternie qui est à l’esprit ce que la modération est au forums :  ce souvenir de Heavenly Sword. Un jeu magnifique et emplit de belle intentions, mais finalement « jeu d’infographistes », avant tout fait pour être beau et représenter les capacités d’un matériel plutôt qu’être un plaisir à utiliser. En langage courant, on appelle ça « une démo+ » tant ça ressemble à du code de DemoMaker, l’interactivité en plus pour faire bien. Mais bon, rien ne repousse les prétentions des marketeux numériques et donc ça a existé comme bien d’autres titres de la même trempe, tant pour le bien (aspect) que le mal (gameplay) de la console. Mais certainement pas vraiment pour le plaisir de ceux qui aiment jouer.

HZD est donc arrivé devant moi comme une victime potentielle de bifle que même un Kratos survolté ne saurait exprimer. Une méfiance instinctive demandant qu’au delà du visuel on puisse manipuler pour se faire une vraie idée du produit et savoir si c’est réellement destiné à donner du plaisir de jeu ou juste faire beau devant ses amis posés dans le canapé.

 

Discrétion, toujours…

HZD – L’univers

Ça n’est pas de manière anodine que je me permets un détour par cet aspect plutôt que balancer une intro réelle sur le scénario du jeu. Quand tu lances HZD la première fois, tu te prends forcément au visage une densité d’environnements rarement vue. J’avoue, tout connard que je suis, avoir immédiatement cherché les patterns dans ce qui constituait mon univers. Et quand au bout de 12 minutes je n’ai toujours rien trouvé de « trop similaire à » ai dû me résoudre à admettre que : ouais, jeu d’infographiste peut être, mais par des « qui en veulent » tant la dissimulation était réussie. Bon point.

L’amène de HZD est d’une subtilité rare car comme vous le découvrirez plus loin, les gars ont quand même réussi à vendre ce qui pourrait tout autant se résumer à un simulateur de chasse. Mais habillé d’une manière magnifique et régulé avec un gameplay (-so casual- mais merde ; faut que tout le monde puisse jouer en 2017) perché sur de petits oignons confis comme dans un restaurant 5 étoiles. Certes recette il y a, mais elle est ici appliquée avec une maestria et un équilibre qu’on voit trop rarement dans le jeu vidéo.

Vous vous ne lasserez pas des panoramas à dos de Longs Cous

En référence tout le monde y est allé de son Far Cry 3 like et c’est tout à fait juste. Le « mapping » se compose d’une manière similaire et on vous laisse libre choix entre « y aller à la bourrin » pour tracer dans l’histoire ou « vous la jouer sophistiqué » pour plutôt vous consacrer aux évolutions de votre personnage. Le principe est donc très proche, à la différence prés qu’on vous laisse un peu moins sentir l’univers scripté et claustrophobe des productions Ubisoft. Car la magie est là : HZD réussi à faire cavaler le joueur dans tous les sens sur la map sans que cela devienne systématiquement corvée. Vous constaterez qu’il est fréquent de s’en aller pour une quête éloignée et, perturbé par les autres activités de cet univers, dériver vers d’autres tâches sans forcer. Au point d’en oublier la ligne principale. Magnifique !

Sur cette partie HZD est une leçon magistrale. Les quêtes ne sont pas les seules activités. On peut partir en récolte de fourniture pour mieux bosser sa partie craft et améliorer rapidement son personnage. Ou expérimenter de nouvelles bestioles pour en comprendre le fonctionnement et optimiser les combats en votre faveur en prévision des prochains traquenards. L’environnement est tellement riche qu’on choisi volontairement de parcourir l’aventure à pied pour se faire des instants extase plutôt que choper de la monture ou du teleport. Et ça, je dois admettre : aucun jeu ne me l’avais fait avant (malgré d’amples invites).

 

Oui-oui, ça fait bien 30 mètres un Long Cou !

L’histoire

L’histoire est un bateau, pas plus ou moins bien fait que ce que les standards nous imposent : lisible, et hélas prévisible. Des dialogues, nombreux, on apprendra à se passer tant ils  ne servent pas à grand chose dans l’avancement de notre situation. On « fait comme », limite comme dans la vraie vie et s’en foutre devient courant même si la richesse de cet univers mériterait de l’intérêt. Il y a une autre essence, qui elle pourrait limite se passer de scénario tant elle suscite l’excitation…

 

L’action

L’action oui. On a tous vu ces trailers spectaculaires sur les phases de combats du jeu avant sa release. Et si l’on est tous sur une échelle d’humanité normale : ça nous a tous fait faire une tâche dans nos sous vêtements. « Trop beau », « Trop maniable »… de quoi largement douter sur le « Once in hands » du produit de Guerilla Games. Et sur ça… la bifle est magistrale !

Party Time !

Ces gens on su autant innover que repomper sur de classiques bases récentes tous les fondements de leur gameplay. Et cet espèce de mix mutant de GTA sur fond de crétacé robotique fonctionne très bien.

Votre principale activité dans HZD sera, au delà de l’exploration, les combats. Utiles pour compléter les objectifs qui se découvrent à vous, ils seront aussi nécessaires pour améliorer votre équipement. Une partie non négligeable de loot & craft est recommandée pour ne pas tomber bêtement en panne de munitions et profiter d’optimisations complètes d’armes et accessoires au fil de la montée en difficulté.

Une partie inventaire & craft non négligeable…

Les éléments disponibles sont généralement proposés sous 3 qualités : courante, haute et très haute. Armes et accessoires peuvent, à un certain niveau, être améliorés avec des effets passifs qui pourront parfois vous sauver la mise. D’autre parties peuvent elles aussi être améliorées, notamment les capacités d’inventaires qui éviteront quelques aller-retours de délestage dont on aime se passer.

Vous disposez de 4 armes en simultané, basculant ilico de l’une à l’autre, le reste étant stocké dans l’inventaire. Certaines offriront parfois 2 à 3 types de fonctionnement ou munitions, vous laissant jusqu’à une dizaine d’options de d’armement disponibles illico. Rajoutez des pièges à poser et des potions de buff’/protections temporaires et vous pigerez rapidement qu’il est impératif de maitriser vos changement d’armes / items à la volée si vous espérez survivre plus de 2 minutes face à une créature hostile.

 

Paie ton simulateur de chasse !

Un poil exagéré mais enlevez l’habillage et le scénario, et vous admettrez sans peine que HZD peut être résumé à ça : de la chasse. Mais quelle chasse classe Sasha !

Vos premières rencontres vous feront vite comprendre qu’une chose est primordiale chez les chasseurs : l’humilité. Vous serez parfois surpris comme le dégommage d’un simple bipède ou autre entité pas trop massive ni belliqueuse peut dégénérer en une cinglante bérézina. Les robots ont des comportement animaux et se baladent donc rarement seuls. Vous apprendrez rapidement à gérer les réactions de chaque type rencontré pour vous adapter. Certains donnent l’alerte, d’autres fondent ensemble sur vous ou au contraire détalent à toute vitesse. C’est par la pratique que vous découvrirez ces multiples géniales mécaniques de comportements qui donnent au jeu une sympathique profondeur. Mais ça ne sera pas suffisant pour vous affirmer comme dominant du secteur.

Adapter ses méthodes de chasse selon les proies…

Chaque créature mécanique est architecturée autour de points forts & faibles ainsi que d’autres pièces souvent propres à leur type. Il peut s’agir d’armes tout comme de précieuses ressources, généralement protégées par de généreux blindage. L’observation et la compréhension de chaque modèle sont donc sévèrement recommandés, surtout quand on voit le gain d’efficacité pour mettre toutes les chances de son côté lors du combat. L’arc sera votre matériel de prédilection, pouvant être décliné sous plusieurs spécialité, snipe et flèches incendiaires incluses. Il pourra également servir pour tendre des pièges de différents types, ajoutant à la confusion potentielles lors de l’affrontement d’ennemis multiples. Mais connaitre la faune et vos armes ne sera pas suffisant.

Les pièges à votre disposition sont particulièrement efficaces à une condition : d’être placés aux bons endroits. Là encore, un peu de patience et beaucoup d’observation vous permettront de comprendre les mécaniques des bestioles. Si elles font des chemins de ronde ou trainent juste dans leur zone. S’il n’est pas plus sage de tenter l’embuscade dans un goulet plutôt qu’une grande prairie. Si une retraite est facilement possible depuis votre point d’attaque… le terrain de bataille se révèle d’une grande importance dans vos chasses pour user efficacement d’outils explosifs ou paralysants redoutables.

Les zones confinées sont également spectaculaires !

Lorsqu’on mélange toutes ces possibilités l’ensemble devient détonnant. On planifie sournoisement ses attaques pour les adversaires au dessus du menu fretin. Genre faire fuir des quadrupèdes peureux mais gavés d’items vers un câble paralysant leur barrant toute la route de manière à mieux pouvoir sniper leur exact point sensible pour une série de one-shots. Ou se tracer un chemin de retraite à coup d’explosif qu’une bestiole aussi rapide qu’énervée s’empressera de déclencher en tentant de vous exterminer. Une fois au sol, vous lui balancerez une bombe paralysante pour mieux pouvoir l’achever au corps à corps. Il m’est même arrivé d’attirer une meute de robots belliqueux vers d’autres encore plus hargneux pour qu’ils s’éventrent entre eux !

Vous avez tout loisir de pratiquer une chasse en mode bourrin ou beaucoup plus subtile, de réduire les temps de combat en utilisant vos connaissances du bestiaire et du terrain. Et le démantèlement de chaque robot est réellement une partie de plaisir. Leurs points faibles sont généralement peu accessibles ou sérieusement renforcés, nécessitant de frapper d’autres parties du robot pour être rendus vulnérables. Accroupi dans les herbes, il faudra attendre le bon moment pour espérer faire les plus gros dégâts sur vos ennemis mécaniques. En cas d’échec, vous verrez probablement une partie d’armure de l’ennemi sauter et ses points de vie à peine descendre, vous laissant une poignée de secondes pour décider s’il faut continuer l’offensive, quitte à passer dans un mode ralenti quelques secondes pour vous permettre Le shoot ultime, ou plutôt jouer le mort en voyant tout un troupeau rappliquer suite au raffut, ou encore juste détaler pour isoler votre victime, l’amener vers des pièges. HZD vous apprend rapidement une seconde chose de la chasse : le sang froid.

La localisation précise des dégats offre une excitante variété aux combats. Sorti du point faible ultime que l’on atteint vraiment rarement sur une victime agile ou au blindage généreux vous pourrez opter pour d’autres méthodes. Mettre HS ses capteurs de vision par quelques headshots. Insister lourdement sur quelques membres pour ralentir ses déplacements. Ou dégommer son armement pour n’avoir plus que quelques coups de pattes à éviter. Accessoirement, une arme d’hostile détachée d’un robot massif peut devenir votre histoire de redécouvrir les plaisirs technologiques de la pulvérisation laser !

Tous ces éléments combinés offrent des combats plaisants et variés qui font totalement oublier que le bestiaire n’est pas dantesque. En fonction du joueur une situation peut totalement basculer et partir en vrille, au point de devenir le gibier de sa propre chasse, tout autant qu’une « idée de désesperé » peut fonctionner. Et ça dans HZD c’est vraiment appréciable ; son essence sûrement.

 

 

Répétitivité

Avant de mettre la main sur HZD c’était ma seconde grande hantise. Le jeu ne va-t-il pas tenter de juste tricoter autour d’un gameplay virant au poussif à force de faire et refaire les mêmes choses ? Je pense avoir été clair pour la partie combat : c’est du tout bon et la seule chose qui vous surprendra est l’absence d’ennui.

Traque…

Concernant les quêtes, elles sont assez nombreuses et différentes bien que s’éloignant rarement du principe de chasse. Certains objectifs se rapprocheront de l’infiltration pure, même si la souplesse du jeu vous accordera d’y aller en mode Rambo. Loots & crafts imposés ne sont pas une tare, venant ponctuer par des pauses méritées vos cavalcades aux 4 coins de la carte. Vous trouverez même des sortes de donjons mais je vous laisse la surprise. Et pas mal de missions secondaires sauront vous écarter de votre chemin histoire de faire durer le plaisir de la découverte de la map. Car il est là le dernier ingrédient du jeu : le monde HZD.

Rarement on aura vu un travail aussi riche sur la partie décors d’un environnement. Les endroits sont variés et chargés. Jour et nuit ont leurs cycle, tout comme la météo, et le fait qu’ils changent rapidement renforce l’impression de ne jamais recroiser le même endroit. Pour être clair, même si obtenir une monture pour des déplacements plus rapides se fait tôt dans le jeu, j’avoue l’avoir parcouru essentiellement à pied juste pour me régaler la pupille de panoramas envoutants, qu’ils soient sombres ou bucoliques. Alors faire des aller-retours ou détours qui nous gavaient tant dans d’autres jeux devient ici un plaisir rajouté à l’exploration. Un ciment qui fait que ces différentes parties de gameplay pas forcément inédites se réunissent d’une manière aussi généreuse qu’appréciable dans HZD, servant l’aventure avec un grand A sur un plateau d’argent.

 

Différentes montures à apprivoiser sont aussi à disposition

Technique

Là on est dans le State Of The Art comme on dit. Je ne m’attarderais pas plus sur le visuel qui a déjà fait couler tant d’encre ; on frise l’excellence. Les contrôles du personnage, une fois maitrisés, s’avèrent parfaitement efficaces. Changement d’armes à la volée et bullet-time bien placé seront souvent source de vos succès.

Le bestiaire, sans être extrêmement varié, offre assez de comportements pour qu’on oublis les assemblages de scripts qui se modifie devant nous. Le jeu s’adapte aux situations comme le joueur et rien n’est vraiment gagné d’avance dans les combats au dessus de l’alimentaire. Petit reproche : on en viendra presque à regretter que les robots ne soient pas plus sensibles à notre détection parfois tant c’est étrange de les voir passer à moins de 3 mètres pendant qu’on est planqué dans de hautes herbes. Tout comme le phénomène de zones qui cantonnent chaque troupeau dans des endroits limités d’où ils ne sortiront pas pour nous poursuivre. Un bon run bien long avec 12 tonnes d’acier en furie aux fesses ça aurait été bien drôle, quitte à mettre la zizanie complète sur la map ! ^^’

Les temps de chargement sont plutôt rares et ponctuent essentiellement vos morts. Ils ne sont pas pesant vu la quantité d’éléments offerts en pâture. L’équilibre est excellent entre actions et moments narration bien mérités pour laisser retomber la pression. Et c’est naturellement que vous vous écarterez souvent de votre chemin juste pour le plaisir d’un panorama comme on aimerait en voir plus souvent dans les mondes ouverts.

Petit bémol sur l’ambiance sonore qui tape peut être trop dans l’ambiance et pas assez dans le musical. Il n’y a pas vraiment de personnalité dans les compositions ce qui est bien dommage car avec pareil univers, la musique au delà de l’atmosphère aurait mérité d’être un poil typée. Même bémol pour la spatialisation des bruitages qui se révèle décevante au vu des possibilités offertes et mériterait même un petit lifting. Détail qui s’avère même très gênant quand on est tout stressé, planqué dans les herbes, au beau milieu d’un troupeau de robots pas très contents qui nous tournent autour et dont on arrive pas vraiment à localiser le plus proche juste à l’oreille.

 

Conclusion

Quand un jeu commence à vous faire oublier l’heure qui tourne de manière trop régulière et que les « A 23 heures j’arrête » se transforment en « ho tiens ? Déjà 3H30 du mat’ ??? » c’est qu’il se passe clairement quelque chose. Que vous faites plus qu’intéragir avec des trucs sur écran ; vous êtes dedans. HZD est clairement un jeu de 2017 profitant de la puissance offerte par la console pour s’offrir le luxe de détails qu’on aurait guère pu imaginer avant. C’est clair, limpide, maniable, bien au delà de ces titres tape à l’oeil surdécorés autour d’une jouabilité discutable, voire douteuse parfois. Il est évident que le titre de Guerilla Games est aussi une démo pour leur moteur 3D maison qu’on recroisera sans doute sur d’autres titres bientôt (un certain Kojima à craqué dessus…), mais à aucun moment il ne fait dans le « hey t’as vu ce qu’on peut faire » au détriment du joueur ou dans une inutilité barbante. Tout est posé avec une justesse qui laisse sans voix.

Quand j’ai commencé l’aventure, je ne me doutais pas qu’on me ferait aimer la chasse à ce point là, et rien que pour ça ce titre est génial (ça aurait été top si l’on avait pu se passer de tuer des animaux pour le craft). Je n’avais pas imaginé qu’un monde ouvert pourrait être à la fois si dense, fluide & magnifique. Certes vous oublierez vite le scénario plan-plan mais ce ne sera pas une perte, échangé contre tout ces sentiments procurés, en particulier stress, adrénaline & émerveillement. Oui, vous saurez vous en passer car en fait comme chaque joueur vous vous approprierez HZD et y construirez la meilleure histoire : la votre.

 

#GG les GG !

 

 

Les bons réflexes en cas de virus ou malwares…

Depuis les années 1980, explosion de l’informatique dite « personnelle », les virus aussi ont suivi cette croissance galopante, toujours plus nombreux, toujours plus vicieux. L’an 2000 a ouvert la caverne d’Ali Baba pour ces menaces avec l’avènement du tout connecté, multipliant de manière exponentielle les ports d’entrées sur nos machines. Autant dire que les Black Hats n’ont pas mis longtemps à comprendre pour s’engouffrer dans la brèche béante et exploiter le juteux nouveau filon. D’où la présence impérative sur une machine numérique connectée ou non de logiciels de sécurité, pour les plus connus : l’antivirus et le firewall.

 

DES VIRUS POUR QUOI FAIRE ?

La légende veut que les premiers virus soient des applications involontaires issues de la DemoScene (ces gens qui programmes des trucs de dingue en 64K par exemple). Tantôt par proof of concept pour démontrer la perméabilité des systèmes informatiques, et aussi plus souvent par prétention : je me souviens de ces disquettes Amiga rendues inutilisable ; leur boot sector ayant été ré-écrit par un programme pour y mettre l’intro d’un groupe Warez bien connu… il n’y avait pas réellement d’intention de mal mais au final les programmes stockés à l’origine sur les supports étaient pour la plupart rendu inutilisables, le boot servant souvent de protection software.

La majorité des con-cons à gros cerveau qui développent des virus depuis le font dans l’idée de challenge. Et puis pour faire chier un peu le monde aussi, histoire d’essayer de faire parler d’eux. Ça n’est qu’au milieu des années 2000 qu’ont commencé à réellement apparaitre les « menace intéressées ». L’idée n’étant plus de jouer avec des trous de sécurité mais bien d’exploiter l’utilisateur pour en tirer quelques bénéfices. Les informations bancaires sont devenues la première cible privilégiée. Puis les codes utilisateurs, logins et autres mots de passe. Puis finalement ce petit monde sentant le sébum a réalisé qu’il était pas mal aussi de mettre la main sur le contrôle de ces machines. Juste histoire de pouvoir en faire des outils pour… infecter d’autres machines par exemple.

Les derniers « génies » en date sont probablement ce qu’on peut considérer comme la lie des hackers : les diffuseurs de ransomwares. Les ransomwares sont juste des variante de virus dont l’objectif principal est de pénétrer un système pour en toute discrétion en encrypter le contenu à l’insu des utilisateurs. Une fois l’opération faite, ils se contentent d’afficher une fenêtre mettant à jour un chantage à la clé de décodage pour restituer le contenu ainsi crypté.

Il est donc loin le temps des petits virus con-cons qui inversaient simplement les directions du curseur souris en guise de blague. Aujourd’hui c’est plutôt un marché de fumiers bien lâches qui préfèrent du haut de leur inexistant courage s’en prendre à des particuliers plutôt que braquer des banques. En terme technique on appelle cela des Script Kiddies (ou des Sous Merdes, c’est selon). Il convient néanmoins d’être informé de tout celà ; d’où cet article.

 

LES PORTES D’ENTREE

Comme vous l’avez lu précédemment, plus une machine est connectable, plus elle est exposée. Aujourd’hui vous pouvez sombrer dans une tornade de paranoïa si l’on vous liste l’intégralité des endroits de votre machines susceptibles de servir de vecteurs d’infections.

En premier lieu, les supports de stockage sont tous de potentiels nids à virus. Raison pour laquelle les éditeurs logiciels aiment vous rappeler qu’il faut acheter des originaux depuis des source sûres. D’ailleurs aucun personnel d’éditeur n’a jamais développé de virus lui ; ce serait comme un éléphant qui tue un lion… oh wait ! ^^’

Ces dix dernières années ce sont surtout les clés USB, très baladeuses comme le veut leur principe, qui ont été visées. On ne saurait, si ce n’est déjà fait, que trop vous recommander d’interdire la lecture automatique sur ces périphériques. Le reste des menaces, grosse majorité, est depuis distribué via les réseaux, soit par des pages web mal intentionnées, soit des extensions de navigateurs nuisibles (spywares), soit encore le téléchargement par l’utilisateur de fichiers vérolés à son insu.

 

DES VERROUS POUR LES PORTES D’ENTREE

Je démarre sur la conclusion de ce paragraphes, puisque parmi les meilleures sécurités existantes du système il y en aura une toujours au dessus du reste : VOUS ! Et paradoxalement vous serez probablement aussi sa plus grosse faille.

Il ne tient qu’à vous de travailler sur un système sain en vous astreignant à une pratique rigoureuse dans la manipulation des liens et fichiers. Un lien à cliquer dont on ne voit pas clairement l’URL, à part pour des transactions hautement sécurisées, je ne vois pas trop à quoi ça sert alors en général quand je tombe dessus… je fais plutôt l’impasse. De la même manière que ce fichier joint dans un e-mail par un correspondant inconnu, ou étrangement pas à la même adresse e-mail que l’utilisateur que je connais déjà, devrait aussi vous mettre la puce à l’oreille. Et si vous êtes des téméraires (ou désargentés) qui naviguent dans les eaux pirates, remarquez qu’un bon vieux fichiers warez avec beaucoup de sources à bien plus de chances d’avoir des commentaires confirmant qu’il est « sain » par rapport à d’autres aux descriptifs élogieux et à la taille exagérément différente. VOUS êtes 80% des risques d’infection d’une machine ; si vous souhaitez bosser serein imposez vous donc un peu de rigueur.

Les authentiques verrous des systèmes numériques actuelles sont bien sûr les antivirus. Depuis qu’ils peuvent se connecter sur le web pour se mettre à jour, ils sont devenus extrêmement performants, alliant la puissance d’une base de données des menaces et des algorithmes modulables de reconnaissance, le tout en quasi temps réel. Mais comme tout le monde le sait : en informatique le 100% n’existe jamais. Il y aura donc toujours ces failles qu’on découvre un jour mais qui ont eu le temps de… c’est ce qu’on appelle les Zero Day et généralement les éditeurs de solutions de sécurité sont très rapides à fournir les patchs pour les corriger. Votre confiance donc en votre antivirus peut se faire à, comme pour le dicton informatique, presque 100%.

Un logiciel chargé de la surveillance des fichiers ne devenait plus suffisant avec l’avènement d’internet et toutes les parties système qui communiquent avec ce réseau. Ont donc été créés les firewalls, sorte d’aiguilleurs du ciel mais dans vos appareils, chargés d’analyser et gérer le trafic sortant et rentrant sur vos machines. Ces murs de feu sont généralement une méconnaissance du public et c’est bien regrettable. Apprendre à les gérer permet de mettre en place des principes de sécurisation « maison » et autant dire qu’un script de hack qui arrive sur un mappage de ports redistribués, lui même redistribué sur une autre table derrière n’insiste jamais trop longtemps à vous casser les cacahuètes en sondant votre matériel. Si l’on ajoute à cela des règles de comportement avec des endroits clairement interdits, d’autres pouvant être utilisés comme attrapes nigauds pour contre-sonder les sondeurs… il y a tout un éventail de possibilités pour une sécurisation personnalisable ; tout ce que déteste les NetBots.

Je vous invite donc à vous documenter sur ces fameux Firewalls ; le mal de tête causé par les termes barbares en vaudra la peine quand vous aurez pris conscience de la puissance de cette partie de votre réseau. Et si le mal persiste je vous recommande un petit Chablis de 5 ans d’age ouvert 20 minutes avant. 😉

 

CA Y EST : JE SUIS INFECTE !

Admettons. La marmotte, toussa… pshiiit : hop ! Avant de monter sur vos grands chevaux et sortir le masque à gaz, je vous ferais remarquer qu’il convient de vérifier juste un petit truc avant de passer en mode guerre totale : que ça ne soit pas une panne matérielle. Parce que moi les claviers sans fil (je ne citerais pas Logitech !) qui mangent des lettres, alors qu’ils ont juste des piles en fin de cycle, j’en ai connu. Des black screen of death avec même plus le bouton reset qui marche : j’en ai connu aussi (c’était en fait de la chauffe composant dans la machine, souvent des condensateurs prêts à passer en mode popcorn sur la carte mère ou graphique). Généralement on distingue les phénomènes de panne des virus par le simple caractère aléatoire de leur apparition.

Bon maintenant il est probable que votre navigateur ouvre 4 fenêtres pop-up à chaque clic. Que rien ne soit cliquable sur l’écran du bureau. Ou, jackpot ultime, qu’une fenêtre vous informe carrément de la mauvaise nouvelle. Étrangement, les premières minutes où VOUS comprenez que vous êtes réellement infecté sont les plus importantes. Et votre efficacité à réagir ne vaudra que dans le calme et la rigueur.

La première chose à ne PAS faire est d’éteindre la machine. Seul cas ou je saurais vous le recommander : dans le cadre d’une activité disque dur très importante alors que vous ne faites rien d’autres que contempler en larmoyant la fenêtre porteuse du mauvais message. Là, ça voudrait dire que vous avez un malware en train de crypter sous votre nez tout votre bouzin : ne cherchez pas, éteignez d’urgence. Sorti de ce cas précis, il n’y a aucune raison d’offrir à votre infection un moyen de s’ancrer plus profondément en lui offrant l’opportunité de redémarrer sur ses propres séquences détournées. C’est important.

La seconde chose qui elle sera A FAIRE est de vérifier que vous avez encore une connectivité internet et un navigateur utilisable. Car votre sauveur ne sera pas cet article. Ni le how-to-do trouvé sur le site d’un éditeur de sécurité. Mais plutôt ce Mr Quelconque qui, un jour, à partagé la même malheureuse expérience que vous vivez actuellement et est venu demander de l’aide sur cette page forum. Du fond du cœur, je ne saurais jamais assez remercier tous ces Mr Quelconques qui par leur malchance ont finalement sauvé des milliers d’autres utilisateurs.

S’il s’avère que vous n’avez plus d’accès internet disponible, il ne vous restera plus qu’a utiliser une autre machine, quitte à vous faire prêter un laptop par un ami, pour pouvoir envisager de dépanner le problème. Pas la peine d’imaginer que votre internet va remarcher si vous rebootez la machine : dans 99% des cas ça n’y changera rien. Ah, tant qu’à faire : taxez une clé USB si vous n’en avez pas, vous en aurez besoin pour transférer les éventuels programmes liés à la réparation.

 

SEEK ‘N DESTROY !

Vous l’avez compris, le web est votre ami et il offrira souvent ces judicieux conseils pour annihiler la menace qui vous taraude. Il conviendra de rechercher plusieurs témoignages pour pouvoir croiser les informations, solutions, et déterminer ce qui sera le plus simple à appliquer pour vous.

Pour faciliter votre réparation (et éviter une potentielle propagation) on recommande généralement de déconnecter tous les périphériques inutiles de la machine infectée. Une jungle de composants à tester moins dense, et c’est tout de suite beaucoup de temps gagné pour analyser et cibler.

Les méthodes pour remettre en ordre votre machines seront aussi variée que les menaces, inutile de s’attarder sur les détails. Simple remise en place système, scan des fichiers, restauration de sauvegardes, décryptage… peu importe la manière, il vous faudra les accessoires que je vous ai déja listé : une machine annexe, sa connexion internet et une clé USB ; le stric minimum.

Les réparations sont généralement à la portée du débutant, pour peu qu’il soit capable de suivre scrupuleusement un processus. Savoir utiliser un interpréteur de commandes texte est évidemment un plus mais généralement vous n’aurez qu’a recopier quelques bouts de batch. Avant de réutiliser votre machine réparée en mode travail, pensez toutefois à bien vérifier que votre antivirus est à jour et que le firewall est programmé comme vous le souhaitez ; ce serait dommage de subir un second assaut.

 

ACHETER TES PETS (HTTP)

Il n’y a pas que vos machines connectées qui sont des cibles potentielles de hack : les sites web que vous pouvez posséder sont exposés en première ligne ! Si à l’époque des pages HTML statiques il n’y avait pas grand chose à redouter, la donne est totalement différente aujourd’hui avec le web adaptif qui nous entoure.

Sur un site web, ces ne sont pas vos données qu’on cherche vraiment à détourner. Mais plutôt le site en lui même, par ses fonctions et les outils présents ou installables. Avec l’avènement des CMS comme WordPress, ce sont des ressources faiblardes pas vraiment impressionnantes qui une fois mutualisées peuvent servir à créer des outils d’une toute autre puissance. Les objectifs ? Monter des campagnes de spam massives sans se faire localiser. Organiser des DDOS et autres attaques de gros sites par l’effet de masse. Et infecter d’autres site bien entendu.

Notez que, quel que soit votre CMS, les attaques tourneront principalement autour de 3 objets. La connexion administrateur à votre espace web. L’utilisation de commandes distantes dans votre site web. Et finalement vos précieuses bases de données qui, en plus du contenu web public, renferment souvent des informations utilisateurs juteuses. Pour sécuriser cette dernière partie, il convient d’être relativement appliqué sur les mises à jour de vos outils web. Langage, base en elle même, outils annexes… tout doit être rapidement mis à niveau dés qu’une opportunité se présente. Concernant les commandes distantes, elles sont souvent centrées autour d’une poignée de fonctions dont vous devrez jauger la nécessité. Est-il bien utile d’avoir cette extension qui envoi vos nouvelles entrées blog automatiquement sur un post Facebook ? Pouvoir administrer le site depuis mon mobile est-il vraiment impératif ? Cet outils de statistique qui échange avec un autre site est-il vraiment vital ? Vous devrez prendre des décisions pour crédibiliser la sécurité de votre site en minimisant le nombre de manières d’y accéder car sorti du web apparent que vous connaissez, il y a plein d’autres façons de se connecter et interagir avec votre espace web.

Pour vous aider dans cette quête peu évidente pour le novice, il existe généralement des modules complémentaires à greffer sur votre CMS. Et là encore, on retrouve Firewall et Antivirus. Ce dernier sera généralement basic, se contentant de signaler et bloquer des manières d’attaquer connues (transversal directory, etc…) plus que des fichiers à proprement parler. Le firewall par contre va devenir votre outils sacré ! Car avant de réagir à une attaque, il vous conviendra de la comprendre et identifier son type.

 

THE ROOF, THE ROOF, THE ROOF IS ON FIRE…

Les attaques pour se connecter en administrateur à un site sont les plus courantes. Et pour cause : les espaces web étant relativement normés, c’est souvent aux même endroits et avec les mêmes noms de page qu’on retrouve la porte d’entrée qui demande Login & Password. Les hackers usent généralement de scripts tout faits qui se contentent d’essayer des suites courantes pour tenter la connexion. L’intrusion se renouvellera donc éternellement jusqu’à ce qu’elle soit bloquée ; on parle ici de Brute Force, on essaie et si ça marche pas on passe à l’essai suivant. Avant même de développer sur les parades, il convient de faire un petit arrêt sur vos mots utilisateur. Ayez conscience de l’importance d’un login qui ne soit pas connu et apparent sur votre site. Bannissez votre pseudo ou nom d’auteur par exemple de la même manière que vous allez supprimer Admin qui est internationalement utilisé. Vous observerez souvent que vos page « about » ou « auteur » ont préalablement été visitées pour tenter de récolter une piste sur vos noms de logins. Pour vos mots de passe, je vous laisse à vos propres responsabilités sachant que plus que jamais suites, passwords déjà utilisés ailleurs et mots de moins de 10 caractères sont à proscrire.

Une manière simple de vous éviter les maux de NetBots qui harcèlent votre page login consiste en son renommage ou son déplacement dans l’arborescence du site. Cela peut être fait manuellement si vous avez les compétence, ou avec un outils externe ou plugin. L’opération est aussi simple qu’efficace et vous évitera de nombreuses entrées parasites dans les logs de vos sites.

Autre schéma d’attaque bien connu : s’en prendre à une fonction de commande distante du site visé. Là, on entre dans du délicat car ces commandes peuvent aussi bien recevoir de requêtes du site lui même que d’un site extérieur agréé (mises à jour, plugins, etc.). A vous de trier le grain de l’ivraie dans les requêtes concernant ces fichiers. Si vous n’en avez carrément pas d’utilité, n’hésitez pas à carrément retirer ces pages de fonctions d’une potentielle visibilité en renommant leur extension par exemple. Notez au passage que ces pages fonction, normalement sécurisée, demandent login & password pour leur utilisation ; ce qui peut être encore une source de tentatives de Brute Force, CQFD.

Niveau base de donnée, vous n’avez normalement pas grand chose à craindre. Leur administration nécessite un utilisateur identifié et l’usage de clés avancées pour les gérer. Là aussi, il peut être envisager de forcer l’accès en multipliant les tentatives ou effectuant des requêtes qui peuvent déborder la base et offrir une page admin’ suite à erreur. De manière générale, CMS et plugins sont parfaitement au fait de ces méthodes et bloqueront sans problèmes les accès particulièrement louches.

 

 

Pour prendre un exemple concret de sécurisation, j’utiliserais un site sous WordPress, le CMS le plus répandu en ce moment. Si vous suivez mes recommandations, votre page de login ne doit plus se trouver dans …/wp-login.php mais ailleurs ou être présente sous un autre nom. Les fichiers de commande distante tels que le fameux xlmrpc.php doivent être renommés ou supprimés si vous n’en avez pas un besoin vital. Au pire, vous pouvez les laisser tel que et déclarer dans votre firewall web que cette URL est interdite et bloquer automatiquement toute requête tentée dessus (sauf pour vos outils autorisés que vous whitelisterez, tels que JetPack par exemple).

Pour réaliser ceci simplement, je vous recommande l’excellent et gratuit Wordfence qui réuni des fonctions firewall simples à comprendre et mettre en oeuvre, ainsi qu’un log pratique pour identifier les menaces récurrents. J’invite les débutants à perdre quotidiennement quelques minutes en la lecture de ces logs ; vous y apprendrez des tas de choses qu’aucun tutoriel ne pourrait vous expliquer aussi clairement. Par exemple, un moteur de recherche qui cherche à aller sur vos page d’administration ou utiliser des commandes distantes à touts les chances d’être une fausse URL utilisée pour vous leurrer. Une IP qui sonde régulièrement des pages sans vraiment donner l’impression de parcourir le site est probablement à surveiller. Etc.

Prenez votre temps et n’hésitez pas éplucher vos logs pendants quelques semaines ; vous allez vite assimiler à quoi vous avez à faire. Généralement ce sont des NetBots, scripts pas très sophistiqués utilisé par cette sous classe de bas de cerveau boutonneux qui se prennent pour des hackers. La nuisance n’est pas énorme mais l’utilisation potentielle d’une brêche est toujours à redouter. On reconnait du NetBot par ses requêtes, répétitives et similaires malgré les changement d’IP fréquents. Vous pourriez bloquer chacune de ces IP mais étant donné leur nombre, finirez par saturer votre firewall. D’où l’usage du ban’ temporaire qui permet de calmer le jeu tout en s’évitant d’avoir un listing d’URLs bloquées trop important.

Le schéma général du NetBot est relativement simple : utiliser une base de failles connues, repérer des sites usant du CMS à failles en question, tenter, changer d’IP, re-tenter, etc. En cas de succès, le Netbot renverra les utilisations viables au noeunoeud planqué derrière son écran ayant lancé le script. Ce dernier n’hesitera pas à changer tous les utilisateurs en cas de pass compromis, ou plus simplement à intégrer ses outils pour spammer et infecter d’autres sites depuis le votre en tout discrétion. Notez qu’il existe une catégorie d’hébergeurs particulièrement (volontairement ?) incompétents qui se sont fait une spécialité de laisser utiliser leurs IPs par des Khackers (hacker avec pas de cerveau et un peu de kack’ au cul ^^’). Vous les verrez apparaitre de manière redondante dans vos logs et dans un soucis de toujours éviter la surcharge du firewall, il vous sera sans doute plus simple de bannir tout un domaine. En exemple, ruvds.com, 5×00.com, mtw.ru & example.com sont de pathétiques nids à NetBots, des milliers de sites façades entretenus par des hébergeurs complices qui stockent des quantités affolantes de scripts nuisibles ; il n’y a aucun scrupule à avoir à blacklister carrément leur domaines complets. D’autres cas plus délicats demanderont à adapter l’échelle de blocage car vous ne pouvez pas bloquer tout le trafic du Cloud Amazon par exemple juste parce que quelques Khackers s’en servent pour masquer leur localisation. A ce niveau, le blocage de Ranges (fourchettes d’IPs) semble plus raisonnable pour par exemple neutraliser les NetBots récurrents hébergés chez nos amis incompétents de Online.

Il y a également des outils web qui sont détournés de leur fonction première, notamment ceux aptes à lister les informations techniques de votre hébergement (hébergement, type serveur, versions, …) ou évaluer la disponibilité en ligne de votre site. Si vous constatez qu’un de ces services rapplique un peu trop souvent à votre goût alors que vous ne vous en êtes pas servi, bloquez directement le domaine complet sans arrières pensées (rappelez vous juste de la débloquer le jour où vous en aurez l’usage).

 

CONCLUSION

Ces exemples concrets sont les plus courants ; il existe bien d’autres formes de hack web tant en manière de technique. Si vous prenez soin de neutraliser celles que je vous ai listé, ces autre deviendront évidentes au travers de la lecture de vos logs clarifiés. Dans tous les cas : restez patient, méthodique, et n’hésitez pas à tester différents blocages car ils sont tous reversibles (enfin… ne vous blacklistez pas votre propre IP quand même ! ^^’).

 

 

J’espère vous avoir été utile dans ce petit condensé de l’essentiel pour travailler l’esprit tranquille. Comme vous avez pu le voir, il n’est pas nécessaire d’être un gourou des machines et réseaux pour en avoir une utilisation saine et sécurisée. Tout n’est qu’affaire de bon sens car quoi qu’on en pense, la pire brèche qui restera toujours sur un système numérique demeurera… l’utilisateur.

The Last Guardian – le test impitoyable

(testé sur PS4 Pro en FullHD)

(article garanti #NoSpoiler et sans OGM)

 

L’aventure vous attend…

 

PREAMBULE

Autant le poser tout de suite : je suis un fan des créations de Fumito Ueda. Déja à la sortie de Ico j’avais directement ressenti cette étrange sensation d’avoir entre les mains LE jeu que j’aurais aimé créer moi. D’abord par son gameplay, ne le réservant pas aux dieux des réflexes ou génies de la résolution d’énigmes. Mais ça à la limite, c’est juste le prétexte.

Non, ce qui m’avait réellement plu dans ce premier jeu puis le suivant c’était cette manière d’amener le joueur à une empathie profonde avec son personnage et ses complices d’un moment. Une belle princesse éthérée aussi fragile qu’intrigante qui a laissé une marque mémorable dans l’esprit de tous ceux s’étant essayé à Ico, dés le début du jeu : prendre par la main cette entité pour la faire traverser un pont qui, finalement, s’écroule et sentir au travers des vibrations de la manette son cœur battre plus fort alors qu’on ne la retient plus que d’une ferme poigne pour qu’elle ne tombe pas… il ne fallait pas mieux pour poser l’ambiance de ce petit chef d’œuvre.

On a retrouvé cette intention de duo et complicité ensuite dans Shadow Of The Colossus avec un cheval pour compagnon allant au delà de l’utilitaire pour parcourir les magnifiques paysages de l’ile des géants. Et là aussi, tout le monde se rappellera particulièrement de la scène avant le boss final qui nous a tous brisé le cœur après toutes ces heures d’aventure partagée.

Petit bonhomme de chemin…

 

Les projets de Fumito Ueda sont atypique dans un univers du jeu AAA qui veut qu’on use jusqu’au dernier fil les recettes qui marchent en développant des séries de jeux qui ne sont que des updates mal déguisées au final. Fumito update pas mal aussi si l’on met côte à côte ses 3 productions, mais d’une manière beaucoup plus subtile et surtout sur des moteurs de jeu vraiment cousus main pour mettre à l’écran exactement ce qu’il a dans la tête. Et ce sont bien entendu des images.

Le choix graphique est une finesse particulièrement bien trouvée. Un rendu très typé « animation » qui permet d’enchainer cut-scenes et live game en toute fluidité. De surcroit, l’apparente simplicité des modèles utilisés permet de se concentrer d’avantage sur ce qui renforce l’immersion sans être directement mis en avant : une animation de personnages bien au-delà de ce qui se fait couramment en matière de possibilités et d’adaptation au terrain. Et là où le jeu supplante les dessins animés c’est dans cette gestion physique, pas forcément ultra-réaliste, mais redoutablement efficace pour exprimer les ressentis de votre avatar dans le jeu. Des squelettes invisibles conçus jusqu’à la moindre phalange pour adopter LA pause qui fera comprendre au joueur qu’on a mal, que c’est dangereux, l’étonnement… c’est tout simplement génial.

On sent également les passions du chef de projet. Ces univers alternatifs plus ou moins légendaires dont on n’explique jamais vraiment les mythes. Ces façons de poser l’architecture et les différentes manières dont éléments manufacturés par l’homme s’imbriquent avec des pièces naturelles. L’ensemble forme des zones de gameplay fouillées, tant pour le plaisir du jeu que le régal de la pupille. Il y a aussi ce rapport récurent du créateur du jeu entre l’ombre / la lumière, les bonnes / mauvaises décisions. Et si Fumito attache de l’importance à toutes ces choses, c’est surtout parce qu’il sait comment au final mettre en scène de manière magistrale tout cet ensemble : par des lumières et éclairages particulièrement étudiés.

Le résultat est d’avantage qu’un jeu : c’est une expérience à vivre. Sans tomber dans les effets « grand huit » gratuits ou les monstres en surenchères de dégueulasseries. Et ça : c’est la grande classe. J’ai le même age que Fumito et l’impression de partager plus que cette simple vision d’un jeu. Pour moi Ico, Shadow et Guardian sont un ensemble de chapitres qui gravitent autour d’un univers, des histoires indépendantes qui se croisent dans un environnement commun ; autant de portes ouvertes pour de nouveaux volets avec de nouvelles idées et j’imagine que l’auteur n’en pense pas moins. Ah, j’aurais vraiment aimé bosser sur ces projets. Et donc vous comprendrez que [oh no : spoiler ! ] je me permette d’être impitoyable dans cette modeste critique tout en étant totalement amoureux du titre.

 

L’HISTOIRE

Quand un enfant se réveil enfermé à côté d’une bestiole de 15 fois sa taille, il a 2 options : soit lui proposer « copain ? » dans sa naïveté naturelle, soit détaler le plus vite possible. Et c’est en réalisant qu’on ne peut guère s’enfuir loin qu’on admet rapidement que même si la bestiole ressemble d’avantage à un molosse de combat qu’à un animal de compagnie il serait utile de s’en accommoder, ne serait-ce que pour trouver un moyen de regagner le village d’où on vient.

« Pas me manger, hein ? Pas me manger… »

C’est comme ça que vous apprendrez à interagir avec Trico, ce croisement improbable entre chat, oiseau, chèvre et on ne veut pas savoir le reste. De toutes manières, pour progresser vous serez amené tout autant que lui à interpréter l’autre, essayer de répondre à ses attentes. Et vous comprendrez rapidement que les balades en taxi de 15 mètres à queue de rat ne sont pas aussi simples que ce que vous envisagiez.

Je ne développerais pas d’avantage le côté histoire ; ce serait gâcher cette narration cousue par vos découvertes qui fait une bonne partie de la qualité du jeu. Vu de loin, on pourrait croire en un escape room, mais vous réaliserez vite que c’est en fait beaucoup plus élaboré.

 

GAMEPLAY

Les possibilités offertes sont à l’échelle de l’environnement proposé : vastes et parfois vertigineuses. Votre petit bonhomme est d’une agilité remarquable. Il ira d’ailleurs bien souvent là où vous n’oseriez aller dans la réalité. Un bout de chou qui de fil en aiguille va devenir un authentique héro, soit en vous poussant à prendre des risques de plus en plus inconsidérés, soit en vous forçant à agir vite dans la précipitation et le stress, soit en rendant complexe un cheminement précis que vous souhaitez effectuer pour parvenir à vous frayer un potentiel chemin.

L’amour du risque…

Ceci offrirait déjà un jeu intéressant, mais c’est sans compter la présence de Trico. Lui, il est entièrement autonome et vous lui êtes aussi étranger qu’il l’est pour vous au début de l’aventure. Ça n’est qu’en progressant dans le jeu que les manières de communiquer et les façons d’envisager des actions en binôme vont se dévoiler.

Cette partie est une des grandes forces du jeu, mais aussi une de ses lacunes. Au début, vous resterez souvent sans rien faire, ébahis devant les comportements spontanés de Trico quand on ne lui ordonne rien de spécifique. Puis vous apprendrez qu’en observant l’animal de nombreux indices vous sont offerts pour éclairer votre quête. Il m’est impossible de vous lister tout ce que savent faire vos deux compagnons, ceci se modulant en fonction des circonstances. Mais sachez qu’heure après heure, vous découvrirez encore des choses inédites.

What ? Meee ???…

Il reste que laisser le maximum de liberté possible à un joueur en lui affublant une simili intelligence artificielle en guise d’assistant n’est pas ce que les développeurs appelleraient « une situation confortable ». On a tous en mémoire ces jeux où de simples scripts logiques de fonctionnement on planté tel PNJ à travers un mur, tel autre qui fait des va et viens en ignorant le joueur, etc… les « champs du possible », pour reprendre l’expression dont aime se foutre Nolife, sont à défaut d’être infinis assez nombreux pour transformer l’interaction joueur en cauchemard. Dis plus simplement : vous expérimenterez souvent l’incompréhension avec Trico comme vous le constaterez dans ma petite démo vidéo ci-dessous. Mais logique et bon sens, et parfois insistance il faut l’avouer, vous permettront de mener à terme l’action que vous souhaitiez réaliser. L’animal oscille parfois entre la bourrique de 1,5 tonne et une logique de raisonnement qui ne sait pas déduire si on ne lui montre pas clairement, quitte à lui faire une petite démo parfois. Parfois, une fois la manette posée, je me dis que j’ai le même en miniature à la maison et que ça s’appelle… un chat ^^’.

On pourra trouver regrettable que le titre n’offre pas plus de combats au fil de l’aventure pour varier un peu des énigmes et passages à trouver. Le bestiaire présent, plutôt maigre, est amené au compte-gouttes pour faire durer un peu, mais quelques joutes supplémentaires n’auraient pas été luxe. Surtout quand on observe la bataille finale et l’étonnante absence de réel challenge pour en venir à bout.

Vous l’aurez compris, par toutes ces interactions offertes The Last Guardian est ce qu’on peut considérer comme un Slow Game. Et probablement le meilleur de sa catégorie. Mais ne vous y aventurez pas pour passer vite fait un niveau entre deux activités. D’abord vous ne saurez jamais si vous n’allez pas paumer 15 minutes avec un corniaud qui ne comprend pas ce que vous souhaitez faire ou si même vous aurez piger dans ce délai le « comment » utile pour avancer. Ensuite il est fort probable que le jeu, dans son dévoilement progressif, vous garde captif et que votre activité prévue ensuite passe à la trappe (j’ai testé avec la vaisselle : ça marche très bien ^^).

 

REALISATION

Les 2 principaux moteurs, géométrie et intelligence, customisés pour concrétiser le jeu offrent un rendu délibérément particulier. Comme je l’ai dit, il n’y a pas de souhait de se rapprocher d’un hyper réalisme. Guardian offre l’aspect fluide d’un dessin animé que vous contrôlez, s’appuyant sur des palettes de mouvements très nombreuses en combinaisons. Le jeu porte ses 10 ans de développement si l’on se réfère au rendu photo réaliste de certains FPS du moment, mais ces 10 ans il les a investi ailleurs, là où on ne voit pas le vieillissement : dans le gameplay et sa souplesse.

Et il en faut du soin pour permettre de rendre compréhensible cet univers à l’architecture complexe, ces bâtiments qui défient les hauteurs et ces mécanismes étranges. L’environnement est au moins aussi léché que les personnages et il ne sera pas rare que vous vous arrêtiez juste pour balayer de la caméra ces cartes postales live à couper le souffle. Parlons-en d’ailleurs de cette caméra. Représentant l’invisible troisième personnage principal de l’histoire, vous, elle sera souvent contrariée par ce que la scène souhaite présenter et ce que vous voulez observer. Ceci amènera fréquemment des vues inconfortables nécessitant intervention humaine pour retrouver un sens. Ce défaut récurent à tous les titres du studio est une fois encore le prix à payer pour que parties scriptées du jeu et libertés offertes aux joueurs se côtoient sans spoiler totalement les parties énigmes.

L’action est aussi au programme !

Le seul vrai défaut sur lequel on puisse légitimement râler reste sur les contrôles. Depuis Ico, chaque titre a toujours intégré un traitement en temps réel de directions choisies. Si ceci amène une certaines finesse, parfois nécessaire sur certains passages, ça n’en demeure pas moins une lacune perturbante lorsque l’on veut aller à gauche et que, la caméra se déplaçant de quelque degrés, ce gauche devient un tout droit qui mène vers le vide par exemple. Les joueurs râleront à juste titre sur ce système qui mériterait qu’on s’y penche une bonne fois pour toute soit en limitant les déplacements caméra pendant les mouvement joueur, soit en prenant une direction pour acquise à son déclenchement, indépendamment de l’angle de vue. Si un prochain volet de la saga apparait, il devra impérativement régler ça. Dans un registre plus pointilleux que ne contrarieront sans doute pas les fan-boys, s’accrocher en gardant un bouton appuyé comme dans les précédents titres manque pas mal… je trouve que cela amenait en immersion, rajoutant un peu de stress authentique utile. Ici l’accroche est un simple on/off ce qui est plutôt dommage. J’imagine que la raison en est les nombreux moments passés à dos de monture qui rendraient les contrôles peu pratique lors de combinaisons d’actions. Peut être que le choix de « bouton pressé » pour l’accroche dans l’environnement et « bouton on/off » pour grimper sur Trico aurait été une meilleure décision.

Des talents de mise en lumière incontestables.

Une mention spéciale pour la partie éclairage travaillée à la perfection qui, par moment, fait partie intégrale de la mise en scène et narration. Car malgré les possibilités offertes, votre chemin est pré-défini, ce qui réduira peut être l’enthousiasme des fans qui avaient espéré un Colossus / GTA-like. Mais ce n’est vraiment qu’un détail que vous saurez ignorer, probablement trop absorbé par la résolution de comment trouver ce trajet. Et dans la plupart des cas, il ne sera pas rare que vous vous arrêtiez dans un nouvel endroit découvert juste pour passer quelques instants en mode contemplation.

J’ajoute un petit paragraphe plus personnel pour signaler à Fumito Ueda que je l’aime autant que je le déteste. Je m’explique : sujet au vertige, j’avais déjà pas mal souffert sur Ico où la splendide architecture servant de terrain de jeu m’avait offert déjà pas mal de passages très inconfortables. Comprendre : avoir la bouche sèche et les mains en mode essorage sur le pad. Je n’avais en toute logique donc pas super apprécié le dernier boss dans Shadow Of The Colossus non plus. Et Guardian remporte haut la main le trophée de « machine de torture pour gens qui ont le vertige ». C’est un avertissement réellement utile si c’est votre cas car une bonne partie de l’exploration et des actions se fait dans des conditions que les moniteurs d’alpinisme réprouveraient. J’aurais au moins appris à faire des pauses régulières et me forcer à (hélas) ignorer les souvent magnifiques arrières plans ; très bon entrainement contre cette phobie même si ça ne soigne rien.

Beaucoup de malaises en perspective pour les gens sujets au vertige…

Dernier point technique : ne soyez pas surpris si sur 2-3 scènes particulièrement chargées en personnages et actions le framerate chute drastiquement. C’est le prix à payer pour que le jeu ne soit pas qu’une stupide suite de quick time events. C’est probablement ce qui explique les derniers retards de lancement du titre connaissant les niveaux d’exigence de l’équipe.

 

QUOI D’AUTRE ENCORE ?

Pas si seul au monde…

Il serait ingrat de ne pas parler de la partie sonore. Le travail est ici aussi remarquable. Les bruitages sont portés par les mélodies d’une brise qui à elle seule constitue une musique de fond. La spatialisation est aux petits oignons et renforce l’immersion. La musique se réserve donc pour les moments opportuns, sachant totalement disparaitre dans les instants de tension extrême ou, comme ça vous arrivera aussi, de grande solitude.

The Last Guardian est un ensemble multimédia à part, au delà du jeu, au delà du dessin animé, au delà du livre… tout ensemble. On partage, le temps d’une narration discrète, ambiances et moments comme dans un rêve éveillé. J’adore faire essayer les 5 premières minutes de jeu aux gens qui ne connaissent pas du tout : lire l’émerveillement dans leurs yeux qui reflétait l’ennui et la crédulité quelques instants auparavant est le meilleur résumé de ce que procure ce jeu. Il n’y a pas d’age pour jouer à TLG ; juste l’envie pour un moment d’échapper à la morne réalité de nos quotidiens pas très folichons. Et ça fonctionne parfaitement.

 

CONCLUSION

The Last Guardian n’est pas le jeu pour le Gamer dans le sens challenger. Les vieux de la vieille comme moi sauraient retrouver de quel ou quels autres vieux titres ont été inspirées certaines mécaniques déjà bien rodées. Mais c’est leur assemblage en un univers cohérent qui se trouve là magnifiée. Et l’on comprend plus aisément qu’il ait fallu tant de temps pour, comme en cuisine, perfectionner et trouver la recette parfaite dédiée à cette aventure.

Toutes les attentions qui ne sont pas liées au restrictions pures du matériel ont été portées. Les petits lézards dans les grottes. Cet éclairage qui vous pète à la gueule à la sortie d’un passage. La lisibilité de l’ensemble. Ce sens du détail qui laisse à penser que tout cela a été fait, avant génie & passion, surtout avec beaucoup d’amour et cette exigence associée nécessaire pour mener l’idée au bout.

Mon screen préféré <3.

Il y a des gens qui diront « j’aime pas » et ce sera normal. Pas de hi-score. Un rythme atypique dans l’univers du jeu vidéo. Une maniabilité qui peut sembler approximative. The Last Guardian est comme une gourmandise et libre à chacun de vouloir expérimenter ou pas de nouveaux goûts originaux. Mais pour ce qui est de sa conception : c’est une réalisation mémorable qui le hisse sans peine au sommet des jeux de référence de notre époque. #GG

MMO m’a gaulER …

« Jamais.

Tu m’entends ? Jamais tu me reverras sur un MMO ! Déjà, j’ai passé l’age ; plus trop de temps à gaspiller en grosses sessions trop régulières de NoLife. Et puis en plus c’est chiant ton bidule : faire et refaire tout le temps la même chose pour un truc marrant de temps en temps… »

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Lorsque tu auras choisi un personnage, sois conscient que 99% de ta vie va se passer à regarder ses fesses se dandiner…

Ça, c’était moi avant. Avant 2016. Un bon gros geek d’origine né pendant la « bonne » génération pour embrasser tout cet univers issu de Saint Relais et Vierge Transistor. Le gars qui faisait de battles dans Duke 3D en autorisant juste les mines et passait le jour de l’an 2000 en squattant 2 appart’ mitoyens unis par les RJ-45 passant par le fenêtres pour mettre en réseau les 6 machines de ses complices. Et triple looper Diablo II en mode Extreme sur une session de 48 heures par exemple. Un genre d’anté-casual pour la génération récente en quelque sorte, à part qu’il commence à être bigleux maintenant et qu’il faut arrêter de le faire chier des fois. Et donc pas très emballé par le multi massif online.

J’avais pourtant essayé. « Anarchy Online » par curiosité ; vite passé à la trappe au bout d’un mois faute de traductions de ces informations si nombreuses et options de craft pas vraiment à la portée du débutant. Après il y a eu ce jeu de robots dont j’ai carrément paumé le nom ; on mine, on transforme, on explore, on fight pour aller plus loin… ça semblait bien comme monde SF mais une fois de plus, surgavé de craft le soft m’a vite lassé. Y’a eu aussi « Warcraft », par amour mais sur cela je reviendrais une autre fois (et ça n’a pas duré / les 2 oui ;)).

Bref, depuis 2009 qui me parle de MMO n’a que mon rictus moqueur à croquer et ce dédain typique du mec qui a une vie, lui. Et pourtant sorti du trollilol gratuit j’aime à écouter ces narration de quêtes et donjons écumés qui squattent parfois les conversations des amis joueurs aux apéros. Ça fait rêver parfois. Même envie par moment. Bien que moi payer pour ça, trop incertain d’accrocher et avec ces tristes souvenirs de titres vite lâchés, ça ne me motive guère, un peu persuadé que j’aurais envoyé bouler le truc pas même une semaine passée.

 

UN VAMPIRE & IVRE

(mauvais jeu de mot, désolé ^^)

L'écran du Crew, il va te lécher le visage régulièrement que tu le veuilles ou pas.

L’écran du Crew, il va te lécher le visage régulièrement que tu le veuilles ou pas.

Je ne me rappelle plus sous quelles circonstances j’ai vu les premières images de Blade & Soul, ce MMO Coréen mis en ligne depuis 2014 mais exclusivement réservé aux asiatiques jusque là. On y voyait des combattants en pleine action, exécutant des figures et enchainements vraiment rapides, non sans me rappeler un certain et adoré Soul Calibur. J’étais perplexe. Ambiance médiévale fantastique asiatique… jolie apparence… et de surcroit gratuit…

A sa sortie, en Janvier 2016 chez nous, j’ai directement téléchargé le jeu, toujours avec mon petit rictus traduisant ma pensée de l’instant « Toi, tu tiendras même pas 1 semaine avant le désinstall ». Là nous somme en Septembre 2016 et j’y joue presque quotidiennement.

 

PAY TO WIN

36-15 code KIKOO

36-15 code KIKOO

Je suis comme tout le monde : quand je vois quelque chose de gratuit je me dis qu’il y a embrouille. Embrouille à pub ou embrouille marketing favorisant les p’tits joueurs à grosse CB. Autant démystifier tout de suite : non, les options payantes ne font pas trop obstruction au jeu. Certes, on avance moins vite qu’une personne abonnée qui elle, avec quelques bonus objets, engrange un peu plus d’argent et XP à chaque partie que soi-même, mais les avantages sont assez subtiles pour ne pas transformer la quête des radins et autres incertains en obligation de mettre un coup de CB. Quoi que… mais ça vous le lirez plus loin.

 

PAY TO APPRECIATE

(ou pas te prendre la tête)

L'instant fraicheur...

L’instant fraicheur…

Ceci dit, si l’abonnement n’est pas vraiment utile pour les personnes ayant réellement envie de gamer dans le sens du verbe, se prendre une option en Ncoins (monnaie du jeu) ou via un abonnement d’un mois pour montrer sa satisfaction et son support pour ce jeu gratuit est un plus que je recommande vivement. Si vous y jouez plus d’un mois, vous serez rapidement exaspéré de l’étroitesse de votre inventaire ne pouvant être augmenté que par des items qui, pour cette opération, sont beaucoup trop rares pour imaginer vous en sortir avec les récompenses par défaut. En découlent 2 options : soit acheter un peu de monnaie du jeu pour au moins élargir ce foutu inventaire en achetant les objets utiles, soit prendre un petit abonnement d’un mois pour se donner l’élan d’une base de perso correcte. Les éléments de craft du jeu se présenteront à chaque fois plus nombreux et différents en types, rendant impératif de vous débarrasser du problème de stockage pour profiter d’une expérience paisible.

J’ai pour ma part adopté la seconde option quand j’ai constaté qu’au bout de 20 jours je n’avais toujours pas désinstallé cette « saloperie » ^^’.

 

BLADE & SOUL POUR QUELS JOUEURS ?

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C’est sans doute le point fort de ce jeu qui comme tout MMO va vous amener à explorer, combattre (pve/pvp) et crafter. Rien d’original donc par rapport à la concurrence à part que tout ceci est extrêmement bien amené de la part de concepteurs. Vous n’êtes plus lâchés dans un univers X où c’est « démerdes toi pour apprendre à crafter ». Ici les choses sont très claires : vous pouvez adhérer à 2 ordres seulement, ce qui vous oriente vers une production dont vous connaissez directement les catégories de produits. A vous de faire les bons choix et crafter en conséquence.

Pour ma part j’ai rapidement fait l’impasse sur le craft car, seul, c’est une activité qui devient rapidement gonflante et pas si rentable que ça. Surtout quand on comprend vite que généralement les items un minimum intéressants à crafter demandent… trois compétences. Ceci dit, si vous n’êtes pas repoussé par cette partie gestion dans le jeu ou que vous avez un Clan je vous recommande vous y mettre ; cela vous facilitera grandement la vie pour faire évoluer votre personnage en trouvant, à défaut des items souhaités, des sources de revenus.

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Oui, j’ai spécifié seul car les quatre personnes que j’ai motivé pour monter une équipe n’ont pas eu mon rythme, car je le rappelle « J’aime pas les MMOs » ^^’, et donc à part quelques « coucou » in game nous n’avons jamais réellement joué ensemble vu les différence de niveaux qui se sont rapidement amplifiées. Cette partie de création de Clan reste assez problématique pour qui souhaite jouer en équipe constante… il n’y a en effet aucun outils vraiment prévu pour l’aspect social dans le jeu sorti du marché. Il vous faudra donc préalablement convaincre vos amis IRL ou à distance, ou écumer de nombreuses pages de forums plus ou moins dédiés à cette sous tâche. Blade & Soul reste très jouable seul malgré tout même si, en toute logique, les délais s’allonge pour avancer et évoluer dans le jeu. On est obligé de passer certaines quêtes en équipe improvisées plus ou moins chaotiques et cela ne favorise pas particulièrement les succès. Entre les gens qui se branchent et les rois du Rage Quit quand ça ne se déroule pas comme ils veulent, on a régulièrement envie de se consacrer uniquement à l’aventure solo. L’histoire y est sympa et la progression relativement aisée.

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Les donjons restent malgré tout à l’avantage des joueurs en équipe se connaissant et avançant dans le jeu ensemble. C’est également valable pour les quêtes massives et différents PvP que propose le jeu. Je recommande donc chaudement ce mode de fonctionnement si vous souhaitez avancer à un bon rythme plutôt que d’écumer en boucle les mêmes quêtes jusqu’à avoir le niveau approprié pour les suivantes car passer le Level 50 cela demande un niveau de grinding assez insistant. De toutes manières le dungeon farming restera valable pour tout le monde car c’est le moyen le moins chiant de s’équiper et faire un peu d’argent ; une obligation pour ceux que le craft systématique rebute.

Blade & Soul vise donc large en tentant de cibler, avec succès, le public pas trop habitué comme les vétérans immigrés d’autres jeux. Pour ces derniers, les premières heures sembleront naïves dans leur grande simplicité et leur expérience sur d’autres titres leur permettra d’avancer à pas de géants. Ceci dit B&S à d’autres ficelles qui auront tôt fait d’intéresser les routards du combo. D’abord les compétences utilisables, sacrément modulables après avoir passé le niveau 30, qui font que 2 personnages d’une même catégorie peuvent avoir un usage complétement différent. Ces compétences, qui sont pour la plupart des actions de combats disponibles en fréquence et puissance, altèrent directement vos possibilités de combos et la maniabilité du personnage. Les extrêmes iront d’un guerrier super rapide, voir intouchable mais qui moulinera du vent, au bourrin bien pataud mais qui a des actions chez les Frères Tapedur. Très peu explicités, les arbres de compétences seront à moduler et essayer pour, comme avec un habit, trouver la combinaison qui convient le mieux à vos attentes.

Guili-guili Minos, tu votes Rouge ?...

Guili-guili Minos, tu votes Rouge ?…

Autre chose appréciable : la valeur du positionnement dans ces combats extrêmement dynamiques. On a parfois réellement l’impression de jouer à un jeu de baston avec des éléments magiques ! Préparation de skills, bon timing et positionnement seront donc les choses essentielles à maitriser. Elles passent par la sélection judicieuse de vos compétences mais aussi la façon dont vous enchainerez vous coups. Hors combat c’est une évidence mais une fois dans le feu de l’action, comme tout le monde, vous aurez tôt fait de passer en mode « épileptique du clavier », ce qui n’est pas forcément efficace. Je vous recommande de vous documenter sur le net en particulier sur les alignements de compétences les plus adaptés pour votre type de personnage et la façon de poser vos combos ; j’ai passé 6 mois à utiliser un build super vif mais parfaitement inefficace dans la castagne avant qu’un autre joueur ne m’éclaire !

ET SUR LA DUREE ?…

So lonely...

So lonely…

Blade & Soul est un bon morceau et le joueur aura largement de quoi s’occuper pendant toute son aventure. Passé les nombreuses découvertes du démarrage, chacun prendra ses marques sur les domaines qu’il affectionne : pve, pvp, donjons, craft.

La partie pve est généreusement garnie jusqu’au 3é continent découvert où là les quêtes s’essoufflent et commencent à patiner dans des missions accessoires et un scénario futile. L’aventure sera donc assez variée jusqu’à votre niveau 50 (actuel maximum au moment où j’écris ces lignes) avec une histoire bien menée malgré un manque général de rebondissements. Le pve est relativement aisé malgré quelques points de passage qui demanderont un peu d’insistance ou d’atteindre un certain niveau de compétence pour être conquis. De manière générale, on trouve toujours un endroit assez avancé dans le jeu pour, malgré un personnage blindé, se faire démonter la gueule en solo. Et c’est bien pour progresser. Ceux qui en doute pourront visiter la Tour de Mushin et le vérifier : c’est une suite de boss qui augmentent en puissance au fil des niveaux et en voir la fin est loin d’être une évidence, même pour les joueurs les plus habiles.

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Le pvp est pour sa part un peu plus confus. On y retrouve les classiques duels, matchs en équipe. On soulignera au passage que certaines classes sont juste la nemesis exacte de celle du joueur et qu’un opposant ayant conscience de cet état de fait aura tôt fait de le réaliser pour vous ratatiner la gueule en 3 coups de cuillère à pot. Ceci dit le player matching n’est pas trop mal foutu et vous devriez pouvoir acquérir quelques victoires sans trop de suées ni casse de touches du clavier.

Le pvp en équipe s’étend aussi sur un mode à la Capture The Flag amusant un moment mais rapidement lassant si vous ne jouez qu’avec des équipes improvisées. Ce mode demande un minimum de tactiques pour dominer, ce qui est plutôt improbable quand on joue avec des gens piochés au hasard. Il y a également des Champs de bataille, très mal expliqués et amenés, où les joueurs peuvent s’affronter en masse pour looter du matériel haut de gamme. C’est un mode relativement confus, où les objectifs sont souvent troubles et les façons de les compléter complètement laissés à votre interprétation. On aime ou on aime pas ; le jeu vous poussera quand même à en faire quelques unes ne serait-ce que pour vous éviter de vous ruiner en matériaux à acheter.

Oui, il n'y a pas de sex dans B&S mais les meufs ont toutes des jambes 2/3 de leur tronc. #AdoFantasmeStylez

Oui, il n’y a pas de sexe dans B&S mais les meufs ont toutes des jambes 2/3 de leur tronc. #AdoFantasmeStylez

Les donjons quotidiens deviendront vos endroits les plus fréquentés. D’une part pour obtenir des objets précis et imposés pour l’évolution de votre personnage. D’autre part pour farmer un peu, accumuler de l’argent, et parfois faire avancer l’aventure vers une nouvelle branche du scénario. Sur le dernier quart de l’histoire, vous découvrirez que quelques endroits ne se laissent pas dompter simplement. Certains demanderont un équipement particulier pour espérer survivre à leur ménagerie. D’autres seront réservés à un niveau de joueurs qui parfois resteront hors de votre portée un bon moment.

 

ET LES JOUEURS ?

36-15 code BIFLE

36-15 code BIFLE

Vu l’accessibilité de soft, il y a de tout sur B&S : du noob, du kikoolol, du hardcore, un peu de casual, et surtout une bonne partie de passionnés ayant accroché avec pour chacun ses propres préférences de jeu (pve/pvp/farm).

L’improvisation d’équipes via les séances inter-serveurs est relativement bien foutue (même s’il est rageant de ne pas pouvoir quitter une équipe en formation qui au bout de 3 minutes n’atteint pas 2 clampins sur son quota de 6). En général 2 minutes suffisent à rassembler l’équipe et partir dévaster un donjon.

L’ambiance peut varier du rêve au cauchemar. Le rêve quand l’équipe est homogène et que les joueurs on des considérations entre eux, ce qui arrive régulièrement. Le cauchemar dans pas mal d’autres exemples. Genre quand la team se voit greffer un membre qui n’a absolument pas le niveau dans les donjons légendaires, situation plutôt récurrente, et qui mènera à l’échec de finalisation des quêtes. Où quand certains imaginent que leur speedrun va être suivi et déclenchent du combat ou ramènent du mob en zone boss avant que tout le monde soit prêt. Chiant aussi quand le petit Kevin aura à cœur d’éliminer tous ces mobs alors qu’on peut les éviter pour se concentrer sur les tatanes de Boss. Bref, rien de dramatique ou évitable comme dans n’importe quel autre MMO à une nuance prêt : la fameuse « première fois » pour les donjons de haut niveau. Dans un session dont vous ignorez tout, il sera souvent difficile d’arriver à suivre une équipe déjà rodée. L’avantage est vos chances de terminer le donjon avec une telle équipe. Le défaut est qu’on attend clairement de vous une certaine façon de jouer alors que vous ne connaissez pas les recoins de l’endroit et ignorez tout des patterns du boss, ce qui sera finalement fatal tant à vous qu’a l’équipe. Les autres joueurs oublient assez facilement qu’il sont eux aussi venu dans l’endroit une première fois et il est très fréquent que personne ne prenne le temps de vous expliquer un minimum les rudiments stratégiques à appliquer. Si dans les premiers donjons ce détail n’a que peu d’importance tant c’est la bourrinade, cela devient vite vital pour les donjons légendaires.

Pfff, t'as pas vu ma super-glue !

Pfff, t’as pas vu ma super-glue !

Je dois avouer aller régulièrement sur le web me documenter sur les bestioles que contiennent un donjon que je découvre. En mode Légendaire les boss deviennent vite des oignons dont il faut éplucher les couches d’une manière précise pour en atteindre le cœur. De surcroit, les mobs disséminés dans l’endroit atteignent eux aussi un niveau de frappe indécent et un nettoyage mal géré peut vite tourner au fiasco si vous ne vous y attaquez pas avec une certaine rigueur. Bref, qu’on aime ou pas, avant de devenir routine les donjons haut niveau du moment laisseront un goût amer à ceux qui y plongent sans leur propre équipe d’habitués. Il sera prudent de bien regarder les niveaux des autres joueurs pour ne pas s’engouffrer inutilement dans une cause perdue, ou au moins discuter un peu pour jauger la façon de s’organiser. Là, referont sûrement surface les quelques Kevins au milieu de Rage Quitteur et autre Hardcores, et ça pourra parfois vous amener à regretter, comme moi, qu’il n’y ait pas plus d’aventures solo ^^’.

 

BLADE AND SOUL : SITUATION ACTUELLE

Bein alors ? Hop-hop-hop !!!

Bein alors ? Hop-hop-hop !!!

Au moment où je rédige cet article, le jeu en est à une série de chapitre clos sur une histoire complète. La sensation d’avoir fait le tour de cet univers est bien là, même s’il est probable que de nouveaux rebondissements transforment la donne et ouvrent la voie à de nouvelles aventures solo. Personnellement, je les espère chaudement, et surtout nombreuses contrairement aux lamentables dernières quêtes de donjons données en pâture.

Le niveau des joueurs est bloqué sur 50, avec une jauge secondaire nommée Arts HongMoon qui peut elle continuer d’augmenter pour débloquer une nouvelle compétence améliorable à chaque cran. Et passé le niveau 5, ça devient long. Tout aussi long que l’amélioration d’équipement qui demande des matériaux toujours plus nombreux, précis et chers.

Personnellement il me reste 2 donjons inaccessibles faute de niveau (puissance de frappe), matériel (équipement précis) et les étages élevés de la Tour de Mushin me donnent encore pas mal de fil à retordre. A ce stade, le jeu devient plus arcade que MMO puisque mes séances sont juste du farming en donjon, des missions rapides pour matériaux ou argent, et qu’il n’y a plus rien à explorer. Lassant donc, mais imposé si je souhaite terminer les donjons retors.

Une bonne vague de désertion s’est faite ressentir en Juin, en partie logique à l’aube de vacances d’été. Probablement aussi à cause de ce manque de nouveaux endroits à explorer et le farming imposé pour leveller qui a dû dégouter pas mal de joueurs plutôt casuals. Les donjons des premières heures sont relativement désertiques, laissant penser que les nouveaux joueurs ne sont pas vraiment nombreux. Les légendaires sont assez fréquentés même si parfois on se surprend à égrainer le temps au cours d’un long recrutement de team inter-serveurs.

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Il va falloir que NC Soft frappe un grand coup pour remotiver les fans actuels, titiller ceux qui se seraient un peu éloigné du jeu, et teaser les joueurs n’ayant pas encore franchis le pas. De mon avis, ceci passera essentiellement par une nouvelle campagne solo sévèrement burnée, de préférence moins facile que le reste de ce qui a été accomplis jusque là. Peut être un ré-équilibrage de certains donjons, pour certains trop élitistes et pour d’autres trop routinier. Le facteur random est un grand absent dans ces endroits et cela se fait vite ressentir ; on parcours certains couloirs comme on va au boulot en métro ; ça n’est pas très glamour. Mais comme on peut le deviner, du côté développeurs Blade & Soul n’est rien d’autre qu’un grand arbre fait de mathématiques et de statistiques : bouger un seul élément peut complétement changer la donne à l’extrémité d’une branche et il n’y a donc pas grand chose de révolutionnaire à espérer sur un système de jeu bien calé. Wait ‘n see comme disent les sages… (moi j’ai vu des stat’ d’armes à Level 70 ceci dit en passant… ;))

 

 

CONCLUSION

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Blade & Soul est un très bon MMO pour commencer son expérience dans ce domaine. Il ne vous ruinera pas la CB en l’échange de pas mal de temps et patience pour vous amuser régulièrement au fil des semaines. Son moteur graphique qu’on lit « daté » sur tous les site en parlant tient toujours bien la route et les équipes de designers ont fait du très beau boulot tant au niveau des personnages que de l’environnement. Alors moi quand j’affiche ça en QHD avec un framerate génereux, je ne vois pas grand chose à critiquer.

De surcroit le jeu est rapide, les combats sont vifs et il y a un réel intérêt à apprendre à maitriser et construire les compétences de son avatar. Ceci dit, ça reste fait pour qu’on lache au moins quelques dizaines d’euros dedans pour profiter d’une expérience qui à défaut d’être paisible soit un minimum normale, à moins d’être fan de nombreux aller-retours entre check points.

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Depuis l’été 2016 Blade and Soul ne nous lâche quasiment que des donjons et je suis très curieux de découvrir les potentiels reboots ou nouveautés qui permettraient de justifier ces niveaux 70 qu’on voit au loin en trame… du vrai solo burné est à espérer si le jeu ne veut pas se vautrer dans ce qui a fait qu’on ne trouve plus que quelques NoLife sur WoW.

 

Wait & see…

 

 

BLADE & SOUL EUROPE, UN AN PLUS TARD…

1 an déjà…

J’ai trouvé assez intéressant de vous glisser un petit update de situation car, comme la plupart des jeux connectés, B&S a évolué depuis son apparition. Si le niveau 50 est la norme à présent, au même titre que l’était le niveau 30 au début des vétérans d’aujourd’hui, son extension par les arts Hongmoon s’est sérieusement affirmée sur ce dernier semestre. Pour rappel, les arts vous offrent de nouveaux points à chaque niveau pour débloquer ou renforcer certaines de vos compétences. Chose plutôt bienvenue quand on voit les spécialisations de boss dans la progression. Passer ses niveaux jusqu’à 5 sera aisé pour tout le monde, mais le temps investi augmentera de manière exponentielle par la suite. Au niveau 7, n’espérez pas entrevoir l’animation de level up avant un bon mois, même en étant acharné. Au dessus, faites comme moi : abstraction totale de cette barre ^^’ (en suis au Hongmoon 11).

 

Long farming en perspective pour accéder aux items légendaires…

Principal morceau guetté par les fans d’upgrades, l’accès aux armes légendaires a été débloqué. Votre enthousiasme retombera probablement vite quand vous verrez les ressources nécessaires pour basculer, selon votre choix, sur une arme obscure ou de lumière. Surtout quand dans leur version base, elles taperont largement en dessous de votre précédente arme, ce qui mettra d’autant plus de pression sur son amélioration rapide (et donc hors de prix ?…). Je n’ai pas encore expérimenté les accessoires mais imagine que le même type de mécanique s’appliquera, tant sur les fonctions qu’investissements.

Et la fameuse #EternalLoopOfDeath des MMO étant bien là, il ne faudra pas vous endormir sur vos lauriers puisque les nouvelles armes supérieures arrivent pour la mise à jour de ce 8 Février 2016 ! Vu le pousse-au-cul farming déclaré qu’est le jeu, il convient de s’attarder un peu sur leurs sources.

 

Concernant le PvE, oubliez toute escapade aventureuse et grands espaces où s’égarer. Le dernier contenu se limite à une poignée de donjons solo risibles et un joli costume immaculé que vous rangerez vite au placard (ou qui tombera tout seul de l’inventaire). Le tout se boucle en une vingtaine de minutes, sans rusher.

Niveau donjon ce sera plus intéressant. Pas tant par la quantité que le contenu. Mais c’est hélas là aussi que les joueurs solo regretteront de ne pas avoir de guilde ou clan : les mécaniques de boss sont relativement rigoureuses et pas clairement assimilables lors des premières visites. Même en ayant préalablement pris les infos utiles pour connaitre ces boss, vous ruinerez forcément plusieurs fois un groupe décidé à tomber le donjon complet qui vous maudira un peu à coup de quit. C’est d’autant plus dommage que ces mécaniques de boss sont intéressantes. Pour la plus évoluée, le combat de la team se répartira entre du bon gros DPS, du timing AOE et, nouveauté, du mécanisme à actionner en plein milieu du combat !

Blade & Soul semble orienter ses prochains updates vers du Donjon Massif, l’update prévu du 8 Février annonçant pas moins de 3 nouvelles instances 24 joueurs. Là aussi, on espérerait du « un peu plus clair » dans le fonctionnement car sans renseignements préalables, se balader là dedans c’est pas mal la foire au slips parfois.

 

Niveau fréquentation, le jeu semble avoir perdu pas mal d’adeptes pendant le mois de Novembre. Ce qui correspond étrangement aux plafonds des équipements actuels apparus. Apparemment les gens n’apprécient pas trop la proportion trop importante de temps qu’il faut consacrer au farming pour ces derniers upgrades. Si l’on se balade dans les donjons de sa jeunesse, on remarquera une fréquentation en baisse laissant penser que niveau recrutement Blade & Soul est en berne, pour ne pas dire en chute. Une chute que l’on pourra vérifier sur les donjons de bon niveau sur les inter-serveurs où les temps d’attente moyens pour réunir un groupe passent de 20-90s à facilement 80-180s. C’est un gros signal je trouve (mais je peux me tromper).

Très personnellement, j’ai l’impression que le jeu commence déjà à se casser un peu la gueule… la faute à son modèle économique ? Certainement pas, même si l’on peut lui reprocher d’être un pousse-au-farm si l’on veut progresser tranquille sans assistance CB. La faute à son aspect ? Surtout pas ! Je suis encore émerveillé par ce que sont arrivés à faire les équipes de NCsoft sur ce moteur qui porte un poil son age. L’ambiance est si bien réussie qu’on ne voit finalement pas les limites techniques du soft. C’est joli, avec pas mal d’ambiance et tout autant de détails… sur ça j’aurais vraiment du mal à formuler des reproches. La faute aux évolutions perso ? Oui & non. Non, car avec le fait d’accéder à des réglages puissants impose forcément de se spécialiser ou s’adapter aux situations. Non par contre sur le fait du dosage de ces aptitudes qui rend des donjons précédemment difficiles ridiculement faciles d’un coup (l’enchainement up arme + 1 accessoire ou âme procure généralement des érections proportionnelles aux dégâts subits en face !). Résultat ? On retourne farmer dans des instances sans réels challenges où la présence d’une équipe complète de noobs devient une subite joie ! Ceci dit, cela soulève un problème sur le rapport évolution / difficulté, et finalement intérêt du jeu, qui sont cette épice qui fait qu’on y revient pourtant à chaque fois.

 

1er anniversaire de la version Europe

Sur cela je m’alarme un peu car dans l’état, tout tend à prouver que les capacités du joueurs sont d’avantage liées à son matériels que ses réelles compétences de maitrise. Ceci amène à des situations un peu encombrantes telles que ces histoires de difficulté qui devient risible par endroits alors qu’on est pas foutu de tataner encore 2 quêtes qui résistent. L’ennui profond dans cette zone grise est réel et, bien que l’on comprenne qu’il soit là pour pousser aux formules payantes, donne une image bien terne du futur du jeu… un peu comme s’il se réservait les Very High Levels aux addicts de la CB (ou robots décérébrés).

Oui, vous l’avez senti : j’ai très envie d’arrêter Blade and Soul (on dirait un drogué en route pour le repentir ^^’). Mais j’ai ce sentiment de gâché et d’une relation passionnante qui s’est noyée dans l’anodin du quotidien comme pour un vieux couple. J’aime beaucoup ce jeu, j’y ai passé de bons moments. En plus il ne doit pas être complètement inintéressant dans son architecture puisque déjà copié par le Chinois Revelation Online. Mais peut être faudrait-il un peu plus d’audace dans ses manières d’inviter les joueurs à profiter des moments qu’a cet univers à offrir ; pas les imposer comme une corvée.

Who you gonna call ?…

Quand la France officialise la mafia numérique de l’image…

Kyesos Media

Scandalisé. Voilà ce que je suis. Si cela fait de décennies que nos collègues artistes musiciens tolèrent de se faire enfiler par ces escrocs déguisés en sociétés de gestion de droits qu’on leur impose, nous, créatif visuels, n’entendons pas trop nous faire enfiler la carotte imaginaire que ces purs arnaqueurs croient détenir. Mais d’abord les faits :

 

L’ARTICLE 10 QUARTER DE LA LOI CRÉATION

Globalement, c’est un article qui suppose mettre en place un système de rémunération que devront payer les moteurs de recherche X ou Y qui affichent du contenu visuel indexé. Cette taxe à peine déguisée est prétendue soutenir le monde de la création ; on verra qu’il n’en est rien très rapidement dans la suite de cet article.

De surcroit ce projet de loi se permet de mettre les contenus visuels sur le même pied, qu’ils proviennent de professionnels ou simples particuliers. Ainsi la Joconde générera la même ponction que la photo floue de votre pied sur la plage en été 2015… tant qu’a y être, je leur propose de taxer aussi le P.Q. car chaque tâche que chacun y dépose est parfaitement unique et donc une exceptionnelle création dans ce cas là, non ?

 

LE VIOL LEGAL DU DOMAINE PUBLIC

A ce sujet, je reviens lourdement sur ce mélange pros / particuliers. Le mélange torchons / serviettes est déjà surprenant et il génère un autre phénomène particulièrement pervers : s’il est compréhensible qu’une personne vivant de ses créations ait de l’attention pour la gestion de ses droits, je ne pense pas que, par exemple, l’essentiel des photos qu’on trouve sur un site comme Facebook & consorts relève de l’artistique (ou alors on a un gros problème de définition de l’art).

Madame Michu (toujours elle !) s’en fout des histoires de droits et argent quand elle poste ses photos de repas du dimanche avec les petits enfants. Jean Pierre Hipster, photographe amateur passionné, s’en cogne que ses photos ne soient pas vendable bien qu’appréciées par sa petite audience. Et à fortiori c’est comme ça pour une MAJORITÉ des gens qui postent leurs documents graphiques sur internet car ils ont une volonté : LES PARTAGER ! On ne les force pas ; ils n’ont pas de revolver sur la tempe, juste l’envie de ne pas garder égoïstement ce qui sans vraiment d’efforts fera plaisir à d’autres. Donc peut on m’expliquer pourquoi cette loi s’approprierait la gestion de tels documents ?

Ces milliards d’images, qu’il va bien falloir traiter, et qui ne concernent concrètement aucun marché, vont de surcroit obtenir un statu par défaut non désiré : « oeuvre orpheline ». Un mot larmoyant pour prétendre que si un visuel n’a pas d’utilité pro on ira pas trop chercher à savoir à qui il appartient et fera d’office partie du catalogue des images taxées alors qu’il existe un autre catalogue dans lequel elles seraient plus à leur place : le Domaine Public. Et là force est d’admettre que les sénateurs à l’origine de cette débilité de fonctionnaire digne de Brazil chient royalement sur le peuple !

Oui madame Michu, ces sociétés de droits « bien propres » en apparence vont générer du pognon à partir de n’importe lequel de vos visuels. Soit il intéressant, raté, génial ou tout simplement stupide. C’est un peu comme si je mettais un copyright sur n’importe laquelle des phrases que j’entends en terrasse ou au comptoir de bar pour plus tard dire qu’il faut me payer une tournée si on veut la ré-écouter : je génère du fric à partir de quelque chose que je n’ai pas fabriqué et qui ne m’appartient même pas. N’est-ce pas ce qu’on appelle des voleurs à la base ?

 

Kyesos Media

GANG BANG MAFIEUX SOUS BENEDICTION DE L’ETAT ?

A ce stade, on peut être curieux de savoir QUI va faire partie des sélectionnés pour s’engouffrer dans cet Eldorado de fumistes ? Apparemment, on peut d’ores et déjà anticiper que ce sont surtout ceux qui auront des amis bien placés au Ministère de la Culture qui se verront attribuer cette bien lucrative tâche. Mais très franchement, on aimerait plutôt avoir des noms. Ne serait-ce que pour mieux dépêtrer l’amalgames de copinages qui va faire obtenir ces rentes à ceux qu’on peut quand même qualifier clairement de fumiers.

Nos fumiers, cigare à la bouche et montre hors de prix planquée en poche, n’hésiteront sans doute pas à faire reluire quelques arguments pour justifier leur indécente rémunération de grattes papiers. Genre :

« Il faut du personnel et de l’équipement pour traiter une telle masse d’information »

Sûr Toto, ça n’a jamais été aussi génial de mélanger professionnels & particuliers pour inventer un marché dont une des parties n’a pas à être associée. C’est vrai que sans gargantuesque masse de données à traiter, ces gens auraient d’avantage de mal à justifier leurs indécents honoraires ! On est très impatients de voir les « frais de fonctionnement » qu’on imagine inédits pour la mise en place de cette magistrale foutaise…

« Oups, image orpheline ; on sait pas à qui reverser les sous… »

Et donc ils vont aller où ? Encore dans des pseudo frais de gestion pour garantir l’emploi de quelques fans d’enluminures qui auraient mieux fait de se reconvertir au siècle dernier ??? Là, la loi est très vague… elle sait qu’il va y avoir de l’argent en trop mais discuter clairement de son utilisation ou utopique répartition équitable (une chose encore jamais vue d’ailleurs dans le domaine de la perception de droits!) est un sujet qui n’est pas abordé. Comme pour la musique, on peut imaginer que les pointures de l’art graphique se verront nantir de bonus pendant que tout le reste de la masse créative de ce beau pays continuera d’essayer d’avoir un peu de place en survivant à coup de RSA. Et sans rétribution de ces organismes de gestion de droits qui au final n’aidera qu’une élite déjà bien pourvue.

« Oh, photo de la sculpture d’un grand artiste !… »

Là on va toucher le Top du syndrome Brazil. L’œuvre, c’est la sculpture. Le sujet de l’image donc. Cette image elle peut avoir été faite par un photographe amateur comme pro. Et cette sculpture finalement se trouve dans un endroit, qui aurait aussi son mot à dire question droits. Pour une seule image, on se retrouve donc avec 3 prétendants à la perception : le concepteur du sujet indéniablement à la source, le photographe et sa sensibilité à mettre en scène l’instant, et le lieu qui peut ne pas admettre la prise de photos comme systématiquement libre. Je vous laisse donc imaginer la taille du dossier & les frais pour un droit de perception qui atteindra sans doute les 0,0001 centimes d’euro… à se diviser par 3 donc ? ^^’

« Image du domaine public (modifiée ou pas) sur site tiers… »

Internet ce sont des collisions. De cultures, d’envies et bien entendu de créativité. Tout le monde se mélange sur ces gigantesques collages numériques qui constituent la toile. Que va-t-il advenir de ces images du Domaine Public ré-exploitées quand les bilans des robots-taxeurs paraitront ? Ce seront des œuvres orphelines encore qu’on va permettre de privatiser, quitte à les soustraire du Domaine Public auquel elles appartiennent légitimement ? C’est juste scandaleux et intolérable ; on voit bien là que ce projet devrait en fait s’appeler « comment j’entretiens le marché artificiel de mes potes gestionnaires de droits » si ses auteurs avaient la franchise de l’avouer…

 

Kyesos Media

LA LOI CREATION FONCTIONNE A L’ENVERS DU SOUHAIT DES ARTISTES

Comme je l’ai dit plus haut, internet est un outils génial pour les artistes. Certes, on entend d’avantage les gnouleuses (pas trop douées mais qui rattrapent généralement leur discrète incompétence avec un bon réseau de connaissances) dire qu’ils s’y font pirater leurs créations plutôt que ceux qui s’y sont fait connaitre grâce au support. Mais la situation réelle n’en demeure pas moins que c’est un outils particulièrement adapté aux créatifs, qui avec un peu de bon sens peuvent partager honnêtement sans pour autant se faire piller.

Il convient aussi de rappeler qu’il existe de nombreux moyens de ne PAS VOIR SES IMAGES INDEXÉES si tel est le souhait de l’auteur. Il y a d’abord le petit fichier Robot.txt en racine des sites web que savent interpréter les moteurs de recherche sérieux. Chacun peut y spécifier un comportement à adopter pour les crawlers (notamment, ne pas indexer certains types de fichiers comme les .JPG si utile ou une certaine nomenclature de noms) ou quelques zones de l’arborescence (galeries par exemple) à exclure de l’indexation.

Pour les plus paranos, il existe même des modules (autonomes ou pour WordPress & consorts) et autres scripts pour rendre n’importe quelle image inindexable (oups ! J’ai inventé un mot ! ^^’). En cas de doute, je vous invite à vérifier par vous même l’efficacité de ces mesures : en 2006 j’ai créé Le Shop sur mon site ; une petite zone vente pour mes images. Dans un soucis de contrôle et conservation des contenus à la source, j’ai pris soin d’installer un CMS dédié qui fait qu’a ce jour AUCUNE des images dans Le Shop n’a été captée par le moindre moteur de recherche. Elles ne sont pas incopiables ; c’est juste la fonction d’affichage des visuels qui propose un accès « escamoté » au fichier demandé ; tout simplement ! Donc les gens qui prétendent « si vous ne voulez pas que vos images se répandent sur internet : ne les y mettez pas » : passez votre chemin !

A quelques exceptions prés qu’on admettra que dans quasiment tous les cas de figure une image postée sur internet a vocation d’être partagée. Il n’y a rien à rajouter, sauf désormais nous expliquer pourquoi, selon une loi, cette image, sans vocation commerciale à la base dans la majorité des cas, serait à même de générer une taxe ? Pour créer de l’emploi dans le boites de gestion de droit (tant mieux pour certains, hum) ? Pour générer du bénéfice à partir de matière volée (car il n’y a aucun consentement tacite de chaque auteur) ? Pour se foutre de la gueule des 98% de créateurs déclarés qui eux ne toucheront rien de ce système supposé les supporter ???

En allant plus loin et sur les bases de notre passé, il faut également considérer que nous avons aussi des images libres. Libres tout de droit comme celles appartenant au Domaine Public. De ce principe, comment nos amis gestionnaires de droits vont ils s’y prendre pour différencier une image cédée au Domaine Public d’une autre totalement privée ? Ils vont louer les serveurs & gros algo’ de reconnaissance d’image de IBM pour entretenir leur bullshit (et donc y passer une part non négligeable du pognon généré) ??? En poussant la dérision plus loin, on peut également se demander de ce qu’il sera fait des fameux Mêmes de l’internet… une caisse à part pour sponsoriser 4Chan ? ô0

Et je le rappelle, il faudra surtout expliquer comment l’état autorise cette violation du domaine tant public que privé en spoliant les auteurs d’images de leur travaux sous couvert de faire fonctionner une machine à fric qui ne apporte, à quelques exceptions près, absolument rien…

 

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CE QUE NOUS POUVONS FAIRE

C’est très simple : alerter nos députés et les mettre en garde contre ce système dont on a déjà pu apprécier les dégâts dans le domaine musical et insister pour qu’il ne passe pas. Mettre en avant les nombreux flous du projet, la risible concrète réalisation de certaines de ses parties et finalement le fait que nous ne sommes pas dupes : à part faire bosser la boite à machin ou son copain, la grande majorité des gens concernés par cette loi seront les citoyens qui se seront tout simplement fait voler une exploitation de leur création sans aucune rétribution finale.

Si malheureusement la naïveté humaine en vient à rendre cette loi applicable, il restera un autre moyen : créer un nouveau type de licence. J’ai pensé au [DOC], pour Direct Owner Copyright. Un petit logo à apposer sur vos visuels postés sur internet qui rendrait caduque cette loi, ou au moins inapplicable sur l’image concernée en déclarant officiellement que vous AUTORISEZ SON INDEXATION GRATUITE et que vous conservez l’intégralité de vos droits sur cette image que vous êtes capable de gérer tout seul ! Et c’est tout. Je suis en train de finaliser ce petit symbole et suis prêt à mettre en route la nouvelle licence sur un site officiel s’il faut en passer par là pour que les mafias (oui, ce sont des mafias : jamais claires quand on demande où l’argent va et pourquoi il y a tant de frais) de sociétés de gestion de droits cessent de s’approprier tout et n’importe quoi.

Il y a un moment où il faut dire stop, et c’est MAINTENANT !!!!!

 

LES PERLES DE L’ARTICLE 10 QUARTER :

 

. L’assignation par défaut de sociétés de gestion de droits de l’article L136-2 1 à vos images sans considération préalable de savoir si c’est de l’art ou du cochon… ça tient quand même pas mal du LOL !

. Supprimer toute publicité sur l’affichage de résultats concernant les images dans les moteurs de recherche rendrait complétement foireux l’argumentaire de l’article L136-4 1 !!!

. »Les organisations amenées à désigner les représentants membres de la commission, ainsi que le nombre de personnes que chacune est appelée à désigner, sont déterminés par arrêté du ministre chargé de la culture. » Là, on verra tout de suite qui est pote avec qui car j’ai sincèrement un doute quand à imaginer que ces lascars font ça « pour le bien de la création » au final… on mettra les sommes de gestion avec les sommes reversées en concurrence et les évidences apparaitront tout naturellement : créer des jobs et faire fructifier des boites à paperasse sans réel apport pour la culture de l’image. CQFD.

 

AGISSONS MAINTENANT !

 

liner

 

Internet : cet océan d’infos où la vase retombera toute seule au fond…

Petit article en réaction à celui de David Legrand de NextInpact au sujet de « l’avenir » de la publicité sur internet. Régulièrement on entend monter le chant des rédactions web qui pleurent à l’absence de revenus, à ces internautes pingres qui dédaignent à débourser pour de l’abonnement, … bref, à tout ce qui faisait l’univers d’un ancien média : la presse papier.

Mais à nouveau média, nouvelle pratiques, et donc nouvelle gestion aussi même si le mot innovation reste un terme qui tend toujours à glacer le sang des services comptabilité d’une entreprise.

 

Where is my mind ?

Nous sommes en 2015. J’avoue personnellement ne pas avoir acheté de titre papier depuis quelques années déjà. Sauf parfois pour le fun, lors d’un voyage en train par exemple (comprendre « pour économiser la batterie du smartphone » surtout ;)). J’y ai d’ailleurs toujours apprécié ce geste : laisser le magazine lu pour le prochain, car quel intérêt d’archiver ces news qui une fois l’époque passée ne seront plus que d’inégales anecdotes traitant d’une période révolue ?

Comme cette majorité en perpétuelle croissance je lis mes infos sur écrans. D’ordinateur principalement, avec une page d’accueil réunissant les flux des domaines qui m’intéressent, piochés sur les sites que j’estime un minimum dignes de confiance pour leurs infos ou style éditorial. Sur smartphone de temps en temps, histoire de ne pas gâcher les heures pendant des déplacements, comme tout le monde.

Et je ne paie rien. Quedalle. Nada. J’ai un bloqueur de pub qui fait que je n’ai pas vu la moindre animation pourrie invasive depuis les derniers jours de Geocities. Un autre bloqueur plus spécialisé dans les scripts qui gère à merveille les exploits non html de ces gens qui souhaiteraient faire apparaitre tant de nouvelles fenêtres que je n’ai jamais désiré. Et puis c’est tout. Sur tous les sites dont je pompe les flux sans retenue, certains ont mes faveurs et je les autorise à m’afficher ces messages d’une autre époque que l’on appelait « publicité ». Ils sont 3. J’ai 450 RSS. Je pense bien représenter l’utilisateur lambda. So why ?

 

Free DeLorean Tour !!!

Depuis sa création et avant internet, la presse s’est toujours appliquée à être la plus noble représentante sur papier plus ou moins épais d’un monde extraordinaire, en perpétuelle mutation, aussi splendide que moche parfois. Des couvertures qui pétaient, choquaient, déclenchaient les polémiques. Des articles rédigés avec caractère, de la ligne éditoriale tranchée. Des illustrations et photos d’exception. Et même les publicités y rivalisaient en classe, reléguant les annonces de « gourous réparateurs de PCs à distance » dans ces colonnes des 4 dernières pages d’avant final de couverture condensant les autres minables de pseudo marchés professionnels.

Oui, je dois l’avouer, jusque dans les années 1980, ouvrir un magazine lançait sur un univers qui avait vraiment de la gueule, ou au moins s’en donnait la peine. Puis sont arrivées les années des groupes, multinationales rachetant à tour de bras les titres pour mieux les uniformiser de part le monde. Là où le ton était hors norme est passé le rouleau compresseur de l’équalisation. Tout au même niveau. Même les coups de gueule ou de cœur. Les articles « copinages » sont devenu foison, car il ne fallait plus choquer l’annonceur dans une chronique de ses produits un peu plus réaliste que la moyenne, faute de voir partir le budget pub chez un titre concurrent. Dans la presse musicale, on a perdu Rock’n Folk et Best comme ça pour ceux qui s’en souviennent. Pourtant c’était bien les articles avec des gens qui ont un avis, pas juste un kit cirage de pompe. On avait cette chance que n’ont pas eu d’autres pays tels que, pour n’en citer qu’un, le Japon qui n’a jamais connu d’autre presse musicale que celle éditée par les maisons de disque, rien d’autre. La génération suivante a perdu les titres spécialisés dans cette religion ascendante qu’était le jeu vidéo. Et celle d’après s’est globalement noyée dans le mouvement quel qu’en soit le sujet, avec des titres dont on ne comprenaient plus trop s’ils étaient les reflets réels de gens d’une époque ou les tendances qu’essayaient d’imposer quelques mouvements industriels dans les prémices d’une « publi-information » galopante.

La presse s’est donc perdue bien avant qu’internet, instable support émergent, vienne y mettre son grain de sel. Les publicités sont devenues vulgaires et ces escrocs relégués aux fonds de magazines ont pu vomir leurs discours de bonimenteurs jusque sur les premières pages de magazines à grands tirages. Au point que paradoxalement certaines publications en sont venues à en faire leur cheval de bataille ; je citerais Wad et son univers bobo-rebelz 90% sponsorisé pourtant très agréable à feuilleter. Alors dans ces circonstances les gars, vous allez vous contenter de faire comme les gouvernements : tout la faute à internet ?

 

Le salaire de la peur…

Alors David je réagis à ton très bon article. Et de t’indiquer que ce n’est pas aux cons-ommateurs d’entamer le mouvement. Car oui dans consommateur il y aura toujours « con » et c’est une part statique et importante du mouvement si tu regardes la suractivité frénétique de ce mois de décembre autour de toi. Ceci dit, et par bonheur, certains de ces consommateurs s’interrogent parfois et se posent les bonnes questions. Celles dont internet n’a pas la réponse d’une simple phrase dans un moteur de recherche. Celles qui par exemple le pousserait à se demander comment peut vivre un pigiste payé 3 euros les 500 signes. Mine de rien, pour gratter 800€ sur un mois, ça fait pas moins de 266 news à sortir alors qu’il n’y a que 30 jours. Alors on accumule les fluxs. Les mailing lists. Et ce qui était un travail avec un minimum d’investigation ne devient plus qu’un travail de traduction expresse. Mais je m’égare en backstage…

De la même manière, et là je te rejoins, que deviendront ce titres formatés pour le buzz d’ici quelques années ? Je ne pense pas qu’ils passeront au panthéon d’un wikipédia. Ne seront pas même repris en 2065 par l’animateur d’un canal web 3D qui se foutera de la gueule des années 2015 dans une émission compilation sponsorisée par un algorithme de compression. Comme on aime grignoter des biscuits apéros alors que ça n’est que du gras soufflé, le consommateur ira toujours de temps en temps cliquer sur ces déjections de sous journalisme, mais sans trop d’illusions. En toute conscience que ceci n’apportera rien à son individualité, culture ou épanouissement. Juste une connerie à sortir pour meubler dans une soirée buddies ; rien de plus. Distraction aisée dont il n’aura pas même vu les 17 pubs en encart autour car con-sommateur qu’il est, il saura faire les 2 clics pour activer de manière efficace un bloqueurs pub. Le consommateur ne changera que peu et sa ligne éditoriale, lui, il la respecte depuis toujours : en avoir toujours d’avantage en déboursant le moins possible.

 

Big Data m’a sauvAY

Elles sont bien drôles ces sociétés privées qui en savent d’avantage que les divisions armées de grandes nations au sujet des individus. Ça ne choque personne, et pourtant ça vient gratter jusqu’au niveau des constitutions ce genre de comportement. Il n’y a aucun avertissement quand un môme va s’inscrire chez la plus grosse pute à datas qu’est Mark Zukerberg. On laisse faire, parce que « ooooh l’outils il est joli », « il est gratuit », « c’est simple d’envoyer ses photos », « Regarde, y’a même mémé qu’est morte y’a 5 ans ! ». Mais WTF ! On en est à un point d’hypnose de la population où ça n’interpelle même plus les gens d’être automatiquement reconnus sur des clichés dans ces missions de self-accomplishement que leur ont implanté les vendeurs de produits ! On ne blâme personne pour avoir transformé la population en produit à coup de pseudo-gratuit et pourtant il serait grand temps de pointer du doigt ces gens que le futur désignera sans doute comme criminels. Et le mot n’est pas exagéré.

L’information reste médiocre pour conserver un minimum d’éveil vital malgré les efforts de La Quadrature et bien d’autres qui œuvrent à ce que les gens ne soient pas que des zombies écervelés sur le web. L’état ne fait lui carrément rien, forcément : il n’y pige déjà pas grand chose quand on voit ses actions au sujet de ce support.

On peut rajouter une couche avec Google qui se permet de juger quel contenu doit prévaloir à un autre dans ses résultats, quitte à faire du grand n’importe quoi. Cherchez une photo d’un repas d’indigène de l’Amazone sur leur moteur de recherche… des pages et des pages, et aucun cliché authentique, aucune information réelle. Il est là l’état d’internet en 2015 : une foire aux slips qui n’apporte strictement rien au savoir et à la culture. Le saint Algorithme dans son impartialité incorruptible reste tout de même paramétré par… un humain mais bon : plus c’est gros, mieux ça passe comme on dit. De l’autre côté, chez les créateurs de contenu, tout le monde y va de sa couche, prêt à n’importe quoi pour obtenir les faveurs du grand dieu Audience et au final on a quoi ? Des informations périmées à leur parution, sans viabilité ni saveur, qu’on regrette presque de ne pas pouvoir imprimer pour se torcher avec. Ou bien des résultats de requêtes qui ont été méticuleusement filtrés ARBITRAIREMENT sans qu’on ai pu y mettre concrètement son propre grain de sel.

 

Bye-bye Advertisements ! Hello Webtisements !!!

Il serait gratifiant, tant pour ceux qui génèrent réellement du contenu travaillé que ceux qui le consomment avec une avidité et un plaisir non retenu d’établir une VRAIE charte de confiance. Laisser les contenus en accès gratuit, contrairement à cet Allemand suicidaire qu’on va très rapidement voir disparaitre des réseaux, et en faire un INDEXAGE RAISONNE, payant, pour consultation ultérieure. Car oui, cher amis journalistes, si votre info est si précieuse, si elle porte tant les valeurs auxquelles vous croyez, demain elle ne se noiera pas dans l’anonymat de buzzeries et autres articles de synthèse créés par des robots-rédacteurs. Demain vos écrits seront les fiers représentants concrets d’une époque, de cultures et d’explorations partagées avec passion. Vos lecteurs auront à nouveau envie de vous supporter comme ils soutiennent ce musicien ou ce bricoleur de génie. Mais faites le avec des couilles. Payez vous les illustrations dignes de vos écrits. Prenez les risques de positions que certains annonceurs n’apprécieront pas forcément. Et allez chercher cette damnée info pour en faire quelque chose, pas juste sortir le billet à l’arrache parce qu’il y en a encore 266 autres à sortir sous 30 jours pour avoir un début de paie décente.

De leur côté, les agences marketing ont tout à faire. On se fout déjà de leur gueule car les vrais sites internet offrant un contenu original se passent carrément d’elles. Et pour les autres sites web qui les auraient adoptées, elles sont dorénavant bloquées par les utilisateurs. Black listées. Plus personne ne peut les blairer. L’étau ira jusqu’à leur disparition si nécessaire, c’est inéluctable. Alors que d’un autre côté, il reste des encarts pub papier extraordinaires fait avec talent par des gens qui insufflent la magie dans la communication. Idem pour certaines pub filmées, des moments de grâce ou d’humour qui viennent toucher là où on croyait les sentiments enterrés. Une bonne publicité internet doit être un message statique et mettre la même claque que ces deux exemples cités précédemment. Et cela, malgré le grand age d’internet cumulé au mien, je ne l’ai encore jamais vu.

 

Balle dans votre camp les marketeux, nous, les cons-ommateurs contrairement à vous : on sait où on va… 😉

 

[ La micro-bio’ pour faire bien : pigiste papier dans cette période où 3 pages sur un programme Amiga rapportaient 55€ et la baguette artisanale coûtait 0,12€. Pigiste web dans cette période où 500 caractères rapportaient 3€, baguette industrielle à 0,80€ non comprise 😉 ]

Ingress : quelques stratégies… (+updates)

ingressINTRO : il était un hikikomori…

… qui ne bougeait guère les fesses de ses écrans. Pas qu’il soit l’ultime feignasse à deux doigts de pendre des jambons à des poulies comme un certain Alexandre Le Bienheureux. Juste que la vie urbaine est faite de telle manière que rien que se poser ou profiter d’un endroit nécessite souvent monnaie sonnante et trébuchante. Ce qui fait souvent défaut de nos jours, vous l’admettrez.

Et puis vint Ingress. Ma parano grinçait déjà à l’idée d’activer mon GPS pour que toutes ces belles données transitent par chez Google. Mais bon : j’avais déjà fait l’exception pour Draw Something et d’autres jeux con-cons, à quoi bon résister à une ânerie de plus ?

En quelques semaines, et par ce jeu un peu stupide au premier abord, je redécouvrais les plaisirs génerés par l’effort, à savoir : les montées d’endorphine. Une drogue 100% naturelle à laquelle on (re-)devient vite addict. Trois bornes de marche les premiers temps, puis 5… 8… 15 ! No problemo : ça revient vite de cavaler à son rythme quand on est un (ex-)habitué des crapahus en montagne ^^.

Ceci dit : 15 bornes quotidiennes pour avancer dans un jeu c’est peut être un peu cher payé pour qui ne cherche pas forcément le bonheur dans l’effort physique et il convient de trouver un équilibre pour conserver un peu d’espace vie perso’ ^^. C’est là qu’entrent en jeu quelques stratégies pour Ingress. Surtout quand on a atteint son Level 8 et qu’on s’inquiète d’un ennui à venir…

 

Connais ton chemin…

Outils vital pour Ingress…

Je ne détaillerais pas les règles du jeu, vous êtes censés les connaitre déjà. Par contre, il y a certains détails qui en disent long et peuvent aider à déployer votre zone d’influence sans trop de peine. Axe essentiel : vos trajets usuels. Que ce soit pour du boulot, des courses ou loisirs, vous remarquerez vite que vous pratiquez souvent les mêmes itinéraires. C’est une structure importante pour mettre en place vos déploiements de zones dans Ingress, car quoi de plus rageant que de ne pouvoir protéger un portail chèrement acquis faute de clé ou d’occasion de le recharger vu qu’il est à perpette ?

En ayant parfaitement à l’esprit vos trajets courants, vous saurez de suite vos points forts & faibles, où placer et renforcer les portails conquis que vous désignez importants pour vos futures conquêtes (sans poils).

 

Connais ton ennemi…

– l’esprit –

Légendaire phrase en stratégie guerrière. Les habitudes sont valables pour tout le monde. Il sera facile de remarquer les gens, ennemis, qui utilisent régulièrement certains parcours. Leurs horaires pourront aussi être mis à jour (histoire de pouvoir dormir sur 2 oreilles sans ce débile de smartphone qui couine pendant la sieste ;)).

Une information bien pratique également pour savoir quand il faut se résigner et abandonner un endroit, peut être cher pour votre stratégie, mais voué à être harcelé voir détruit systématiquement. Dans Ingress, le Définitif n’existe pas.

 

Connais les fluxs de circulation !

Le monde est à toi !

Le monde est à toi !

S’il est une chose importante dans la sélection de portails à chouchouter sur son Ingress, c’est bien la relation trafic / portail. Je m’explique : par chez moi, en ville, certaines voies sont bien plus empruntées que d’autres. Ne serait-ce que pour aller au boulot, en cours et j’en passe.

Ne négligez pas ce point qui aura une énorme importance dans la garde d’un portail que vous estimez stratégique (et donc votre). Il n’y a rien de plus rageant que de passer son temps à recharger / reconstruire / renforcer un portail qui quotidiennement reçoit son lot de XMPs dans la gueule !

Un bon portail, utile à protéger en milieu urbain sera de préference inaccessible depuis les boulevards, lignes de bus et tramways… bref, de toutes les voies à forte circulation si vous espérez conserver un minimum de temps mort pour passer un plat au micro-ondes au lieu de tapoter votre écran ;).

 

La Team : l’axe du Mââââââl !

– together –

Trés important ça, la Team si vous esperez développer autre chose que des « un coup j’gagne / un coup j’perd ». Certes, Ingress n’est pas Meetic et vous mettrez un certain temps à croiser les autres joueurs. Mais peu importe le camp, vous réaliserez vite lors de vos premières rencontres que les profils ne sont pas prévisibles. Vous avez de tout qui joue à Ingress : des occasionnels, qui ne sont pas devenus accros comme vous (vous ne seriez pas là sinon, hein ? ;)). Des fidèles, qui aiment à butiner les portails lors de leurs sorties mais sans plus d’efforts. Des « papys », qui ont fait leur Level 8 et se mettent en pseudo retraite. Puis la dernière catégorie : les Hardcores, tous niveaux, qui ont du mal à lacher le jeu plus de 48H et donneraient presque des prénoms kawais à leurs portails ! ^^

Développer un minimum d’affinité avec ses voisins (du même camp de préference ;)) est plus que recommandé si vous souhaitez plonger pleinement dans l’experience du jeu. Déjà, on ne peut pas tout faire tout seul et même en ayant farmé comme un porc plusieurs jours, si le camp d’en face fait une opération commando à plusieurs pour raser votre endroit vous ne pourrez pas grand chose. Celà vous donnera peut être LA bonne petite idée : vous synchroniser avec vos collègues.

Accessoirement s’entendre avec quelques personnes vous permettra de monter ensemble des portails de haut niveau dans lesquels vous pourrez farmer des items également hauts si vous êtes d’un niveau supérieur à 5, ce qui est parfaitement impossible seul (droit qu’à 1 pose de résonnateur pour les types L7 et L8).

 

Raids versus Synchro

« It’s just a question of time » – Depeche Mode

C’est toujours plaisant de se balader en groupe d’un même camp et ruiner la couleur de l’endroit où vous vous trouvez pour le retapisser à votre couleur. Soit. Mais pas super-top : on avance plutôt lentement et bourriner sur un pauvre portillon qui ne saura résister, même rechargé à distance, ça n’est pas trés sport.

Je reprend en exemple le « par chez moi » car il est parfaitement révélateur de la valeur bien supérieure du Synchro par rapport au Raid. Ici nos chers ennemis (qu’on aime beaucoup vraiment pour certains qui jouent plutôt finement) sont plutôt à sortir chacun dans leur coin, mais quasiment tous dans les mêmes 2 heures. Résultat : des dégats conséquents et des portails qui à force de passages se font dégommer pour se renforcer à vitesse grand V de l’autre couleur. J’ai comparé au Raid récent que nous avons fait à 5 simultanément, troupeau pataud qui a sans pitié ruiné les efforts de quelques ennemis… dans le même délais, nous avons en apparence fait beaucoup plus de dégats mais sur une superficie beaucoup moins large que les gens Synchro finalement. Et à l’usure, l’ennemi a quand même réussi doucement à reprendre du terrain.

Votre façon de jouer ensemble est donc un paramètre important à prendre en compte pour développer un stratégie durable. Le Raid n’est utile qu’en cas de panique ultime, invasion quasi complète de vos territoires. Sur le long terme, la stratégie de la Synchro est juste indiscutable.

 

Tuuuu… badines dans les paturageuh, tout le monde t’aime tant, Belleuh Des Champs

Là j’aurais pu citer U2 mais bon : non. 😉

Ah le Field. Gros morceau. Pour le n00b, aka Level 1 à 4, c’est le Saint Graâl pour progresser, monter en niveau rapidement. Pour les autres, c’est censé être un outils un peu plus stratégique. Pour les Level 8, une histoire de pions sur la carte comme si on était un Empereur de Guerre.

Il y a un équilibre vital à trouver entre les liens qu’on établis pour chaque portail et le coefficient « tentation de destruction » qu’ils génereront pour l’ennemi. En effet rappel : un lien ou champs détruit rapporte la moitié des points d’experience qu’il vous a apporté à l’ennemi. C’est con, mais un n00b d’en face avec un cerveau l’aura vite compris à votre place si ce n’est déjà le cas.

Il convient donc de Fielder avec parcimonie si votre niveau est déjà bien avancé dans le jeu, genre Level 5 et plus, et que vous esperez conserver certains portails de manière durable sans avoir à y passer 4 séances par jour pour les détenir. Quelques règles :

1 – Un portail avec plus de 5 liens se fera systématiquement péter la gueule par tout le monde dés que l’occasion se présente.

2 – Un portail avec des liens ET sans shields, c’est un peu comme se balader à poil dans un camp de pervers. Shieldez génereusement en fonction du nombre de liens accrochés à vos portails !

3 – Un portail avec des liens au milieu d’une Farm, c’est un peu comme un appel au viol sachant que les autres portails à proximité serviront à recharger l’ennemi de passage en XMs, qui n’aura donc pas besoin de Cubes pour vous en mettre plein la gueule jusqu’à éradication s’il est juste assez malin pour ne pas se placer au mileu de la Farm et se faire vider toute son énergie en 1 coup (on l’a tous fait, rassure toi mon gars ^^).

4 – Si je Fielde, c’est que j’ai plusieurs clés de l’endroit. Quoi de plus rageant que de monter une belle opération avec des portails bien éloignés, et se faire démonter tout ça dans les 2 heures qui suivent sans pouvoir rien faire…

Les Fields sont donc une fierté à entretenir avec justesse. La discrétion avec laquelle vous monterez en puissance certains portails clés sur votre carte sera décisive. Et pour cette montée furtive, il sera essentiel de vous armer de patience et ne pas linker comme un porc avide, faute de vous retrouver sans clés pour sauver un portail vital à votre conquète de territoires.

 

Et si vous la Bouclier ?

Les gars de Google ont fait un bon boulot en changeant récemment la valeur et les fonctionnalités des boucliers qui équipent les portails. Certes, ils sont toujours aussi radins sur les infos détaillées et ça n’est qu’en fouinant longuement sur le web ou expérimentant qu’on comprend les subtilités de la pose de bouclier.

Normalement vous êtes censé reconnaitre les 3 valeurs principales de boucliers qui augmenteront de 10, 20 et 30% la dispersion de tirs encaissé par vos portails. Vous êtes également supposé savoir ce à quoi correspondent les derniers modèles de boucliers genre Link Amp, Turret et compagnie.

Par contre, une information restée floue que tout le monde devrait connaitre : l’ordre de placement des boucliers a une incidence. Les premier, celui à gauche, et destiné à être candidat aux premiers assauts. Celui tout à droite sera donc le dernier à s’en prendre plein la gueule.

A cette heure l’information n’est validée que par ma propre experience et vous pourriez vous demander alors pourquoi vos 2é et 4è bouclards ont dégagé lors du dernier assaut. Loin de vous bullshiter, je vous confirme cette importance de l’ordre qui apparemment est également liée à la vieillesse des boucliers posés, raison pour laquelle dans certains cas un gars ayant posé un bouclier tout à droite des 4 slots 10 jours plus tôt verra son bijou se désintéger avant tous les autres. Bien hélas, aucune info sur ce « coéfficent vieillesse » que Google aurait greffé sur Ingress…

Rappelez vous juste que poser un Multi Hack à gauche et un Rare Shield juste derrière est une énorme connerie ; l’ordre inverse serait plus raisonnable. Il y a des combinaisons particulièrement efficaces à découvrir…

 

A l’attention des Levels 8

Du gros…

Il n’y a rien de plus con que d’aller bourriner des portails de bas niveau avec ses armes en L8. Ca vous ennuie autant que ça ennuis la personne en face qui n’a aucun moyen de réellement Jouer avec vous si elle est d’un bas niveau. De surcroit, ça supprime des sources potentielles pour que les joueurs de bas niveau de votre camp se fassent un peu d’experience et montent en level. Préferez lacher quelques bursters bas niveau au hasard de votre marche, sans vous arrêter, pour laisser achever le travail par un L1 ou L2 qui sera ravis de passer derrière vous.

Dans le même registre d’idées, à part conforter vos zones cheries, évitez de fielder à tout va. Certes, vous avez fait assez de marche pour avoir les clés de presque tous les endroits que vous fréquentez en plusieurs exemplaires, mais l’intelligence voudrait que vous vous contentiez de Fields incomplets sur 2 pans pour juste bloquer l’ennemi et laisser à un n00b les moyens de choper de l’XP en complétant le Field.

 

liner

Il y a encore bien d’autres facteurs pour développer ses stratégies, mais là je me mettrais carrément à nu (pas pratique pour dompter l’ennemi local qui lira sûrement ça ;)) et le jeu est assez vaste pour que chacun y développe une envie de conquête personnalisée.

Verts, Bleus, bonne bataille. Et n’oubliez pas de boire un pot ensemble de temps à autres ^^.

liner

UPDATE : To Farm or not to Farm ?…

Ça c’est la grosse question. Pour ceux qui viennent à peine d’être décongelés, Farmer correspond au fait de monter un troupeau de portails proches à un certain niveau pour que leur utilité principale soit de fournir des items aux hacks, permettant aux joueurs de se ré-équiper facilement.

Pour ceux qui auraient envie de s’y mettre, il faut avoir à l’esprit différentes contraintes :

– la proximité : ça n’est pas un problème quand on voit que Google est capable de valider la création de nouveaux portails ayant une proximité aberrante (voir limite chiante parfois). Avec un parc nantis de statues et autres 1%, vous n’aurez aucune peine à réunir dans 60 x 60 mètres jusqu’à une dizaine de portails potentiellement validables.

– les niveaux : si créer un portail de niveau jusqu’à 4 ou 5 se fait les doigts dans le nez (on a besoin de personne si on est L8), passer ce cap vous imposera de recourir à la Team. Monter un L6 est accessible. Un L7 commencera à demander une certaine coordination. Un L8 sera un sérieux investissement, mûrement réfléchis quand on sait que choper du résonateur L8 au hack n’est possible qu’au prés des portails en L7 & L8 (un portail lache généralement un élément variant sur une échelle de + ou – 1 selon son niveau affiché).

– la défense : comme pour les portails Linkés, il serait un peu naïf de lâcher votre ferme sans un minimum de protections. Certes, l’ennemi pourra tout autant que vous venir hacker dans votre coin sans même attaquer, mais à l’usure il vous coûtera de nombreuses séances de rechargement si votre parc est important. Et puis à la moindre faiblesse, peu probable qu’il résiste à l’appel du carnage !

Pour résumer, Farmer seul c’est s’emmerder profondément et passer une bonne partie de son temps à faire du rechargement quand d’autres ne veulent pas vous épauler. A deux ou trois, cela devient gérable en offrant un peu de répis pour chacun. En Team, c’est carrément le bonheur avec l’accès à des items de haut niveau sans trop se casser la tête.

 

Update : les conseils en vrac au n00bz

Houlà… ô0

Peut être les débuts sur Ingress vous sembleront laborieux. Certes, les points à atteindre ne sont pas gargantuesques jusqu’au niveau 5, mais vous aurez souvent cette sensation de tirer au pistolet à eau sur un bunker. Ne vous découragez pas, vos progrès seront récompensés.

Pistolet à eau vs bunker : certes vous n’effraierez pas beaucoup en vous attaquant à un portail L7 du haut de votre niveau 1, mais rappelez vous que si vous êtes une nuée de n00bs, ça peut bien user le camp d’en face sur la durée. Si vous recherchez l’efficacité, vous remarquerez vite que vos armes font quand même de généreux dégâts en agressant des portails de votre niveau jusqu’à +2 (exemple: vous êtes L3, un portail L5 est prenable sans y passer 160 Bursters ;)).

Training Zone : dans les villes de bonne taille, les factions s’accordent généralement sur une zone Nouveaux Joueurs. Une superficie où n’ont rien à foutre les niveaux importants (ça varie généralement autour de 3 à 5) et où vous pourrez expérimenter vos premières opérations avec des équipements à votre niveau. Toutefois, ne rêvez pas trop si vous linkez à l’extérieur de votre zone : un joueur expérimenté gêné par votre lien ira régler le problème par éradication, même s’il n’aura le droit que de poser des résonateurs dans la tranche de niveau imposée par votre zone.

Portails incomplets : souvent, dans les zones denses en portails, d’autres joueurs de votre faction rempliront partiellement des portails. Ça n’est souvent pas faute d’avoir énergie ou équipement en nombre, mais plutôt une invitation à vous joindre et en comblant l’endroit, monter facilement et rapidement votre niveau d’expérience.

Ignorer les portails ennemis de haut niveau ? Non, s’ils sont sur votre route, un petit harcèlement régulier peut fatiguer la position. Et surtout : ce gros portail imprenable est une source juteuse d’équipements pour quand vous serez de niveau supérieur. Vous comprendrez ainsi la petite jouissance lorsque votre Ingress vous annoncera votre progression de niveau et que tous ces nouveaux items inutilisables stockés seront à votre disposition pour commencer à réellement impacter votre coin.

To Field or Not To Field ? De manière générale, si des opportunités de créer des Links, voir des Fields se présentent : profitez-en ! D’un côté c’est très bon pour votre expérience et même si vous n’avez pas assez de clé pour gérer la zone, il est fort probable que des niveaux supérieurs de votre faction soient sur le coup et aient le stock de clés nécessaires à gérer l’endroit. Pour faire court : tout est bon à prendre, vous avez besoin d’APs ! Petit signe de politesse : lâcher du bouclier sur des endroits mal équipés que vous reliez, ce sera toujours apprécié.

 

2015 : Updates en vrac

Traverser la France à pieds, mais vous n'y pensez pas !?!! Oups, bein si... 4000 bornes pour cette paire de chaussures ^^

Traverser la France à pieds, mais vous n’y pensez pas !?!! Oups, bein si… 4000 bornes pour cette paire de chaussures ^^

Un moment que je n’ai pas retouché cet article et pourtant le jeu suit ses évolutions. Petit update donc.

Shields : Primo, mon histoire sur l’ordre des shields n’a plus aucune valeur ; à oublier. Secundo la force des portails a bien évolué avec l’introduction de nouveaux shields dont les fameux AXA. Si disposer 4 AXA peut faire frime sur un portail, cela reste un bon gros gaspillage car dans le process du jeu, un shield identique à son voisin se voit attribuer la moitié de sa valeur. Résultat ? 4 AXAs alignés c’est 100% + 50% + 25% + 12% de protection… amusez vous à comparer avec un dégradé de shields AXA / Very Rare / Rare / Common, vous comprendrez immédiatement.

ULTRA STRIKES : Pour contrebalancer ces histoires de shields ont été introduits les Ultra Strikes. En gros, de Bursters à très courte portée concentrant leur frappe intense sur une minuscule zone. L’utilisation première est l’annihilation de Shields, mais pour être efficace cela demandera au GPS de votre smartphone Chinois de se calmer un peu et bien vouloir se positionner pile au centre du portail. C’est long, un peu pénible, mais redoutablement efficace pour ne pas avoir à user votre stock de Bursters par salves de 50. De manière générale, une solution à privilégier pour les portails isolés, tandis qu’on préférera bourriner au Burster 8 sans trop viser dans les zone denses histoire que tous les portails voisins profitent aussi des dégâts ;). Notez tout de même que les US c’est pas mal la loterie : tantôt 3 tirs de d’Ultra Strikes 1 et voilà une rangée de 4 boucliers qui volent en éclat. Tantôt 12 Ultra Strikes 8 passés et il reste encore des shields non détruits… la patience vous sera donc nécessaire. Dernière utilisation possible des Ultra Strikes : miner 1 unique résonateur sur un portail ennemi, histoire de le rendre non linkable. Ça économise sur le stock d’items et force l’ennemi à sortir de sa tanière s’il souhaite utiliser réellement le portail.

POWER RECHARGE : Depuis que j’ai commencé cet article, de nouveaux niveaux sont apparus. Si être d’un Level 9 à 16 n’apporte strictement rien en plus sur l’utilisation des items, cela procure un avantage sur la barre d’énergie embarquée. Cette dernière montera jusqu’à 20.000 XM d’énergie, chose qui peut s’avérer intéressante couplée avec une toute récente fonction : la Power Recharge. Un portail attaqué, on peut soit le laisser décliner soit le recharger à distance pour peu qu’on ait la clé, ça on le savait. Si l’on tient vraiment à ce portail, il est également possible de lui envoyer des Power Recharge en gardant le bouton Recharge appuyé un moment avant de relâcher. Cela aura pour effet d’expédier toute l’XM disponible dans votre barre d’énergie pour le recharger, action très déconcertante pour l’attaquant qui verra un portail agonisant instantanément retrouver des airs de neuf ! La Power Recharge est donc un bon moyen de conserver un portail, mais aussi d’ennuyer un ennemi, épuiser son stock d’armes.

CAPSULES MUFG : il est très drôle de constater que Niantic a en fait utilisé un bug apparu avec l’introduction des capsules pour en faire un outils officiel dans Ingress ! En effet, lors du lancement des simples capsules de stockages, certains se sont amusés d’un bug pour reproduire en quantité des items, chose qui n’a pas manqué de faire grincer des dents les Pure Players à l’époque. Aujourd’hui ces capsules rouges très rares ne sont rien d’autre qu’une utilisation détournée & officielle de ce bug, les MUFGs permettant de multiplier les items qu’elles contiennent au fil du temps. Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes encore dans le vague concernant leur fonctionnement. Tout ce que l’on sait c’est que ces capsules entrent en mode reproduction par cycle de 23H environ. Que chacun de ces cycles peut aboutir à une reproduction d’items ou PAS. Que lors de la reproduction d’items l’intégralité du contenu est balayé et qu’aléatoirement sont choisis entre 0 et 5 items qui seront reproduits dans chaque capsule. La seule chose qui soit claire à cette heure est qu’il serait stupide de remplir une des ces MUFG à plus de 96% car elle aura besoin des ces 4 emplacements vides en cas de reproduction d’items.

SOFTBANK ULTRA LINK : Mutiplication du nombre de liens sortant qu’on peut faire à partir d’un portail. Multiplication de la portée de ces liens. Pratique pour monter des « étoiles » ou donner un coup de boost à un petit portail qu’on souhaite ne pas faire remarquer parmi les autres.

Pour le reste les grands principes restent identiques et j’envoie mes plus affectueuses & moqueuse salutations à ces gens qui ne jouent guère que depuis les transports en commun, joueurs qui disparaitront vraisemblablement en ayant ignoré quelques des meilleures sensations de Ingress : la marche et l’effort ;).

Bon jeu !

 

Merci aux différents blogs & joueurs ayant contribué, directement ou indirectement à l’élaboration de ce simili tutoriel ; ils se reconnaitront.;).

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2016 : pour qui Lawson le glas ?

0-Lawson18-01Un poil de nouveauté cette année avec un nouvel item sponsorisé : le Lawson Power Cube. Cette recharge à la particularité de vous fournir 4 fois la barre d’XM que vous possédez. Ceci peut être pratique dans plusieurs configurations :

. l’attaque essentiellement, histoire de pouvoir foncer dans une fourmilière de portails ennemis et ne pas perdre de temps à aller cherche du cube dans votre inventaire. Rusher sur un portail costaud que vous savez défendu ; en effectuant ce genre de blitz votre ennemi ne devrait avoir le temps que de recevoir les alertes… trop tard ;).

. en défense les Lawsons peuvent sembler idéaux mais c’est oublier un critère important du jeu : le lag. Souvent Ingress ne vous informe que tard d’actions en cours ; 1 à 3 minutes de délais suffisent à rendre inutile une défense en rechargeant. C’est la raison pour laquelle je ne recommande pas vraiment la défense à coups de Lawsons sauf pour de la conservation globale de zone, le délai propre au réseau utilisé par le jeu rendant souvent la recharge vaine même si l’on envoi du gros.

 

De manière générale il n’y a guère eu de grosse évolution dans le jeu, si ce n’est la multiplication, parfois jusqu’à l’abus, des portails en zone urbaine. De mon avis grosse erreur de la part de Niantic puisque le jeu dans ces conditions troque son intérêt stratégique par la dominance chronique liée au nombre de joueurs, ce qui est plutôt triste quand on souhaitait faire autre chose que de bourriner bêtement en déambulant. Les factions sont désormais très organisées avec souvent un G+ pour se réunir et se différents HangOuts dédiés. Les évènements organisés par Niantic sont de plus en plus nombreux (Anomaly, Shards…) et je ne saurais que trop recommander à ceux qui ne l’ont déjà fait d’y participer au moins une fois, ne serait-ce que pour voir et rencontrer toutes ces têtes qui viennent tout autant faire la fête que jouer.

Il y a aussi le syndrome PokemonGo qui est apparu. Résultat ? Beaucoup de L16 qui commençaient à s’ennuyer ferme sur Ingress, faute de nouveaux objectifs motivants, ont migré vers le jeu d’items à collectionner. La migration fonctionne également dans l’autre sens, avec quelques joueurs PokemonGo curieux qui apparaissent par poignées pour voir ce qu’est Ingress (et surtout repomper la Map pour les spots intéressants). Puis disparaissent aussi vite quand ils réalisent que c’est un poil plus stratégique que gérer des cartes de petits monstres ou que l’interface leur semble austère.

ingress-bestof2016

Sur le long terme je n’ai aucune idée de ce qu’il va advenir de Ingress. Si Niantic continue de s’en servir comme labo pour PokemonGo, sans y insuffler une once de nouveautés et de challenges, nul doute que même les derniers acharnés de la capture de portail finiront par jeter l’éponge, lassés de tourner en rond et faire péter le score d’AP. Ce serait dommage, de nombreuses possibilités existent encore pour enrichir l’univers Ingress, y compris la simple mise en place d’une troisième faction qui offrirait de toutes nouvelles stratégies encore inexploitées dans le jeu. Wait & see…

 

2017 : Ingress, l’équipement

Vu le succès de ce petit dossier dédié au jeu, et je vous en remercie, une petite mise à jour qui, si elle ne concerne pas directement le jeu, pourra vous être utile. C’est au sujet de l’équipement et tout ce qui pourra vous être utile pour jouer tranquillement.

Je fais l’impasse sur le téléphone, n’importe quel device Android/iOS faisant l’affaire. Par contre, il y a une petite chose pour laquelle vous risquez de craquer rapidement si vous êtes joueur régulier : les batteries supplémentaires. En effet, jeu + allumages fréquents + Data & GPS gourmands vont vite mettre à genoux même les plus gros ampérages. Et fait parfaitement normal dans l’univers de batteries : plus vous vous en servirez, moins elle seront performantes.

Pour palier cela, vous avez deux possibilités : investir dans d’autres batteries dédiées à votre smartphone, qui inéluctablement subiront la même usure rapide que celle que vous possédez déjà. Leur réel intérêt pour vous est d’être compactes & faciles à transporter. L’autre option possible est l’acquisition d’une batterie externe, qui amène également d’autres avantages pour palier son encombrement plus important. Le premier est la capacité : un bloc externe vous fournira aisément de quoi fournir 4 charges complètes de votre téléphone, de quoi tenir sans problème pour une journée non-stop de Ingress si vous le souhaitez. Autre intérêt : les batteries externes sont des outils d’équipes et permettront de recharger les collègues, se baladeront souvent entre les différents membres d’une team. Et elles peuvent être abandonnée au rechargement pendant que vous jouez avec votre téléphone seul (/!\: bien que généralement longues à recharger). EasyAcc et Anker sont les marques favorites tant des Enlightened que des Résistants pour leur qualité, offrant puissance (recharger plusieurs téléphones en même temps), capacité (facilement plus de 8 heures à tirer dessus non stop) et tenue du stockage sur la durée. Orientez vous vers ces solutions si vous pratiquez intensivement le jeu, prenez juste soin d’acquérir le modèle offrant l’ampérage le plus adapté à votre device. Accessoirement si vous changez de téléphone un jour, le chargeur continuera d’être utile contrairement aux batteries supplémentaires.

Poteaux, livreurs de pizza à scooter ((c) @Taga) 😉 ou simples faux mouvements seront vos ennemis du quotidien menant à ce moment que redoutent tous les joueurs Ingress : la chute du smartphone. Considérer d’investir dans une coque de protection pour votre présssssieux sera loin d’être un luxe tant les opportunités qu’il vous échappe des mains seront nombreuses. Là, pas de marques à préconiser ; ça n’est qu’affaire de goûts de chacun. Seul détail à prendre en compte : que la coque dépasse généreusement de l’épaisseur du smartphone car sinon, lors d’une chute à plat, ce sera un coin d’écran pété à tous les coups.

Vous remarquerez que la météo aussi vous invitera à vous équiper parfois. Vous avez déjà essayé d’envoyer un SMS sous une pluie battante ? Oui, voilà : le tactile part en vrille à cause des gouttes d’eau qui pourront aller jusqu’à endommager les appareils de moindre qualité en s’infiltrant à l’intérieur. Et n’allez pas croire que les constructeurs sont « sympa sur la garantie » : généralement, de petites vis changeant de couleur quand mises en présence de trop d’humidité sont utilisées dans la plupart des smartphones pour indiquer si l’appareil à été exposé à d’avantage d’eau que ne le spécifie sa norme, circonstance dans laquelle le fabricant se fera un plaisir souriant de vous renvoyer votre appareil avec une proposition de devis exorbitante pour réparation. Pour éviter cela, vous avez l’option casquette à visière de 2 mètres mais ça ne suffira pas. Par contre, beaucoup de regular qui n’ont pas peur des intempéries ont adopté le sac congélation zippable. Le tactile sera toujours un peu brouillon mais votre joujou à plusieurs centaines d’euros restera à l’abri de l’humidité. Pour les autre kamikazes (dont je fais partie ^^), probable qu’un jour votre téléphone vous lâche, d’un coup ou en prévenant plus ou moins avec un affichage bien VHS 1980. Pas de panique, même si vous pouvez faire une croix sur la garantie, il reste encore une solution avec ces quelques ingrédients : un pot à confiture étanche, un paquet de riz, un peu de patience. Installez votre appareil dans le bocal, noyez le de ce riz qui va pomper la moindre trace d’humidité, refermez bien, et laissez reposer 1 à 3 jour sur une source de chaleur ou devant une fenêtre ensoleillée. Nous sommes nombreux à avoir ressuscité ainsi quelques cadavres électroniques même si le 100% n’est pas la règle.

Beaux jours = belles balades !

Dernière petite chose qui elle ne concerne plus le téléphone mais vous directement. Lorsque vous vous faites de la grosse session ingress, longue et avec pas mal de marche, pensez à quelques trucs tout bêtes : y a-t-il de l’eau sur mon parcours (bouteille) ? Y a-t-il une solution alternative pour mon retour en cas de fatigue ou blessure (accessibilité, locomotion) ? Suis-je équipé pour affronter le terrain que je vais explorer (équipement) ? Où je suis, dans les Alpes, nous avons un terrain de jeu génial. De grandes plaines, villes et villages paumés, et aussi nos montagnes. Et je déteste particulièrement voir des photos de Report Ingress avec des touristes en clarks sur des sommets pas vraiment tout public. C’est con, mais le jeu n’est pas fait pour vous mettre en danger et ça n’est vraiment pas compliqué de, pour la montagne par exemple, prendre des godasses un minimum montantes (la caillasse des sentiers adore vous défoncer les chevilles), un pull ou veste, avec coupe-vent étanche si possible, et l’eau bien entendu, minimum syndical pour aller vous essouffler sur un de nos beaux massifs. Étrangement, il existe le même genre de règle en milieu urbain mais qui elle voudrait plutôt que vous soyez délesté de tout accessoire inutile, en particulier lorsque vous envisagez de conquérir une zone qui se situe dans de fameux quartiers à faits divers. Je vous vous rappel que vous vous baladez en public avec à la main un device que tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir et qu’un peu absorbé par le jeu, vous êtes une cible facile pour le moindre malhonnête. Au passage, raison supplémentaire pour bien avoir activé un code de déverouillage pas trop con-con et l’écho-localisation du smartphone (vous avez des app’ pour ça) s’il fini dans la poche de quelqu’un d’autre.

Voilà, j’en ai fini avec cet update du dossier. La prochaine fois, nous étudierons le régime alimentaire du joueur selon qu’il est casual, regular, hardcore ou extreme. 😉

30é anniversaire du Chogokin DX avec Mazinger : le bilan

Bandai… toute une institution dans le monde du jouet qui rayonne sur le monde entier depuis la reconstruction du Japon d’après guerre. Oui, survivante d’un plan d’austérité sans précédent cette société est au Japon ce que la haute couture est à la France : un incontournable. Pourtant au-delà de son succès affirmé à l’international depuis 1980, on peut poser quelques doutes aujourd’hui sur ces superstars du design dédiées à l’univers du jouet et les différents produits proposés. La preuve en arguments avec la toute fraiche réception de leur dernière oeuvre d’art : le Mazinger DX.

 

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CHOGOKIN ET DX…

Le Chogokin n’est pas tout neuf puisqu’il apparait à la fin des années 1960 de l’esprit bouillonnant de Go Nagai, créateur de nombreux mangas mettant en oeuvre ces robots pilotés par des hommes qui deviendront une véritable institution, bien que limitée à Goldorak chez nous, sur de nombreux autres endroits de la planète. Le terme Chogokin ( 超合金 ) en lui-même désigne ce métal spécial qui compose ces gigantesques robots faits pour nous protéger nous pauvres humains, littéralement : super-alliage.

Et il est vrai que nos défenseurs en auront besoin pour se tataner avec les multiples méchants qu’on nous enverra pendant prés de 40 ans ! Go Nagai à le génie d’humaniser ces machines de guerre par leurs pilotes, plus ou moins tourmentés, dont Kouji Kabuto sera le prédécesseur et père. Cette saga donnera donc naissance à de nombreuses autres séries, tout autant par l’auteur que d’autres talents passionnés par le domaine. Dernier héritier en date, Gurren Lagann peut être consideré comme Chogokin vu son univers et ses héros.

Les chogokins passent des cases encrées à l’animation en 1972 avec le premier épisode officiel de « Giant Robot : Mazinger ». C’est à cet période que Bandai a l’idée géniale d’assurer le merchandising de cette série en plein succès en créant des figurines. Un succès qui se répand avec la création d’un jouet assez haut de gamme pour l’époque, mêlant de fins moulages plastiques et des éléments métalliques pour crédibiliser le tout. Plutôt chers pour une époque ou les fans ne sont pas encore geeks ou nerds tels que nous les connaissons aujourd’hui, ces jouets reçoivent un succès mitigé, uniquement acclamés sur l’archipel Japonaise.

Avec l’expansion des séries et épisodes hors terre du soleil levant, les Chogokins envahissent peu à peu le reste du monde, mitigé face aux séries et peu sensible aux jouets proposés. Bandai réagit assez vite en proposant fin 70’s les Jumbo Machinders, de monstres robots en plastique creux d’environ 70cm. Nous en connaitrons les exemplaires les plus répandus chez nous via Goldorak et son pote Rayden (pas diffusé en animé mais il lui fallait bien un opposant !) qui feront bien des jaloux dans les familles au lendemain des Noels 80’s (moi y compris : mon 1er Jumbo Machinder je l’ai acheté à… 34 ans, hem !).

Pendant que les géants de plastoc envahissent l’Europe, notre Bandai à son apogée se dit qu’il est temps de marquer le coup. Envoyer du pâtée. Roxay du RoboPonay ! Et donc sortir plus fort que le Chogokin qui se perfectionne chaque année en détails et accessoires malgré sa quinzaine de centimètres : le Chogokin DX. « DX » is for DeluXe baby… et c’est clair que ça envoi. Imaginez : un robot d’une quarantaine de centimètres, essentiellement en métal à l’extérieur et pourvu de détails et fonctionnalités que seule cette échelle permet. Sortiront ainsi une petite dizaine de modèles, dont les plus côtés aujourd’hui se révèlent en fait être les bides de l’époque : un Chogokin DX coûtait une centaine de dollars à l’époque, consideré comme une gamme un peu bâtarde ; trop chère pour du jouet, pas assez pour de l’objet collector qui à l’époque n’avait pas vraiment son public…

Aujourd’hui on s’arrache les Chogokins DX des eighties à coups de milliers d’euros. Plus que des jouets vintage, ce sont de véritables icônes de Go Nagai et Bandai. Et depuis : rien n’a été ré-édité.

 

30 ANS APRES…

Mazinger, dont le métal ne ride pas ^^, continue régulièrement de réunir les fans. Autour de bandes dessinées avec les retours du robot géant en 1998 dans « Z Mazinger ». Au travers des Mazinger Angels aussi, petites chéries à poitrine atomique du robot d’anthologie (et qu’on croisera chez Goldorak sous les noms de Phenicia et Venusia). Et également au travers des dessins animés avec notamment la série « Shin Mazinger Shougeki! Z Hen » (aussi connue sous « True Mazinger » à l’international) de 2009 qui reprend en l’étendant l’histoire originale du Mazinger des seventies. « Mazinkaiser SKL », version relookée géneration 2000 finira d’achever la renaissance du robot fétiche que les époques, apparemment, ne réussiront jamais à enterrer.

Pendant ce temps, les jouets et autres produits dérivés ont suivi les tendances, nous retraçant les évolutions du design de Mazinger au fil des années. D’un humanoide type et plutôt géométrique, le Chogokin s’est adapté en adoptant différents styles, tantôt juste agressifs, tantôt plus subtils et racés dans des inspirations que ne renierait pas Luigi Colani. Et là : 2013…

Bandai n’est pas ingrat et se rappelle aujourd’hui qui est à la source du succès de sa série Chogokin : sir (permettez!) Go Nagai. Il semblait donc inéluctable de marquer le coup et sortir en cette année un objet collector tant hommage aux merveilleuses séries DX d’il y a 30 ans qu’aux balbutiements du Chogokin dans les années 1972-1973.

 

DES FAIT. DES FAITS !

Commander l’édition anniversaire de Mazinger Z DX n’est pas à la portée de tout le monde. Entre les spéculateurs qui se ruent sur l’objet dans l’espoir de le refourguer quelques centaines d’euros plus cher d’ici quelques temps, les passionnés qui sont prêt à ruiner une demi-paie sur la figurine et l’aspect apparemment limité de l’édition (je n’ai pas les chiffres mais réserver tardivement le mien a été un parcours du combattant)… obtenir son DX en 2013 est une chose qui se mérite.

 

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Avec une commande validée en Décembre 2012, le pépère aura prit sont temps jusqu’à ce 26 février 2013 pour arriver à la maison (taxes comprises malgré qu’il soit déclaré comme cadeau ; merci les crevards des douanes Française !). Le colis est imposant, affichant un bon 65x45x40cm. La boite officielle à l’intérieur est à peine moins grosse. On coulisse le cover-bandeau et après ouverture se retrouve devant 4 longues boites plus une grosse quasi carrée contenant le hangar. Le premier rectangle contient les armures du robot en version intégrale, contrairement à la seconde qui propose des demi-armures symétriques pour une vue « explosée » du mécha. La troisième boite contient le Mazinger en lui-même, nu comme un ver, c’est à dire tous composants exposés. L’envie de s’en saisir est immédiate, mais il reste 2 boites. La dernière rectangulaire présente… une fenètre avec les différentes doc’ associés, y compris une repro’ du manga original de 1972. Bonne présentation, mais carton vide au final, hem. L’énorme boite du pack offre le hangar qu’on sort et ouvre rapidement, avant de constater qu’il va falloir s’équiper de piles AAA pour profiter du spectacle : 2 mini projecteurs LED sont inclus dans la base pour éclairage de la star en contre-plongée.

 

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Sorti de son emballage thermoformé, le Mazinger Z nu révèle un poid assez décevant à la prise en main. Comparé en exemple au Chogokin DX de Tetsujin, on constate qu’on a un objet quasi tout plastoc dont seul les articulations internes doivent être faites de métal. Et malgré sa tête supplémentaire de haut comparé au Mazinger 1969 le DX reste bien loin des 1,5kg du magnifique objet de Fewture. – sic… –

L’idée est donc de rapidement l’équiper en espérant tâter du métal dans les autres boites d’accessoires. Déception : en fait, seuls cover du torse, slip et basse jambes sont de métal. Tout le reste des accessoires proposés s’avère n’être que du plastique. Une fois équipé de toutes ses coques, le Mazinger DX ne tient toujours pas la comparaison avec le Mazinger 1969 de Fewture niveau poids. – re-sic… –

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L’OBJET COLLECTOR QU’ON POSE ET NE TOUCHE PLUS

Pour les fans hardcore, la posabilitée d’un objet tel qu’une figurine de héros est un facteur essentiel. Plutôt que de le présenter connement les bras le long du corps, ces gens aiment à afficher l’icône dans ses meilleures poses et concernant les Chogokins, celà se comprend : ça fait partie de la recette. Pose. Phrase de déclenchement. Tatane-dans-sa-gueule ! Toute une institution.

Mettre en route le Mazinger Z DX est un peu fastidieux. Les naïfs ayant cru s’en sortir avec un quadruplé de piles AAA en reviendront vite : il faut 3 piles dans la base donc. Mais encore 2 piles dans le module du torse du robot pour son éclairage et ses effets vocaux. Et encore 2 piles dans l’alignement de 2x 3 moniteurs servant de télécommande ! Encore un non hommage au crétin ayant mis un système d’ouverture de cette dernière qui nécessite un cure-dent alors qu’un simple pousser-coulisser aurait suffit.

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Ensuite habiller ou déshabiller son robot n’est pas si simple non plus. Bandai à cru bon de remplacer les bons vieux aimants des DX millésimés 80’s par des versions plus réduites, moins puissantes, et nécessitant donc le clipsage de ces parties essentiellement plastiques. La haine commence à poindre lorsque l’on cherche à poser l’armure sur l’avant-bras de son Chogokin : de fortes chances que ce dernier se détache. Certes, c’est prévu, mais l’auteur du système d’attache pourrait-il se faire hara-kiri SVP ? On a là un système d’une stupidité ultime, qui consiste en l’alignement de 3 tétons ridicules pour viser un axe qu’on devra combler d’une pression bien ferme sur un relief mécanique (câble) du coude en position relevée à 90° pour faire clipser le picot de fixation. Sans entrer d’avantage dans les détails de la situation, je vous promet pour les non-initié soit de la casse ou de l’incompréhension, soit jusqu’à 1/4 d’heure perdu pour essayer de fixer le clips récalcitrant ! Hallucinant !

J’ai réussi à re-fixer l’avant-bras droit en 10 minutes, pour le gauche j’ai abdiqué au bout de 20 et préféré soumettre l’option Drill Missile Attack qui avec un autre accessoire, permet de présenter le Mazinger avec un coude recourbé à l’extrême prêt à arroser l’ennemi un peu trop arrogant.

 

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En équipement final, toute armure, le Mazinger en impose. C’est gros, c’est beau (malgré les traces de doigts quand on aura forcé pour re-fixer les avant-bras), et bien que toujours pas du poids d’une oeuvre de Fewture, ça a de la gueule. Là où le bas va blesser de nouveau, c’est quand on tentera de Poser au plus noble sens du terme la figurine. Déjà, tout se barre en couille du moment qu’on doit forcer un peu à un endroit. C’est dommage. Abstraction faite, si la partie supérieure du robot est bien articulée, il n’en est pas de même pour les membres inférieurs. N’espérez pas agenouiller votre Mazinger DX (trop noble ?!?), les reliefs à l’intérieur des aisselles empêchant de prolonger tout mouvement trop loin (en résumé : calbuth’ de prétentieux qui bloque les libertés de mouvements) ! Donc entre la pose bien droit et celle kékos-musclor, il n’y aura pas beaucoup de variantes au niveau des jambes, dommage again…

Je ne m’étalerais pas non plus sur les options sonores, parfaitement superflues pour qui se contente d’afficher le bestiaux sans autre prétention. Toutefois, il est admirable de noter que 3 chansons intégrales sont inclues en plus des différentes phrases d’attaque stockées dans le module. Je tempérerais cet enthousiasme par le fait de, 24H après déballage, ne toujours pas avoir trouvé la combinaison qui me permettrait de simplement passer sur ON ou OFF l’éclairage du robot sans brouhaha sonore…

 

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CONCLUSION

C’est bien d’avoir pensé à célébrer un mythe, une légende. C’est noble d’avoir poussé le détail à ce que les technologies récentes nous proposent en injection plastique et moulage métal. La finition peinture est remarquable. Les détails du squelettes trés poussés, jusqu’aux vérins vraiment mobiles des pieds. L’équipement est réellement complet et l’objet magnifique. Mais…

 

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Cette impression de boire un café froid ou un soda chaud persiste… entre le hangar Deluxe lui aussi mais pas foutu de recevoir tous les accessoires en même temps bien qu’on ait inventé le Légo depuis belle lurette… cette posabilitée médiocre et ces fixations qui frisent le non-sens parfois… on se dit rapidement que Bandai à raté le point essentiel dans cette réalisation : le facteur émotion.

 

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Je me rappelle quand j’ai déballé mon Tetsujin DX d’occasion… cette électricité dans l’air, ces sentiments, et cette affection par dessus tout pour un objet taillé au mieux du possible pour répondre aux attentes de l’époque et même plus loin. Certes il n’était pas parfait. Certes il souffrait aussi de quelques défauts. (Certes, occasion.) Mais on avait là un objet taillé avec le coeur pour un public qui encore ignorait tout des geekeries actuelles et un fabricant qui se donnait au-delà de ce qu’il était possible de faire par moult ingéniosités de réalisation. Avec le Mazinger DX, on a un bel objet collector, mais pas vraiment envie de l’approcher ou le manipuler. Ca fait un peu classe-snob sans surpasser les standards, genre ramasse-poussière qui au final irait bien avec la collec’ de chats en porcelaine, et ça, passer à côté du coeur du fan de base, c’est vraiment dommage.

 

A refaire Bandai : y’a Grendizer qui t’attends en Europe ! 😉

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Un projet de loi que les députés n’auront jamais le cran de proposer

Ah, on en entend de biens bonnes en ce moment, hein ma bonne dame ! Entre 2-3 guerres et autres dessous de table, ces derniers jours la mode est au scandale alimentaire. Un scandale qui en fait, sous les regards offusqués de la foule, révèle une bien triste autre vérité : TOUS CONSOMMATEURS IRRESPONSABLES !

 

POLLY-POCKET

J’ai un peu de mal à ne pas rire quand je vois cette bourgeoisie offusquée de servir à table Titi De La Maroufle, joli trotteur, pas moins comestible qu’un escargot, qu’une grenouille ou qu’un fromage bien fait. Certes, au delà de l’émotion du meilleur ami (bien cuit, comme Pedro au comptoir) de l’homme qui ne manquera pas de faire chougner la petite dernière à table, je comprends également ce sentiment de tromperie. Mais honnêtement… êtes-vous naïfs au point de ne pas vous douter un peu des entourloupes de l’industries alimentaire ? Vous croyez-qu’il y a quoi dans un steak Mac Do pour mettre moins de viande de boeuf 100% français ? Et oui, comme la majorité bêlante, vous regardez ce qu’on pointe du doigt pendant que derrière vous passent en toute facilité les plus évidentes magouilles. Un beau filet de poulet KFC, y’a quoi dedans en vérité ? 100% de poulet ? Laissez moi rire…

 

MIEUX VAUT TARTARE QUE JAMAIS…

Alors quand on viens de son meilleur air outré trouver abominable qu’il y ait du cheval dans son plat cuisiné industriel, j’ai juste envie de dire une chose : à la cuisine mon pote ! Et fissa !!!

D’abord, rien ne t’oblige à consommer de l’industriel-tout-fait, à part une fainéantise qu’on t’inculque pour te faire croire que tu seras plus rentable le lendemain au boulot. Oui, j’avoue que les célibataires sur ce coup ont droit d’exception car faire la cuisine dans ces circonstances n’est pas forcément rentable ; cuisiner se fait pour un minimum de quantité, pas juste un estomac. Ou alors penser à congeler. Ou se forcer à manger le même truc plusieurs repas d’affilée. Pas top. Mais pour la famille, qu’on arrête de me faire croire que les barquettes XXL sont la panacée économiquement ; c’est juste une foutaise.

De surcroit, Polly Ponay est plus que comestible si l’on creuse au delà de son regard vitreux qui en dit long sur son intelligence de brouteur. Personnellement, j’aime pas trop cette viande, mais j’avoue qu’en tartare elle dégage un arôme particulier bien plus intense que le classique boeuf. Enfin… c’est une question de goût tout ça, pas de toxicité. Et vu que, comme les hommes, les chevaux ne sont pas éternels, autant assurer leur reconversion en ce temps où le prix du boeuf flirte avec celui des produits de luxe.

 

DERRIERE LE GROS TITRE, LE FAIT REEL

Là où je deviendrais carrément hargneux, c’est quand je vois cette masse de consommateurs abrutis (il faut bien l’avouer) ne pas tiquer sur un phénomène hallucinant : le nombre de bornes que parcourent les produits pour finir dans nos assiettes. Et là il y en aurait long à dire.

A ce jour, on vous saoule avec l’écologie, l’économie de ressources, la pollution à réduire et l’énergie gaspillée. Vous vous serrez la ceinture, faites des efforts… mais à aucun moment vous ne percutez vraiment que pour vos lasagnes à la con, la viande a fait un périple de plus de 5.000 bornes pour atterrir jusque dans votre assiette ! A croire que le boeuf (ou cheval, au choix) ne pousse pas en France…

 

LA LOI QUE LES DEPUTES N’AURONT JAMAIS LA DEMI-COUILLE DE PROPOSER :

Il est où le gars dans l’hémicycle qui un jour fera remonter ce simple fait, qu’on peut résumer tant pour l’alimentaire que plein d’autres choses, tenez, par exemple les fleurs. Ces jolis pistils tendus et colorés chez votre fleuriste, vous savez combien de bornes ils font jusqu’à l’échoppe ? Oui, une vague idée, vous savez comme tout le monde que la Hollande est tant producteur que plaque tournante de ce marché. Là où ça devient hallucinant, ce que votre bouquet une fois en France passera sûrement par Paris ou la Bretagne pour import, puis sera descendu jusque dans le midi chez le grossiste qui devra le ré-expédier vers Paris à votre centrale d’achat pour que finalement il vous parvienne à vous, professionnel tant du Languedoc que de l’Isère. Y’a pas un bug là ? En fait, votre fleur ne coûte quedalle à la base ; par contre vu le pétrole qu’elle consomme, on se doute que la facture va monter de manière exponentielle pour qu’elle puisse finalement crever chez vous au bout de 5 jours sur la table du salon. Et ça n’est qu’un exemple parmi d’autres…

Alors mon député, ô beau député au salaire à 5 chiffres et aux primes dorées, quand est-ce que tu nous la sortira ta proposition avec un peu de poil pour dénoncer cette stupidité industrielle qui empêche de favoriser les produits de proximité et contribue à la destruction globale de notre petit paradis bleu ?

Ma proposition est toute simple :

Pour des produits bases, tels que légumes ou tout entier non soumis à l’assemblage, de simples étiquettes couleur :

  • Vert : les produits qui ont parcourus moins de 100km autour du site de production.
  • Bleu : ceux qui ont parcourus moins de 500km.
  • Rouge : ceux qui en ont parcouru plus de 500.

 

Ont peut imaginer la même chose pour les produits assemblés tels que plats cuisinés et autre bien materiels :

  • Blanc : assemblage de produits provenant de moins de 500km autour du site de production.
  • Noir : assemblage de ceux nécessitant des produits disponible au-delà des 500km.

 

Je crois qu’il est un peu temps de faire évoluer ce consommateur irresponsable qu’on a fabriqué depuis plus d’un siècle vers des notions un plus saines, claires, que même l’imbécile de base peut comprendre pour que toute l’économie, la viabilité de la planète et même la santé en profitent plutôt que de crier au scandale sur une toute petite affaire qu’on aura bien vite oublié.

Faire tomber ces rayons fruits & légumes de grandes surfaces qui vendent de la merde toutes saisons confondues et redécouvrir que non, en hiver on ne peut pas bouffer d’asperges par exemple : c’est pas la période ! Que localement le produit frais existe et que si tout le monde s’y met, il y a moyen de permettre à son prix de descendre à un niveau abordable pour tous. Le frais n’a aucune raison d’exister en supermarché ; il y a des tas de petits maraichers locaux qui font des produits super, même si esthétiquement il faudra faire quelques efforts car non, une pomme n’est jamais parfaitement ronde et oui, il peut rester un peu de terre dans une salade.

Merdalors !!!

On s’réveille ou bien ???

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La prise d’otage selon Numericable

Tous les jours chacun est plus ou moins confronté a des techniques marketing pas toujours claires et qui parfois frisent l’illégalité. Les adeptes de nouvelles technologies et télécommunications savent de quoi je parle. Entre ces jeux dématerialisés qui ne fonctionnent plus passé une certaine date faute de services ou serveurs actifs et qu’on ne peut pas revendre s’il ne nous plaisent pas. Ces abonnements qu’on vous refourgue par pelletées pour tout et n’importe quoi et dont on arrange la désinscription pour la rendre la plus pénible possible… les fumiers marketeux ne tarissent pas d’idées nauséabondes pour faire tourner le tiroir caisse.

Aujourd’hui, j’ai experimenté la « liberté du client qui veut rester chez son fournisseur mais juste changer de forfait« . J’avais déjà vu à quel point on peut tomber sur des cons avec une amie, cliente de Orange, qui avait dû se désabonner pour se ré-abonner de manière à obtenir l’offre qui lui convenait. C’est vrai que depuis des lustres, la filiale de France Télécom n’est pas vraiment réputée pour son assistance de bas du cerveaux qui comme chez Free, se contente de suivre un Q/R dicté sur écran sans jamais activer le mode intelligence. Mon experience, elle, s’est passée chez Numericable.

C’est un fournisseur d’accès tout à fait correct. Les débits y sont particulièrement bon pour qui est urbain et se connecte en fibre. L’assistance est étonnement réactive et plutôt efficace, avec des gens qui ne bloquent pas simplement sur un Q/R/ à dicter et savent un minimum de quoi ils parlent. Juste que tout ça est un peu cher pour qui se fout des services rajoutés, notamment ces centaines de chaines pourries sur lesquelles on ne zappe jamais.

Malgré tout, cela reste un service vendeur : pour un abonné, les nouvelles offres moins chère sont totalement invisibles ; uniquement apparentes pour qui se présente en nouveau client. Pas trés fair-play ça. De surcroit, quand vous voulez changer en ligne votre offre, un principe similaire est appliqué. On vous liste en évidence tout ce qui vous coûtera plus cher chaque mois sans jamais causer de ce qui peut vous aider à gratter un peu en ces périodes de disette.

Pour ma part, j’avais flashé sur leur offre iStart a 25€, me permettant de réduire mon abonnement garnis d’inutiles chaine TV revenant actuellement à prés de 40€/mois. J’ai cherché sur leur site, vraiment, et pas faute d’être n00b : rien. J’ai donc appelé leur service commercial et là, n’ai pu que constater que quand vous souscrivez une offre chez ce gens, qui facturent si facilement la moindre modification soi dit en passant, et bien vous en avez pour l’année complète avant de pouvoir choisir de modifier votre abonnement. Nulle doute que si j’avais demandé un accès payant aux X chaines de l’ami Dorcel, là l’operatrice se serait fait un plaisir de me modifier illico la surfacturation avec activation immédiate.

C’est donc dans ce cadre précis que j’ai un gros doute : comment un opérateur peut-il vous imposer de ne pas descendre en options et en gamme dans un abonnement, alors qu’il le fait trés bien pour la montée ? Je crois qu’ici bas on piétine les limites de la légalité et que mon courrier à UFC / Que Choisir aura tôt fait de lever le lièvre de cette simple et stupide arnaque.

Pour ma part, je vais paisiblement attendre ce beau mois de Juillet, signe de la fin de mon engagement, qui verra probablement mon intérêt de fidèle client saliver vers d’autres opérateurs moins cons. A trop vouloir enfermer les clients chers amis abonneurs, vous leur montrez tout simplement avec d’avantage d’évidence la sortie salvatrice où clignotent toutes les offres de vos concurrents. CQFD.

Allez, comme dirait Giedré : « On fait des p’tits anus à Numericable et bonne nuit ». XB-P

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