Géneration « Enculator… »

Ou

« l’indubitable tendance sodomite d’un environnement tout abonnement »

Certes, mes coups de gueule c’est pas nouveau. Mais je m’inquiète. Vraiment. Et pour vous chers contribuables et électeurs qu’on alaite aux discours de bonnes intentions pendant qu’on vous fait assoir sur un aussi énorme que magnifique clou rouillé. Et de clou à Cloud, y’a qu’un « D ».

Marty, DeLorean réglée sur 1979 !!!

Raaah les 80’s. Ses Yuppies et autres Golden Boys, sa musique en plastique aux coupes hétéroclites, mais surtout ce phénomène en plein essor : le Leasing.

Concept révolutionnaire pour vous planquer un crédit bien chargé en intérêts et vous laisser profiter d’un matos immédiatement mais pas tout à fait à vous tant que pas soldé complètement. Courant pour l’achat de véhicules, des boutiques s’étaient même montées pour vous proposer en leasing tv, machine à laver, cafetière et autres materiels domestiques courants.

Ainsi, vous pouviez avoir un meublé complet sans réellement posséder le moindre objet à part votre femme et ses boules de geisha (frappez-moi, owi! ;)). Mais en cas de pépin, pouf, retour à la case départ faute de pouvoir régler le montant mensuel à fournir. Vous voyez où je veux en venir…

Back to ze maintenant !

Économiquement parlant, seuls les frimeurs et autres nantis tentaient de se la péter avec du materiel domestique acheté en leasing. Le symbole de toute une géneration de Ouineurz consommant tout et n’importe quoi sans le moindre soucis des conséquences. Les contrats étaient assez drastiques et il fallait présenter bien plus de garanties que pour les crédits revolving de m… qu’on vous fourgue aujourd’hui comme des bonbons à gaver. Mais un concept était né :

« Pourquoi vendre un produit/service une seule fois alors que je peux en tirer régulièrement des sommes qui au final seront bien plus élevées ? »

Les décennies sont passée, et nous avons aboutis à ces belles années 2000, riches en technologies et autres services. Grand chamboulement dans nos vies, les modems 8.000 bauds ont débarqué, préambule de notre bel internet d’aujourd’hui et de cette connerie que chaque industriel/commerçant veut désormais vous fourguer : l’abonnement.

Rien n’y échappe : la garantie étendue de votre tv (alors que bien souvent celle du constructeur suffit). Vos séances au club de gym’. Les gens qui nettoient vos montées d’escaliers. Tout est amour, tout est abonnement donc. De surcroit, le principe de l’abonnement est aussi de vous faire douiller un max’ de services sachant pertinemment que vous n’en utiliserez pas l’intégralité. C’est habile. Hop, abonnement de téléphone mobile 3 heures avec 4.000 sms dont vous usez le 10é grand maxi.  Hop, 10% de remise sur la cantoche de la salle de gym histoire de pas trop tout perdre de vos calories évaporées, pis en plus vous voyez : ça peut faire comme un club de rencontres mais inclus dans votre abo’ dis donc ! Etc. Etc. Etc.

Inception syndrôme…

Gros geeks que nous sommes, nous connaissons trop bien la virtualisation qui grignote tout ce qui nous entoure. Mais l’on est en droit de se poser quelques questions lorsqu’elle en vient à se montrer systématique, quitte à entamer notre vie réelle pour n’en faire plus qu’un petit de stock de données destinées au néan une fois que l’on aura passé l’arme à gauche. Certes, c’est pratique : votre vie USB tiendra facilement dans votre urne funeraire. Mais plus décemment : quid de votre (supposée) existence ?

En plus de vos actions glorieuses qui ne hanteront qu’une vieille page FaceBook défraichie, c’est également tout votre environnement qui tombera dans les limbes une fois à trépas. A vous fourguer de l’abonnement pour tout et n’importe quoi, on vous prête une vie, elle ne vous appartient plus réellement. Vos souvenirs seront réduits à des résidus d’humeurs web et on peut penser que tôt ou tard le petit dernier ne pourra plus jouer avec vos anciens toys, ayant dû les rendre aprés la période contractuelle d’utilisation accordée. Une vie sans classe, une vie sans traces…

Vous prendrez bien une petite facture avec ça ???

Touchons là où la lucidité vous appartient encore : au porte-monnaie. Le calcul de ces conneries et services qu’on vous facture par mois vous le faites vraiment des fois ? Non parceque si déjà dans les 80’s on gueulait un peu aprés France Télécom se gavant sur abonnement + consommations téléphoniques, aujourd’hui il n’y a vraiment pas de quoi faire les malins. Allez, listons :

  • – abonnement eau
  • – abonnement énergie
  • – abonnement assurances
  • – abonnement ou plutôt loyer bien souvent
  • – abonnement parking pour les motorisés
  • – abonnement internet / tv /blablah
  • – abonnement téléphone mobile

… et l’on va bientôt vous coller de l’abonnement pour toute une floppée de nouveaux merveilleux services qui, comme pour la télé privée, ont fait les bourrelets de gras d’une poignée de nantis sans trop d’états d’âme. L’abonnement médiathèque numerique (on y vient déjà avec la musique qui se dérobe à votre possession sous couvert d’être plus accessible / putain je les aime mes vinyls merde !). Ca va déferler avec la vidéo aussi, qui sous prétexte de la quantité vous fera oublier qu’on préfère toujours 3 bons films plutôt qu’une floppée de nanars même pas drôles qui rendraient les spot publicités presque intelligents ! Le logiciel suivra, « pisque c’est tout le temps à jour », « pisque c’est nos serveurs qui font les gros calculs », et bla-blih. Mouais. Moi désolé, j’aime bien bidouiller ma machine, triturer les setups et toussa. Alors l’idée du retour à une salle d’arcade/boulot virtuelle qui vous vampirise le porte-feuille à chaque minute de location me terrorise un peu, excusez.

Comme je l’avais écrit il y a quelques années à propos du Cloud, il est peut être déjà temps de conserver ces machines, probablement un peu désuètes, mais pas dépendantes d’une connexion ou d’un service d’autrui. Sur ce registre là, on attend de pied ferme Microsoft et son Windows8 qui sans aucun doute ne va pas manquer d’essayer de nous fourguer du surplus peut être intéressant mais qui aurait tout aussi bien pu être inclus d’origine dans l’O.S..

Un peu comme il y a des agriculteurs bios qui font perdurer la tradition de réellement mettre les mains dans la terre, il y aura sûrement des geeks bruts, insensibles aux sirènes gadgetophiles d’une évolution technologique qui se résume à du développement marketing maquillé. Et ils sauront se poiler sur du jeu pas online ou avec un serveur monté chez eux. Et ils auront la culture à leur porte dans un vaste monde d’échanges parallèles qui existe déjà de 3 initiales : P2P. Et ils se batteront pour rémunerer au plus direct les artistes, développeurs et autre maboules qu’ils souhaitent concrêtement supporter, loin d’un aussi bedonnant qu’inutile système de distribution de mass-marketing.

« Les différences font l’importance » j’aime à dire ; je n’avais pas attendu qu’Apple sorte son « Think different » (comme tout le monde d’ailleurs) pour le rêver sur ma pierre tombale. Alors quel rapport entre l’harmonie de vivre ensemble et cette uniformisation globale qu’on veut nous imposer ? Aucun.

Géneral E.

Si aucune action n’est entreprise, que l’humanité toute entière se laisse aspirer comme un marshmallow flasque parcequ’il est toujours plus facile de nager dans le courant du système, nous ne vaudrons pas mieux que les civilisations insectes. Des fourmis. Uniformes, quelconques, sans intérêt ni saveur.

J’ai la conviction que c’est en ce XXIé siècle qu’il faut que les choses se passent et que l’on cesse de gober bêtement ce qu’on nous présente. Faute de quoi il pourrait s’averer qu’un jour ce soit tout simplement trop tard. Une civilisation passée en mode Idiocracy sans le caricatural du film. Des gens qui sont autant les produits que ce qu’ils consomment.

Je m’autorise donc mon petit couplet potache : fuck le Cloud ! Fuck les abonnements ! (et fuck les fuckerz pour ceux qui ont la queue assez longue ;))

#Tech: to Cloud or not to Cloud ?…

Passionnant sujet depuis mon précédent article d’il y a quelques années où je m’étais franchement déclaré du côté des opposants… pour aujourd’hui céder un peu (un petit peu vraiment) de terrain face à quelques nouvelles exploitations du Cloud. J’en envie d’en reparler 3 ans plus tard pour ses côtés… positifs bien que je le rappelle :

 

CLOUD IS EVIL !

Oui, j’étais franchement géné en découvrant ces différentes politiques des services dits Cloud qui galvaudaient sans que celà n’offusque personne les droits élémentaires des gens.

J’avais particulièrement tiqué sur les conditions génerales de l’essentiel de ces sociétés qui refusent autant d’assurer vos données réellement et n’en garantissent pas non plus la réelle confidentialité. Quand elle ne cherchent tout simplement pas à en exploiter les données dans votre dos.

J’avais aussi vu rouge sur cette façon abrupte liée aux abonnements qu’on vous fourgue pour la moindre connerie (car tout le monde sait que payer un peu à vie ça rapporte bien plus que de vous vendre un truc complet d’emblée). Ceci est non seulement du foutage de gueule déliberé, mais réduit aussi l’individu à une simple variable temporaire qu’on peut éjecter sans traces de tout un système, vous quoi. Imaginez : un cas d’accident de la vie, un problème d’argent et hop : vous ne payez plus = vous n’avez plus vos données ( = vous n’êtes plus rien !).

Rien que pour ces 2 motifs le Cloud était pour moi une des plus fumantes conneries qu’ait inventé le marketing ces dernières années. Louer des espaces qui n’existent pas… le rêve du monde immobilier, en plus vachard encore. Je persiste aujourd’hui à trouver au Cloud une orientation malsaine bien plus proche des moyens de faire de l’argent facile que de créer des solutions technologiques à quelques rares exceptions prés (calculs à distance, portabilité des médias courants). Pourtant, au-delà du partage de documents pour travailler à plusieurs, le Cloud dévoile aussi de nouvelles facettes aussi intelligentes qu’effrayante.

 

Le Stream Software

Je l’avais aussi hurlé (j’aim bien ;)) avec la validation en ligne obligatoire de Windows XP : on va finir par vous fourguer des logiciels à l’heure plutôt que vous les vendre ! Et nous sommes pile sur cette pente désormais, à l’aube d’une ère où les développeurs, sûrement lassés du piratage (où que leurs éditeurs se gavent toujours autant sur leur dos, comme pour la musique, CQFD ;)) semblent clairement interessés par le stream software. Et là je dis « oui mais… ».

Mais c’est bien beau de nous offrir du bonheur en boite en déclarant qu’on peut désormais bénéficier d’un logiciel toujours dans sa dernière version, surtout si l’on oublis de comparer comme pour Adobe combien coûte l’abonnement de 3 ans à sa Suite CS comparé à la version boite (faites le calcul, c’est aussi amusant que dégoutant). C’est magnifique de nous dire qu’on pourra streamer du jeu avec des images de la mort qui tuent même si notre babasse ne suit pas, sachant que le prix d’un jeu video nous viole l’anus depuis prés de 30 ans à trainer dans les 50-60€ alors que cela devrait faire au moins une décennie que le tarif courant devrait être aligné sur les autres médias (20-30€, CQFD²).

Tout ça, c’est hélas du commerce avant d’être de la technologie. Alors restons entre nous et voyons l’aspect positif de cette sombre usine à fric nommée Cloud.

 

My Own Private Idaho Cloud !

Ouais. Ca on ne vous en parle pas trop. Et pour cause : tuer le marché alors qu’il fait à peine ses premiers pas, ça serait un peu couillon ! Pourtant, notre avenir ottak’ bien à nous il est là : devenir notre propre service de Cloud.

On connait déjà tous les VPNs et autres DnLA qui rendent si facile le partage des fichiers et médias courant entre gens bien éduqués. Mais on peut aussi se créer ses propres services ! Se passer de l’empereur Apple et son iBurne qui nous gonfle en créant son propre Cloud de music ; Cubby est un de ces outils le permettant, mais il en existe d’autres. Pourquoi se faire ch… à utiliser un stockage/cloud payant alors qu’on a bien souvent une babasse qui tourne à la maison ; manque juste le liant.

Imaginer qu’ensuite se développent d’autres outils pour créer son software perso, utile à piloter, charger, éditer tant boulot que périphériques ou domotique est une évidence… nous n’aurons pas besoin longtemps des services Clouds tels qu’ils sont à l’heure actuelle pour nos données ; seuls survivront ceux qui ont du contenu ou service exclusif à fourguer.

De surcroit, rien n’interdit d’imaginer non plus que dans un avenir proche on se stream soi-même ses jeux sur différents périphériques dont l’intérêt sera la portabilité, la qualité audio/vidéo ou bien les 2. Hop, chérie à besoin de l’ordi ; je passe ma partie de jeu sur ma tablette ou directos sur la TV avec un contrôleur adéquat rélié.

De trop nombreux périphériques faisant souvent des taches similaires envahissent notre espace privé. Il est temps d’attribuer une hierarchie à ces outils avec un schéma clairement orienté vers :

– Babasse >> home cinoche >> tablette/smartphone >> autres… ? –

Plus personne ne s’ennuit à connecter un TViX à un téléviseur, un simple cable HDMI suffit à récuperer l’image PC, un smartphone peut servir de télécommande via le WiFi. Je n’ai jamais vu personne non plus inserer directos une SmartCard sur une TV pour matter des photos, l’ordi’ reste essentiel.

 

La Stratosphère au dessus des Nuages…

Une fois de plus l’avancée technologique est détournée pour vous faire payer plus de services que vous n’en avez besoin. Si l’on est honnête, pour un bon Cloud il vous faut surtout la babasse (Home PC) et la liaison (fournisseur). Tout le reste n’est qu’accessoire soumis aux évolutions. Ma conclusion est donc que ce n’est pas à des sociétés externes de faire du Cloud mais à soi-même !

On en reparlera dés que ces enfoirés de marketeux auront réussi à fourguer leur premiers jeux en stream software aussi marquants que Halo… 😉